L A K A N A L -A- L A- B O U L E- D 'O R

THANON-LAKANAL A LA BOULE D'OR ROMAN LYCÉE PENSIONNAT SCEAUX PARIS 1953 "François Montagnon" auteur-photographe Librinova 2016

ROMAN-LAKANAL A LA BOULE D'OR-François Montagnon auteur-Photographe-© 2019 FOM'SEL & Thanon Oδυσσεύς

Vous pouvez vous le procurer ici sur le site de l'Editeur LIBRINOVA

http://www.librinova.com/librairie/francois-montagnon/lakanal-a-la-boule-d-or

Au prix de 4,99 euros en format numérique

"La trace d’un père, de son enfance passée dans un pensionnat de garçons, LAKANAL, à partir de 1953 (Sceaux), nous suivons la vie avec les copains au milieu des dortoirs immenses, naufragés de divorcés, les évènements de 68, les nouvelles idées de Liberté".

FRANÇOIS MONTAGNON এর লেখা Lakanal à la Boule d'Or - ইবুক। আপনার

CAFÉ DE FLORE-28 MAI-2016© 2017 FOM'SEL & Thanon Oδυσσεύς

VERSION NUMÉRIQUE SUR

FNAC : http://recherche.fnac.com/ia4259890/FRANCOIS-MONTAGNON

ITUNES : https://itunes.apple.com/us/author/francois-montagnon/id1104247860?mt=11

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GALLIMARD MONTREAL(DOLLARS) QUÉBEC:http://gallimardmontreal.com/catalogue/livre/lakanal-a-la-boule-d-or-montagnon-francois-9791026205036

DECITRE : http://www.decitre.fr/ebooks/lakanal-a-la-boule-d-or-9791026205036_9791026205036_10.html

ARCHAMBAULT QUÉBEC : http://www.archambault.ca/qmi/jump/product/JLI16834403-fr

 

Ma biographie

Historien d’art formé à l'université Paris-Sorbonne, Auteur-Photographe marcheur-rêveur lunaire depuis l'enfance, François Montagnon s’investit dans les Nouvelles Technologie d'Information et de Communication puis en Didactique du Français Langue Étrangère.

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La langue française est si précieuse qu'il attendra des années de maturité avant de publier à sa façon, pour se préserver du "mainstream" de la réflexion du moment.
Il expose, écrit sur le web, et publie des Photographies et Reportages d’auteur.

 

 

 

Lakanal Collège-Lycée

 

 

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Ailes des Collégiens

lakanal-FM-© 2016 FOM'SEL & Thanon-Oδυσσεύς

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08-Solitude Nostalgique Lakanal-cour-2016 redux

Cour des Lycéens et Prépa- Véto

 

09-Cour-dortoirs des PenscosDans la cour au-dessous des dortoirs de l'internat

 

dortoirs

 

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lakanal 1956-1957-intenet1956-1957

lakanal 1956-1957-internet

classelakanal01 retouche-reduxSeconde-1958-1959

classe-capello-1960 retoucheAnnée de Première-1959 Maître Capellov-Bernard 2e rang en partant du haut de gauche à droite le quatrième aux cotés de Philippe Leclercs.

bernard allemagneCORRESPONDANTREDUXAllemagne correspondants

Lakanal-classe 1959006 retoucheAnnée de Terminale Science-Ex- 1960-1961-au centre-7e 2e rangs de haut en bas, de gche à dte.

bernard equipe foot001 copieEquipe de Football du Lycée Lakanal dans le Parc de Sceaux sous les marronniers

 

lycee-Lakanal-FRISE DU PARLOIR-REDUXFresque du parloir

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Vers le réfectoire accès par le chemin des Internes venant du Dortoir le matin

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Réfectoire et toilettes par la cour extérieure

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NEBRASKA-Bruce Springsteen-Parfois la vie n'y était pas drôle.

 

NOTES LAKANAL

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Fetlesamis

François Montagnon auteur et fils du copain "nanard" et philippe Leclercs ancien Pensco

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Les externes et internes des années 1953.

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Julien fût aussi un ancien élève de ce Collège-Lycée de Garçons seulement, mais en Externe et joueur de poker avec ses ainés comme "nanard" au bridge-Bac 61 contre Bac 65 dans le café d'à côté. Les filles étaient dans le lycée catholique pas loin, il fallait faire le mur pour les rencontrer.

 

 Bourg-La-Reine-Julien Clerc

J'étais chanteur dans un groupe
Qui faisait toutes mes chansons en anglais
On s'est connu un lundi
Après-midi au parc de Sceaux
Dans l'allée tout au bord du Grand Canal
A deux pas de Lakanal

Tu étais encore lycéenne
Chez les soeurs a Bourg-La-Reine
Hauts de Seine
Tu m'as aussitôt reconnu
Moi le chanteur du "Lost Garden"
Sous les grands marronniers
Assis tout seul je chantais aux poissons rouges

Et chaque nuit qui viendra
Et sous les marronniers glacés
Je chanterai seul tout seul
Et lundi après-midi
Pour tous les oiseaux transis
Du parc de Sceaux

 https://www.youtube.com/watch?v=-SpsPH91GSg

 

Un film japonais s'est inspiré du lycée Lakanal Code LYOKO http://www.codelyoko.fr/

L'association des anciens élèves, historique :https://aaaellk.jimdo.com/l-association/l-historique/

 

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20 août 2020

L'île aux Fleurs, Madinina 1976-1979 , "N'ou Pati en la Mawti'nik", Ragtime d'une époque colorée, faisceau de vie d'enfance

VENT DEBOUT !

CD CARRIBEAN 2046 retoucheredux

 

Ile de Nevis, Antilles, A-cling A-cling, 1962

Bernard et dany Martinique1976

Soirée Antilles à la Maison Biguine, Mazurka, Cadence Lypso le son à fond, en général et c'est obligatoire bernard et Dany en piste,  je mets comme apéritif les Grammacks, groupe de Dominique, Woo me de Ba Voi Voi  tube qu'on entend dès notre arrivée à la fin de l'Eté 1976 lorsqu'on pose le pied sur le tarmac en Martinique, l'aérogare est minuscule pourtant des centaines de gens attendent sur la terrasse en faisant des youyous, pour chaque antillais la famille en totalité venait le réceptionner en habit du dimanche avec du "Sent Bon" si particulier senteur savon, à ce moment il y a un avion par jour, de notre coté on avance sur la plateforme surchauffée, et l'on distingue une fois les portiques passées Bernard en chemisette tir-bouchonnée à carreaux-rouges, toujours en avance faisant de grands signes, à cette époque ce n'était pas un voyage si courant, à son habitude inquiet pour nous dans ces moments et impatient à la fois, nerveux, attentif, il avait pris les devant un mois plus tôt pour préparer notre arrivée, il dormait chez Rose doudou aux joues rondes à la sortie de Fort-de-France, la Cité Dillon, dans une des CASES en bord de route, le mari jouait aux dominos, la petite maison était près du nouvel hypermarché rustique où on achetera plus tard en quantité industrielle regroupé en famille qu'on redivisait ensuite, il fallait trouver un logement, nous inscrire à l'école et mille choses, heureusement des amis que l'on connaissait de Paris la famille Caristan, la femme faisait de la danse et du patin à glace avec Dany, nous avaient donné les adresses de leur famille du coté de Grand Rivière ou Morne Rouge, souvenir d'avoir couché dans un cabanon au milieu de la jungle,  tropicale martiniquaise (c'est pas non plus la Guyane), j'avais encore jamais vu autant d'insectes en même temps, offert pour cette nuit là généreusement, la route du retour était longue et dangereuse le soir surtout en saison des pluies, elles étaient trouées et balayées de trombes d'eau qui arrachaient des morceaux, tandis qu'eux dormaient à huit dans un réduit

alice et François belvédère de la Montagne Pelée

Belvédère de la Montagne-pelée vue sur saint-Pierre Mer Caraïbes, arrivée 1976- Route extraordinaire de Grand-Rivière, le Prêcheur, G'and Riviè et Prèch'eu.

, et entre autre M Arrouvel qui nous sauva la mise sans compter, il avait le bras long et était adorable avec sa mère qui montait chercher les cocos sur l'arbre pied-nus à 80 ans à 20 mètres de haut, dans la rue du Petit-Paradis, dans sa forêt personnelle des tropiques, redescendait avec le coutelas et prenait le coupe-coupe et fendait d'un coup sans hésiter la noix et nous la tendait pour qu'on la boive gentiment, elle cherchait des fruits et légumes dans son immenses jardin comme le fruit à pain, l'arbre gigantesque avec ses grandes feuilles, mais on ne savait comment le préparer, un grand coeur de gentillesse, nous laissait des choses sur la table de notre maison discrètement sans un bruit, elle nous apprit à préparer les tablettes cocos, le blanc-manger coco, les jus de Maracoudja, plein d'énergie, enfin on ne savait rien faire quoi !

françois photo de l'école Plateau Fofo 1976

 Ecole PLateau-Fofo, 1976

deguisement pendant carnaval, vila fanfan

Dès la descente donc de l'avion presque vide, un Boeing 747 pour quelques pelés et deux tondus à l'époque, le coup d'chaud et l'on prend en général les Taxicos qui nous mènent où l'on veut, là adresse : 1 Rue du petit Paradis, Villa Fanfan, (véridique) Schoelcher WOïwoïwoï serrés entre des grosses Doudous, musique à fond dans les virages, il s'arrête pour remplir quand même encore un peu plus et faire baisser la note, mais surtout ne part que quand c'est bourré, les routes aux gendarmes couchés, nids de poule, routes défoncés, trouées, mais ça passe, Fo lécé RHOUULé, pa poucé moin, ba moin l'agin woiwoi ayen, bigé la ou goce fèss manman lécé pacé yo toubab blan e lé bagaye z'oreil, pa di moin mizic to fo...la mizic moin, moin fatig entan'd toua kom machin...ça kaï maché toute la jouné en têt, toute moun

Week-end bungalow, nage et pêcheUn dimanche comme les autres, nos week-end aux bungalows de Saint-Luce

piscine hilton, bernard, françois, alicela dure réalité, 1978 Hotel Hilton

famile Rocher du diamand 1976Observons les beautés du monde ! ,  La Selecta https://drive.google.com/file/d/0B4npCHSTEZQLS05DeDRNRGJZcjQ/view?usp=sharing

 A ce moment en 1976, il y avait un Hotel déserté superbe, le "Diamond Rock" avec un immense piano noir à queue ésseulé genre Stenway en plein air sous une terrasse à l'antillaise c'est à dire complètement ouverte, les feuilles balayaient le sol, une petite piscine vide en forme de haricot avec un pont qui passait par dessus, l'endroit était superbe emplie de végétation colorées, Bougainvilliers très anciens et fleurs à foison, et la vue sur le Rocher du Diamand la plus fabuleuse au coucher du soleil, le bar fonctionnait l'endroit était hors norme sans aucun touristes alors. Tandis que Dany travaillait à l'Hotel Méridien, il fallait prendre la pétrolette tous les jours, mais c'était sympa, d'autant que le cadre était pas mal, univers Américain, leurs vacances, nous on pouvait circuler dans ces lieux comme notre maison, chaque recoins des hotels nous étaient connus, cache-cache d'enfer.

Ou si l'on prenait les petits Bus vert qui se postaient autour du cimetière, avec son cornet de cacahuètes pour patienter sous le soleil après nos mercredi d'obligations à Fort de France, la grande ville, il y avait tout en miniature, évidemment le coté ombre se remplissait plus vite, mais selon la direction qu'il prenait après on se trouvait après sous la châleur donc on gérait ces détails, les antillaises y étaient imbattables, on ne partait que bus plein, à son stop approximatif, il fallait hurler même du fond AOuè !, comme on avait remonté tous les strapontins et si on était dans le fond, fallait faire lever tout le monde, le conducteur avait bricolé une rallonge avec des tendeurs pour éviter de se lever pour ouvrir la porte, quoiqu'elle restait souvent ouverte même en roulant, qu'on était bien dans ces petits bus, secoués mais comme dans une sorte de communauté, ça s'interpellait entre le chauffeur et les passagers, tout le monde hurlait en créole "si ou kité ta fam, pani problem, yo t'avail ou nég'ess" ou bien des enguelades dignes de représentations théâtrales délirantes, tout le monde regardait et participait par Oii Oii et des rires, une femme s'accroche à un sac, un autre tente de lui prendre, une autre femme s'interpose crie je ne sais quoi, bref on ne comprend rien mais c'est distrayant en attendant le départ du 101, on grignote ses arachides, ses tamarins caramélisés ou les quénettes (petit fruit proche du litchi), ou bien une granité le choix ne manque pas umh !, Pani problem, bon ça va partir "Cé sérieu la", tout le monde remballait vite fait, strapontins Boing boing, et le petit siège pliant minuscule près du chauffeur celui-ci pour le bon dernier, on se retrouvait face à tout le monde, j'avais toujours peur de l'avoir celui là et ça m'est arrivé parfois, on discutait vivement de ce qu'on venait de voir, c'était mieux que Molière. Je rêvais en regardant la rade des Flamands, la mer d'un bleu changeant, les navires avec leurs voiles gonflées semblaient partirent pour toujours comme dit la chanson "Adieu Madras..héla héla cé pou toujou", les pétrolettes qui allaient et venaient entre Fort-de-France et les Trois-Ilets avaient bon train, et laissaient le fin liseré blanc sillage de la coque dérrière, on imaginait car on savait dessus ce qu'étaient les sensations, lorsque le bus s'élevait dans les hauteurs, on ne s'en lassait jamais de ce paysage d'une beauté singulière la lumière jaune, jolie baie, pas de brûme comme en France, tout était clair, on était dans une capsule verte qui n'était pas là pour lambiner car la conduite était à la mesure de la représentation qu'on venait de voir, les chaos de la route, conduite sportive après la saison des pluies, et insultes en créole, toutes étaient trouées, les bus contournaient ou parfois s'en prenait un dans les roues, une passagère " woiwoi misieur pilot, attention mes fès la". Bref ces petits voyages étaient passionnants, on ramenait nos précieux achats de La Ville avec sa rue Victor Hugo, son Boulevard du Général De-gaulle (très respecté à l'époque, il avait ses fans, la photo dans la cabanon), Rue François Arago, rue de la Liberté, certains quartiers misérables sortes de cabanes de bois toutes petites sur le bord de la rivière Madame, Monsieur mal odorante, donc dans ce car tous sortaient des paquets de papier craft pour les montrer, chaussures, robes, livres scolaires, bandes dessinées (Blek le Rock, Pif gadget), légumes et fruits du marché, poissons, il y avait une petite fierté, un petit orgueil pour chacun de voir si on avait bien acheté, le comparer aux yeux du monde, la mini société de ce car, première étape de la robe devant les invités à la Noyelle, "ça cé bon affè la", un drap, un nouveau boubou, les filles aimaient des tissus dans les cheveux, colliers à trois sous, la moindre des dépenses devenait comme quelque chose de rêvé d'important, prenait des proportions différentes, je ne sais pas expliquer pourquoi, enfin les retours chaud chaud étaient assez joyeux dans ces petits cars sortes de petits jouets cubiques d'un vert pimpant sur fond jaune, il fallait connaitre le chiffre pour savoir le parcours qu'il effectuait, le chauffeur tournait une manivelle qui changeait le numéro, et ils se plaçaient toujours dans le même ordre autour du cimetière à deux pas du Parc Floral (Aimé Césaire) avec ses murets blancs à la chaux, ils se faufilaient dans toutes les ruelles étroites, à la mesure de l'île, (les RER d'aujourd'hui font frémir d'effroi) et la musique du jour repassait en boucle, et s'égrénaient au milieu des chansons comme une rythmique d'une partition musicale à part-entière les "Aouè" en contrepoint tout le long du chemin, les paquets, les sacs cognaient de partout, salut amical au chauffeur heureux de son travail "paslé bonjou Emil la". Le bus allait plus loin jusqu'au quartier Cituon, ou le fameux Quartier Terres-Sainville, Faubourg Thébaudière, sorte de bicoques qui n'avait rien a envié des Favelas de Rio perchées sur ces Monts-Verts, délinquance, drogue et pauvreté régnaient en maitre, ont les voyaient depuis Schoelcher et plateau-Fofo au milieu des arbres ces cabanes accrochées sur des terres qui subissaient des affaissements dangereux à la saison des pluies et ravines, beaucoup d'accidents, les ruelles étaient si étroites qu'il était dangereux de se perdre, pourtant pour un anniversaire d'un camarade, ou autre chose, le pas du être franchit non sans peur, avec une telle réputation et puis être blanc n'arrangeait pas les choses, il fallait raser les mûrs de planches pourries. Il y avait d'autres célébrités à l'Est de Fo de F'anc, la Cité Dillon, le Quartier TSF (Volga Plage), on entendait parlé alors des "Alocasion B'agué", allocation braguette qui était le terme utilisé, pour parler de faire des enfants et d'en obtenir de l'argent à la CAF ça les faisait rire plus qu'autre chose, à cet époque le nombre d'enfants était sans limite et si c'était rémunéré quel bon job.

Terres-Sainville aujourd'hui bétonée, c'était plus impressionnant en 1976, mais comme Terre Sainte c'est pas encore gagné !

terresaivillesPhoto par marieulric.blogspot.com, 2007

 Ce soir là du coté du Carbet près de la piscine Olympique s'il vous plait, pas loin du "Latitude", où nous avons passé de sacrés fichtres de bons de week-end par Zeus piscine-ping-pong-grillades, bref ce soir là vers 21 heures en 1978 au Carbet nous attendions la grande Ophélia herself venant de sa Dominique, très misérable à ce moment, voisine de la Martinique, une star de l'époque, dans une chaude chaude atmosphère antilllaise tropicale Biguine mêlée d'un reggae, comment ne pas Bigé et pas Pléré...Tout remonte comme la vague de l'enfance.

45T ophelia copie

 Gloria son tube Biguine dansant

  Comment resister au rythme, bernard ne pouvait pas plus d'une ou deux secondes

 Nous ça dansé

Ai Dominique

Harry Belafonte Jamaica Farewell

sur la coccinelle rue du petit Paradis, schoelcher1977 Villa Fanfan, 1 rue du Petit Paradis, la chanson de schoelcher que l'on entonnait par coeur :

La montagne est verte, Schoelcher chéri
la montagne est verte
Schoelcher ka brillé
comme une étoile à l'Orient
Grâce, à grâce à Schoelcher,
ki poté ban nou labolision de lesklavaj
Grâce, à grâce à Schoelcher,
ki poté ban nou la liberté ki si chè en nou
Grâce, à grâce à Schoelcher,
Ki mandé pou nou labolision dè lesklavaj
Royoyoyo...
Royoyoyo...
Olé Angélina, joli bateau
Angélina joli bateau
Beau bâtiment qui est dans rade la
Angélina a remporté la victoire 

dany montagne pelée, marche jusqu'au cratère1977, Montagne Pelée

Et puis le lendemain pour se remettre, un peu de voilier, sortie en "Requin" -tout en bois, sloop extraordinaire et très rapide, racé, mon école de voile à quille longue, j'y ai appris à naviguer, certains c'est l'Optimiste en Bretagne moi c'est le Requin en Martinique, fabriqué en Finlande en 1930 pour les lacs !- allons vers nos plages préférée par la voile -oui parce qu'il y avait les plages accessibles en voilier uniquement, genre Anse Dufour et les autres où il était préférable d'y aller en Coccinnelle en traversant la Martinique, on se tâtait-, l'Anse à l'âne, l'Anse Mitan, Grande-Anse, les Anses d'Arlets, l'Anse Céron, pour Sainte-Anne on contournait le rocher du Diamand avec de forts courants, Sainte-Lucie, l'Anse Dufour, on avait le temps, on y croiserait forcement le baroque Kon-tiki restaurant voguant, ou plutôt paillotte rectangulaire avec joueurs de SteelBand -on en avait un petit à la maison, on peut  même jouer du classique https://drive.google.com/file/d/0B4npCHSTEZQLS2t3SEp5VW1OM0k/view?usp=sharing - ou bien le Voilier quatre mats Club Méditerrannée monstre à touristes, les divers pétrolettes faisant les navettes pour quelques francs, l'essentiel était à l'intérieur la glacière bien pleine de glace pilée, de boissons, remplie au vol, sur la Baie des Flamands sur le port, en face de l'Abri-Côtier et la Savane -restaurant en bois et feuilles de cocotiers sur la mer dans la brise, a l'époque la tortue y était proposée au menu, sorte de steak verdâtre- avec des énormes machines qui broyait des cubes de glace, quelquefois on prenait le plus "petit cube" si on n'avait pas le temps. La rivière insalubre qu'on enjambait, rivière Monsieur ou Madame à la Pointe Simon, boum le gendarme couché qui tapait sur les pots d'échappements doubles de la voiture qu'on n'a jamais cessé de réparer, sa faiblesse une garde au sol  trop basse pour les routes pourries de là-bas, après une descente sur Fort-de-France depuis Schoelcher du quartier des Poiriers, passer le quartier Saint-Catherine, le grand Lycée (couvent) Cluny  Privé de filles (Ségo même époque) en face de l'Ecole Pointes-des-Nègres, par les virages, avec notre Coccinelle blanche pétaradante, on nous entendait de loin un peu comme une vieille voiture de sport, petite mais efficace avec sa petite trappe du toit ouverte pour l'air, appelé "toit ouvrant",  assis sur une fesse sur les sièges en skaï noirs trop bouillant, le volant aussi, bernard conduisait déjà à l'antillaise sans peur, un style particulier on force un peu son passage -lorsqu'il traversait en bus vert, serré comme des sardines, les quartiers "cho y cho bagaye la chaud bagaye la chaud" Trenelle de l'époque école de durs pour Volga Plage avec madame Donini ou madame Gastaud quand on n'avait pas encore de voiture, il lui fallait traverser tout Fort-de-France dans la chaleur et embouteillages- on passe l'Ecole Normale perchée dans le virage puis plonger vers le port, le quartier Texaco sur la gauche -on y avait été avec Claude voir un collègue de l'EDF qui vivait avec une Haïtiennne, Claude prétendait qu'il avait été Marabouté, en effet le pauvre Touba blanc comme un linge, maigre comme un clou, vivait sous la coupe de cette femme très forte le verbe haut elle affirmait sa nationnalité de Haïti, très belle mais super dangereuse, il y en avait beaucoup de situations comme celle-ci-  puis on longeait la baie des Flamands (je n'y jamais vu de ces oiseaux) sur le Boulevard Alfassa, on voyait dans le fond entre les végétation foisonnante de la Savane (place centrale), Filaos, Flamboyants, Tamariniers, Bougainvilliers, Cocotiers, la Baroque Bibliothèque Victor Schoelcher superbe architecture Art-Déco avec son arbre du Voyageur, Palmier en éventail, devant elle, au-delà ça remontait sur Saint-Didier, on pouvait de partout observer la mer et au loin les Trois-Ilets, son golf (vraiment très clair et bleuté celui-ci) oui et son golf vert 18 trous en bord de mer qu'on longeait en voiture, une merveille, Bernard y a eu sa première Inititiation avec un grand Golfeur, on y allait souvent pour sa plage et le surtout l'hotel du Bakoua, en pétrolette la plus grande était bleue et blanche, gros bateau cubique à deux étages, à deux quilles catamaran, les enfants plongeaient entre les quilles pour chercher de l'argent que les touristes rares sur le ponton de la jetée leur lançait dans l'eau, malgré les moteurs inquiétants qui tournaient impressionants, le bruit et l'odeur de mazout, il devait faire une sorte de demi tour pour partir dans l'autre sens en approchant la mini plagette, les cailles, heureusement les fonds étaient suffisants, les sourires éclatants des petits Martiniquais un peut misérable, vivaient dans le Quartier Texaco où le Fort-de-France un peu coupe-gorge le soir, avec leurs shorts délavés faisant office de maillot, les plus petites pétrolettes rasent sur l'eau et bondées partaient pour les plages de Grande Anse, Anse d'Arlets, Anse Dufour, Saint-Anne, le Bakoua était sympa comme dans une caricature des tropiques avec des paillottes de filaos cloués à même le cocotier, des sièges pour s'allonger sur un sable jaune importé de l'autre coté de l'île des Salines ou Cap Ferré et son sable blanc, celui de Saint-Pierre tranchait noir volcanique, les fonds y étaient pourtant les plus beaux, l'eau limpide mais froide et sa vaisselle fondue, liée à l'explosion de 1902 (Louis-Auguste Cyparis, prisonnier sauvé par son cachot en sous-sol, survivant comme le cordonnier Léon Compère-Léandre Saint-Pierre, une chanson lui est dédié) que l'on trouvait par kilo et que l'on collectionnait quand même, elles étaient si belles lorsqu'on les voyait au masque colorées de rouge et bleu entre les poissons, les raies et l'épave, mais qui nevalait pas la plage blanche du Cap ferré... je m'égare donc on prenait le petit virage sur le Fort Saint-Louis près des cargos géants et centre de carénage, le petit club nautique sur la droite, après une traversée de quelques heures uniquement à la voile et des réglages en finesse, on arrive doucement sans moteur, avec le foc seul "oui misié", comme des pros, le public de connaisseurs raffinés admirent un mouillage parfait même mieux, épatés, c'est Claude le capitaine et son Requin, très important le style en voile tropicale, plouf la petite ancre symbolique, on peut tirer le bateau d'une main debout dans l'eau, vérification de la mince dérive, calme plat, on passe les victuailles sur une très légère annexe d'enfant, contenant la Bière Lorraine et Le Jus de "Avec Madeva Tout Va" entreprise d'Arnaud Dorenal avec sa grosse voiture américaine décapotable bleue superbe vers le Vauclin son île, le sigle est de Bernard bien qu'il ne buvait pas trop de jus de fruit, pour aterrir sur le sable brûlant, à la bonne heure juste le temps d'aller prendre un rafraichissement dans le bar-pailotte d'une grosse doudou souriante en boubou, abritée du soleil, sorte de cabane posée à même la plage avec des jolies tables très simples et patinées, les bouteilles de rhum et le niveau au feutre, elles ouvraient une sorte de ventaux de bois qui faisait office de fenêtre, un réfrigérateur était branché, on voyait courir le fil sur le sable qui rejoignait le poteau placé dans la rue, parfois on y mangeait le Blaff d'Oursin blanc sorte de purée avec l'oeuf de l'oursin frais (moi j'aimais pas ça), où on mange enfin notre poulet grillé sur la plage, puis la baignade, admirer les fonds avec le masque, palmes, et sentir l'Alizé chaud, Fo Léssé Youlé. Tout était doux sans violence, le temps passait comme un liquide tiède sans peurs du lendemain, le jour était beau, on ne pouvait rien demander de plus, le sourire ne se déparait jamais ou presque de nos visages. Notre premier cadeau de "la noyelle" a été un masque, des palmes et un Tuba, le nécessaire de vie de rigueur sous le sapin en Plastique et le Filao qui faisait office, quand j'y pense à ce premier Noël très étrange de se retrouver à la plus belle saison de l'année là-bas en maillot de bain au mois de décembre par 30 à 35C°, je vous jure que l'on s'y habitue très vite, on a mis des chants de Noël, les Martiniquais vont à l'Eglise à minuit habillé de blanc maculé, c'est une vrai fête, cette année là on avait du invité nos premiers amis et voisins antillais. Je me souviens de notre arrivée, il fait nuit à 18h30, la pluie du soir, les grenouilles et les grillons-cricket qui font leur musique pile à l'heure chaque jour, Quelle bande son mes amis !,  on découvre héberlués un paysage nouveau et une châleur tropicale avec l'humidité dans l'air, on arrive devant la Villa rue du Petit Paradis, conduit par Monsieur Arrouvel et sa grande voiture break beige impeccable - A l'époque garder une voiture neuve est une gageure, le sel finit par bouffer, d'abord par le bas de caisse qui rouille n'importe laquelle et comme les pièces détachées venaient par Cargo de France, après la commande qui mettait un à deux mois-, on entre et dès notre arrivée Bernard nous ouvre une boite de conserve sortie du frigidaire, se réjouissant d'avance déjà de voir notre tête en buvant la première gorgée, comme  lui un mois auparavant, il essayait tout les jus de fruits et nous sert notre premier jus, c'était de la Goyave, le choc des papilles, c'est pourquoi depuis plus rien n'atteint cette saveur de fruits tropicaux, c'était un peu le début de l'histoire, la première page s'ouvrait à ce moment dans un univers qui modifiait les repères et entrainait ainsi la curiosité vers d'autres goûts, d'autres visages, d'autres senteurs. Ce n'était pas un petit dépaysement comme on dit, on allait vivre différemment du matin au soir et avec plaisir bien que l'école ne fût pas une mince affaire, on se sent un peut seul durant un temps, et j'avais du mal à quitter Danielle, l'école était à deux pas, mignonne comme tout, une école de Babar toute jaune avec vue de la classe sur les monts verts, les bananiers, les senteurs de fleurs et de fruits entraient dans la classe sans fenêtres, la grande nature avec ses fruits à Pains et Flamboyants qui devenaient d'un rouge d'une densité si forte, au loin on apercevait par temps clair la Montagne Pelée, mais j'étais tombé sur une enseignante blanche de métropole sadique et à moitié folle du nom de madame Bare, on avait droit à se faire taper à la règle sur le bout des doigts (pas trop pour moi j'étais bon élève), elle me faisait peur celle-là, bernard et dany l'ont rencontré en boite de nuit dans un sale état de drépavation, je la revois toute maigre et les yeux méchants, j'y pense elle devait être complètement sortie d'hopital Psychiatrique, il y en avait un en Martinique et bondé du nom de Colson au centre de l'île, elle était atteinte comme beaucoup de blancs-métro qui tombaient dans une désillusion, dépression des tropiques surtout les femmes, elles tombaient amoureuses d'Antillais et se faisaient larguer comme tout bon Martiniquais fissa, et c'était insuportable, elles s'accrochaient, lui passait à une autre, parfois il y avait un enfant, elle rentrait en métropole dans sa famille. D'autres perduraient et devenaient folles ou fortement atteintes du mal des tropiques, valait mieux rentrer avant que celà ne se gâte.

ECOLE plateau FOFO, 2003

 En 2003 lors d'une sorte de pélerinage nostalgique, l'Ecole PLateau-Fofo

On entrait par derrière lorsque l'on habitait Petit Paradis, celle qu'on voit c'est plutôt la classe d'Alice les grands, mais cette entrée-ci pour aller, après déménagement, dans notre autre quartier des poiriers 1,5 km à pieds dans la nature par un petit chemin, en passant par la boutique de bonbon et tout'chos un peu après, Mistral gagnants encore présents, les Martiniquais achetaient pour dix heures du matin, ou avaient dans leur sac, de gros pains carrés un peu brioché, découpé avec de la margarine genre Un cm d'épaisseur et une côtelette ou je ne sais quelle friture, nous avec notre petit biscuit, il faisait si chaud aussi qu'on avait pas trop d'appétit à cette heure-ci, mais je crois qu'après on a pris l'habitude de manger.

Bref à cette fameuse rentrée 1976, déjà en retard, car étions allé acheter un livret scolaire au diable vauvert à Fort-de-France dans la rue Victor Hugo, il n'y avait qu'une papeterie et librairie, ou je ne sais plus, peut-être que l'on ne nous a pas appelé dans la cour, le cauchemar de tout élève, je n'arrivais pas à écrire mon nom sur une feuille, je tremblais comme elle, les autres enfants étaient gentils pourtant mais l'ambiance était inquiétante, il y avait bien une petite blonde mais je ne me souviens pas qu'elle m'aida dans cette solidarité. Aujourd'hui on est habitué, mais à l'époque débarquer dans une école avec trois, quatre blanc métro  max, on est surpris, d'autant que vous étiez observé de loin par les fillettes et les garçons parlaient en créoles ça n'aidait pas, surtout que j'étais d'une timidité clinique, j'avais de grande oreilles idéal pour m'appeler Z'oreil la, bon ils n'ont jamais été méchants je dois dire, mais blond c'était la marque du métro. Mais au final cette classe était gentille.

Alice était dans la même école en CM1, une fois elle s'est plainte à maman d'un garçon qui "l'embêtait" à la sortie chaque fois de l'école (genre trois ans de retard), elle vint voir la directrice qui demande à ma soeur c'est qui celui qui t'embête ?

elle montre timidement du doigt le grand échalas, la directrice l'appelle en Créole d'une voix forte "Véné Ici ti suit La", ma mère n'avait pas vu qu'elle avait une sorte de bâton à la main, un peu gênée, euh non, la directrice prit le garçon par le bras et le frappa de plusieurs coups très violents dans le dos en lui hurlant en créole des douceurs comme "ti touch enco blanche là, moi yo tué toua démin, ta mè va pléré, pa bon ga'çon", devant tous les autres enfants qui regardaient dans la cour de récréation pour montrer l'exemple, ils en avaient vus d'autres, Dany était choquée, elle ne voulait pas ça, juste discuter. Sur d'elle cette directrice Martiniquaise dû lui dire en créole  "les Sal Neg fo Tapé têt com ça sinon Pani comp'ende ayien", aucun autre enseignant n'aurait rien eut à dire, ni et encore moins les parents concernés, en effet Alice a été tranquille après ça. Mais elle rentrèrent tout de même bouleversées.

Marin' Bar, Manset

bernard, michel bredon, françois quotidienLa bière lorraine à la main que demande le peuple !

Il y avait ces jours de régate et lorsque l'on passait plus vite, rasant les cailles sur la Pointe Simon avant l'Anse Dufour, le capitaine claude Chétrit hurlait "Lâche ton frein a main" au pauvre navire plus lent parce que plus gros et chargé de luxe indécent, incroyable une cuisine, toilettes, douches et plusieurs cabines doubles, ils faisaient 15 ou 20 mètres, des Swans superbes avec pont de teck parfaitement plat et lisse, des mâts interminables très voilés, des oeuvres d'art suédoises hors de prix, des deux mats, des goélettes de 20 à 30 mètres, de voyageurs richissimes au long cours qui faisaient le tour du monde complet pour s'occuper plusieurs années, en maillot de bain et peau rosé avec famille, parfois prenaient un avion au cours d'une escale plus longue, plus confortable, laisser le bateau pour traiter une affaire à Miami ou New-York et retour sur le bateau. Les premières planches à voiles un peu lourdes s'aventuraient et les touristes se faisaient attirer par le courant vers le large, des frimeurs de métropole bien bling bling et pathétiques, on les prévenait mais non ils savaient déjà tout, qui au final devaient être secourus par des zodiacs sur-motorisés pour aller en pleine mer, ils dérivaient comme des malheureux au milieu de la mer haute, voile dans l'eau évidemment, ça roulait des épaules, ça se croyait supérieur pire que les Antillais, des petits-blancs assez nouveaux riches, avec leur sale mentalité de colon et éternelle du Français qui est chez lui partout en ce monde, sans trop de respect pour les locaux, ça bronzait en monokini minimum sur les plages en plein cagnard, la plus mauvaise saison, ils se prenaient des coups de soleils insensés, rose comme des cochons ces américains (insensés, nous on se cachait du soleil mais on avait la peau bronzée en permanence, surtout Dany), on les voyait débarquant ridicules de l'avion, shorts à fleurs croyant être à Tahiti avec les vahinés à l'arrivée qui vous offraient un collier de fleurs, souriant de leurs plus belles dents nacrées, aux aromes d'huile de Monoï sur une poitrine généreuse et nue, que neni, ça se voit qu'ils ne connaissaient pas le caractère des Antillaises faut aimer, c'est pour amateur de changement d'humeur en une fraction de seconde sur le visage on le décellait et se méfiait de ce qui allait sortir de la bouche, il fallait y jouer de la diplomatie vanter leur beauté physique avec un trait d'humour ça marchait, on récupérait ce qui allait partir en désastre. On ne savait jamais sur quel pied danser, "fallait se les farcir" aurait dit Bernard, bon se sont de sacrées danseuses y a rien à dire, elles dominent le sujet et les rythmes qui s'immiscent à l'intérieur de leurs corps, elles bougent avec chaque parcelle de cellule vivante avec joie et plaisir sincérité, elles n'acceptent pas trop les mauvais danseurs, donc les blancs étaient au plus mal dans leur regard comme handicapés d'une jambe ou d'un bras pareil, des corps musclés et souples de vrai lianes, jeunes.

Ecole Volga Plage bernard classe CPClasse 1976 avec son inéffable grande chemise à carreaux rouge, Volga-Plage ou Trénelle, Fort-De-France

Elles savaient aussi subtiles vous laisser poireauter une demi heure au café  "L'Impératrice"  style colonial, superbe café, les jus étaient délicieux la perfection jamais retrouvée et frais, avec fan à hélice en bois qui tournait lentement sur le plafond, en général un rituel le mercredi, avec nos Rahan, Canard-enchainé, France-Antilles Tintin, Spirou, sur la table chacun feuilletait quelque chose, décoré  de faience blanche assez chic, très propre, c'était le plus soigné de Fort-de-France, mais Joséphine de Beauharnais était la serveuse ou quoi !, tandis que tous les Antillais étaient servis, même ceux venus après vous, ou même quand il n'y avait pas un chat si vous aviez l'outrecuidance de l'appeler pendant qu'elle discutait avec une amie sur le trottoir, elle vous traitait de Toubab montait sur ses grands chevaux en fronçant le front les yeux colériques, que de haine et parlant fort volontairement en créole aux autres clients comme si vous l'aviez insulté, ils prenaient leur revanche et avaient plaisir à nous humilier parfois sans raison, mais mon père de gauche premier défenseur de toutes les valeurs d'égalité de justice et vrai socialiste, eux inculltes en politique ne savaient pas repérer la différence, un toubab c'est un blanc point, un Z'oreil un colon quoi, ils ne sentaient pas le moment ou ils devaient respecter une personne, la limite, le verbe haut menton levé ça souvent, se taire non jamais, parce qu'il était "Blin" c'était râpé, traiter mon père, cet être extraordinaire comme leur bonne, ça leur semblait jouissif mais Bernard philosophe n'en a jamais souffert, ni nous d'ailleurs, ça, ils nous ont bien fait I'golé après coup de leurs humeurs subites, susceptibles, irrascibles à l'extrême, toujours ce même refrain un peu partout dans l'administration, on devait procéder par la force brutale, y'avait pas d'autres solutions, notre ami M arrouvel un Béké, prenait son téléphone et tout s'arrangeait dans la journée, il enguelait toute l'administration visée en créole obligatoire et très brutalement et le pire c'est que ça fonctionnait comme ça en les traitant de tous les noms d'oiseaux...du paradis et de mémoire imparfaite, bien entendu la langue de bois y est proscrite, et ce n'était pas la chappe de silence coupable qu'on subit grace aux médias d'aujourd'hui, dans la parole ça se disait avec la voix haute et forte, les yeux dans les yeux et rouge de colère de préférence pour impressionner faire son coq (je ne suis pas expert, sensibilité passez votre tour) " Saoufé médam aujodui ou va fé chiè moin pa lontan, sal nég'èss ou bigé gos fèss fonctionè la, lécé toubab montagnon trinquil ou taité les com chien é famil toute bagaye là blain, rempli bon papié, i ou fè ça moin démand' mintn'an, si moin apèl chèf la, ou ka alé pointé chomaje, pani t'avail, pani agin, alo ou ka pléré, pani mingé pou bagaye, la misè, ou pa vini chéché moin ça va fé mal, Pa di Papa Bon dyé Fot la", on lui demandait de traduire, c'était un homme d'une extrême courtoisie, grand raffinement très bien éduqué dans de bonnes écoles, il nous disait avec délicatesse, je leur est simplement expliqué ce qu'ils avaient à faire on va s'arranger, attendez dit il très doucement je glisse encore quelques mots pour préciser, reprenait une voix déterminée " Fam la ou bin compi, yo ka pa pacé démin pou tapé ou têt la", j'ai ajouté des recommandations, venez je vous ramène", un truc qui aurait pu s'enliser des mois entiers, sans résultats c'est certain, comme pour la banque BDAF banque des antilles françaises cela a été le même topo il est venu sur place démêler l'affaire avec le Directeur de la Banque (qu'il connaissait) pour débloquer notre ordre de virement entre Paris et Martinique, pour que la paie de Bernard fasse le chemin ( Acronyme Bernard-Dany-Alice-François c'est bernard évidemment qui l'a trouvé et par Ordre de l'age encore sa magie des lettres et des chiffres), aussi pour changer d'école, on était à la lisière Fort-de-France/Schoelcher, la maison à Schoelcher mais l'école la plus près était à Fort-de-France, Pointe des Nègres, aussi pour la sécurité sociale, ils faisaient un excès de zèle pour nous et si Dany y allait toute seule c'était la catastrophe, et dans les queues on se faisait passer devant, si on ne disait rien en créôle, ce qui était le cas, ça continuait.

Gilbert Laffaille, Dents d'ivoire et peau d'ébène (Bernard adorait ce morceau)

Pourtant leur vrai complexe restait le débat sur la couleur de peau, chabin, le degrés de métissage âpre discussion, il y en a un annuaire de variantes, mais alors plus on était clair mieux c'était, mais " Woïwoï...pa blain a fo pa wouévé color mor la, you voulwa tié moin ou kwa", quel beau métis on entendais (en soi cette définition raciale reste choquante contre-productive) plein de contradictions de maux jamais digérés, un traumatisme d'humiliation ancienne qui n'est pas passé, en travers de la gorge à cette époque en 1976, qui avaient pour racine la colonisation et l'esclavage des Français (Ils les amenaient forcés d'Afrique, les indiens sont venus volontairement, tandis que les Arawak amérindiens, les vrais autochtones étaient décimés par les maladies des occupants des bateaux), qui établissaient eux-même une hiérarchie sociale en fonction du niveau de la pigmentation la teinte du noir au café au lait et les cheveux lisses et longs avaient meilleurs presse en vérité. Pour mieux comprendre "Paroles d'Esclavage-"https://www.youtube.com/watch?v=uFMyhIjvnnA

Enfin leurs petits (arrières?) enfants semblent prendre leur revanche sur la cible privilégié à Paris, les blanches de préférence blondes, le trophée à mettre sur son téléphone et si les yeux sont bleus c'est le Jackpot, au pire ils exigent de leur compagne de se teindre mais faut au moins qu'elle ait un beau cul sinon passe ton chemin, c'est cet aspect malsain qui me gêne, comme si ce devait être une compétition entre eux, contre eux plutôt, un ami Bernard militant Nationaliste Indépendantiste de Guadeloupe des durs de durs intellos, lui dit texto "vous nous avez emmerdé pendant trois-cents ans avec votre colonisation (1670), on va faire pareil, donc revanche par le lit à l'antillaise, celà me fait un peu mal d'en parler comme ça crûment mais les jeunes semblent avoir perdu leurs racines à Paris, une infidélité à ce qu'ils sont et d'où ils viennent et je n'y vois plus l'âme antillaise. Un ancien vieux sage Martiniquais avec son panana, devant son verre et son litre personnel de rhum 70°C pour la journée et sa partie de dominos, claquant de la main sur la table à chaque coup le domino, il dirait plus simplement, "Ou pé kougné i f'oté d'anse a sondé ak tout fam blin ou rès Pov' Nèg'" .

Bernard était évidemment inscrit au club de Tennis de Table au club de la Batelière, Cité Ozanam, le soir bâtiment de béton en plein air au bord de mer, sorte de grand espace ouvert sur la mer Caraïbes, au second étage, aux bruits de vaguelettes, les femmes apportaient des boudins créoles et des accras bien pimentés impec pour le sport. Le niveau était bon, et il trouva des amis à cet endroit aussi, Montabor son adversaire coriace au club, il y avait des photos de lui régulièrement dans le journal France-Antilles relatant les scores et les exploits. Il transpirait à fond tandis que les Martiniquais frais comme des gardons pouvaient jouer par 30°C ou 35°C tranquillement sans éprouver de gêne, alors il buvait par litre entier, eau, pepsi-cola, Sodas locaux, la bière était proscrite quand même pour rester lucide, donc la Lorraine c'était à la fin de la soirée de matchs, il avait fait acheter encore une fois de vrais tables de tennis de tables pour les compétitions.

Moi aussi je faisais du Judo à coté près de la cité Batelière dans la petite ruelle, parait-il j’étais naturellement très doué, c’est le prof qui le disait, je faisais tomber les plus lourds et sans effort ce qui est le principe à la lettre de ce sport, utiliser la force de l’adversaire, et bien j’avais tout compris intuitivement, le seul problème c’est que je détestais le contact de ce gros tas et de se faire tirer les vêtements dans tous les sens, une horreur on avait l’impression de se faire déshabiller, va t-il me lâcher celui-la, jamais, comme je voulais m'en débarrasser, je le faisais vite de préférence et tous ces gens assis en carré qui vous scrutaient les fesses pendant le combat, parce qu’on ne voit que des bras des visages tordus et rouges, vraiment dégradant, j’aimais le moment salue on devait dire quelque chose comme « merci » en japonais dans les règles de l’art, et puis on répétait les premières figures en Japonais, GonG de fin enfin, mais ma tenue superbe et lourde était fantastiquement blanche comme la ceinture qui le restera.…dans le placard avec la forte odeur de Coton particulier qui définit ce genre de tenue martial. Danielle était désespérée, tu es bon le prof le dit, tu as une belle tenue alors… euhh Bof. Ce contact direct c’était un peu comme essayer de tenir un chat ou un oiseau, l’un griffe, l’autre ne bougeant plus attendant le moment pile pour s’envoler et se sauver des mains griffus du ravisseur, je me sentais prisonnier de quelqu’un de ses bras insupportable, je voulais vite m’enfuir.
Pour en revenir au Tennis de table, il ne jouait que rarement sur les tables lambdas et jamais avec une raquette Pico, les effets étaient nuls. Mais bon à quatre il ne dédaignait pas de jouer pour l'amusement et gagner bien entendu, comme chez Arnaud Dorenal sur son pic avec panorama 180° sur la mer au coucher du soleil, on contemplait en silence.

"-Dany là franchement tu aurais pu l'avoir en bougeant plus vite et anticipe mon vieux anticipe

-Bernard commence pas, je fais ce que je peux, tu ne te pousse pas aussi, tu me laisse que les balles que tu ne peux rattraper, les plus durs c'est pour bibi et tu m'engueules

-c'est bon, ça va, de toute façon je sers on va leur mettre une fessée aux deux jeunes Arnaud et Annie

-Après je me mets avec Annie et on va vous battre au PONG (premier jeu de tennis vidéo)

-T'as raison Dany ce sont des matchos (Annie)

-Bèèrnaa joué la baal a, yo lé pouéparé  poulé cituoonn  soosse Aano là cé sèiieu pa igolé moin (arnaud)"

Yé Gris ! Yé gras ! Mistigri Mistigra

Ti-Milo                                                  

Mi lago

Mi moin mi ou

Billot

Martin peche

Yo le Ou touni en tet

Bidon Dachine

 Il faut un peut de courage au début pour s'imprégner mais ça vaut le coup !

Eugène Mona est un chantre de cette voie là, on est loin de "Adieu Foulards, Adieu Madras" de Loulou Boislaville bien que sympathique, c'est un peu le louis-ferdinand Destouche Martiniquais dérangeant, anti-blanc ouvertement, avec arguments historiques, Chaman extatique impressionnant compositeur, chant(r)eur défenseur d'une culture afro-antillaise, très roots il parle des origines au tréfond des entrailles de chacun avec violence, au caractère trempé dans la pierre de sang de la culture vaudou, une force de la nature peu commune, une énergie infinie, la rage d’une lutte, héritage de révolté né des douleurs et des oppressions blanches coloniales, LE POETE. Ses disques sont des icônes, sans doute le plus grand créateur avant longtemps, autant par la simplicité de ses mélodies musicale que la force poétique, sa voix forte et pesée nous prend par la main dans les anciennes traditions, noyau dur de la musique Caraïbes, son jeu est fin implacable, incopiable. Il joue de sa flûte magique comme un os entre les dents d'un pit bull, habité par le monde des ombres dans la nature vierge animiste, indépendante à l’homme, complémentaire et sincère de la Martinique. Sa musique racle et résonne entre chaque feuille, fait taire les grillons quelques instants de torpeur, le silence soudain pour reprendre encore plus fort, odeur des terres chargées d'humidités de langueurs tropicales du soir au moment de la pluie souveraine qui rafraîchit et conclue la journée du "pauv'neg" dans sa case fourbu, la langue créole jaillit d'un jet évident émouvant, bouleversant. Sa musique dérange, choque tant elle est libre indomptable, tigre ou serpent, c'est le combat constant de la mangouste et du trigocéphale, ne pas trop s'approcher sans se brûler à la douleur, dans la nuit démons et anges s'approchent des ombres oubliées. Il vit aujourd'ui au Panthéon des grands créateurs qui ont revisité la langue, les rythmes. Toute la force de la Martinique y est contenue enracinée, chevillée d'une seule pièce, matrice unique d'un génie authentique qui nous a laissé une oeuvre qu'il faudra écouter et réécouter sans en faire jamais totalement le tour. Et puis il parle de nous de la difficulté d'exister et des multiples chemins bon ou mauvais, la spiritualité, sans juger, hommage à la vie ce "Patrick Dewaere noir" nous destabilise mais rassure par l'amour qu'il porte au monde, la sève chaude coule, dans un rut et un élan de tempête radicale et salutaire, qui se lit au-travers de chaque mot chaque note qu'il créée. Dans sa vision il nous emporte dans sa magie tel un cyclône sur les mensonges assassins, sorte de Nef de Fous venu d'un songe, un miroir qu'il nous tend, le bruit des chaînes et des entraves, le martyr et les luttes à jamais inscrites sur son corps et dans sa musique lancinante, qui palpite constamment, rythmique lourde, sinistre, comme une histoire à rebours dans sa mémoire précise de chaque fait chaque geste chaque malheur qu'il a retenu pour demander justice, il revient nous parler. Eugène MONA interpelle l'âme sombre de tant de coups reçus, qu'il repousse non par vengeance mais pour honorer quelque ancêtre méprisé ou humilié dans ses tripes. En recherche vertigineuse il descend au fond de lui même, et regravit à nouveau montre son coeur sans doute blessé sur la table blanche d'un chirurgien donné en pâture. L’animal marche dans sa jungle de mots griffes rentrées, silencieux ronronnant au fond de s’y faire enfermer.
Il est un socle irréductible à jamais inscrit dans la littérature musicale créole, le plus grand l'ai-je dit ? La chance de ceux qui ont pu le voir en chair et en os. Il est temps de le voir installé près des Rimbaud, des Villon, des Léo Ferré de service dans le patrimoine historique Français par respect et compréhension ultime de la créolité et ses ramifications à l'Afrique, l'Inde. Sa route est une source en contact des origines, de quelle origine parle t-il, une partie du mystère indéchiffrable est contenu dans la musique de ses mots, essence même de liberté, ses envolées impressionnantes, et pulsions spontanées. Il nous laisse un manuscrit dont la langue est parfois inconnue secrète, et c’est ce potentiel qui nous envahit, nous hypnotise, comme la toile de la charmeuse de serpent du Douanier Rousseau né au Vauclin qui a fait preuve de courage poétique et de libre paroles, En fait Eugène MONA c'est l'énergie de l'eruption d'une montagne Pelée, torrent de cailloux, destruction et reconstruction de la langue, de l'histoire, une chimie insaisissable.

MONA_POCHETTE_FLUTE

 Revenons au Requin voilier fabuleux, créateur de rêves infinis, un outil pour les esthètes de la mer, qui fendait les lames parfois, on touchait quelques oursins noirs, certes les épines sont longues, pour gagner quelques minutes, seul un autre Requin était à même d'aller plus vite, nous on servait de balast dans le fond de cale en cas de nécessité et elle était très petite une cave-cale au milieu des sacs de voiles humides, bons amortisseurs, mais très utile pour remporter la victoire autour d'une bouteille de Rhum évidemment "La Mauny" et citron vert, sucre de canne de préférence pour les grands car 65 C° à 70 C° la spéciale pas pour les touristes à 50 C° nous c'était jus de Papaye, Prune de Cythère, Maracoudja (passion), Orange antillaise, Mangue, Tamarin, Corossol, Ananas, Coco, Citron, Pomme d'eau, Cerise des antilles, Quénettes, Bananes mais alors plein de sortes et un goût toutes petites tinain...celle qu'on mange en métropole était tout juste pour les cochons, ou cuit en légume, ce jus allait avec des glaçons, ou bien de la glace pilée et du sirop (Granités), de la glace antillaise au coco et vanille d'une souplesse et un arôme à tomber, muscade, cannelle venue d'Inde comme les Madras (tissus à carreaux traditionnels). Il y avait les croisières luxueuses un Beaufort 18 vers Sainte-Lucie et les colonies de vacances...de mon souvenir nous n’étions que Alice et Moi dans l’avion qui se posa à Pointe-à-Pitre en Guadeloupe pour un mois avec notre petite valise, un ou deux métros dont je ne me souviens pas, un mini bus a dû nous chercher et nous sommes arrivé un peu en retard du coté de Basse-Terre vers Saint-François-Les moules-Saint Anne dans la colonie, avec ses plages magnifiques de sable blancs  au milieu d’une grande nature assez vierge à l’époque, on dormait dans une école à cinquante par dortoir, qui séparait les filles des garçons, avec douche rustique, attente en file indienne, course au trésor, les concours de natation, Alice était si rapide qu'elle gagnait même les garçons, leur mettait la raclée sans discussion a tous ces coqs Antillais qui roulaient des épaules avant mais la queue entre les jambes après, ses copines Guadeloupéennes fières d'elle, elles avaient leur revanche de ces "pov'nègs" de garçon (expression qu'ils utilisaient pour eux-même) les antillaises ne se baignaient pas trop, on les voyaient rarement en maillot de bain sur les plages, toujours en boubou, elles étaient assez pudiques, trempaient leurs jambes, déjà parce que beaucoup n'en avaient pas c'était trop cher, les garçons se baignaient en short avec un vieux tee-shirt, et ne savaient pas nager pour la plupart ou barbottaient, donc une fille qui remportait, elles hurlaient pour la soutenir, rien à faire elle gagnait toutes les séries, Brasse, Crawl et Dos crawlé un dauphin, devenait leur idole blonde, elles touchaient ses cheveux fascinées, moi j'avais plutôt droit à Z'Oreil rapports virils quoi, pour me faire respecter il aurait fallu que je sois bagarreur et/ou costaud, donc 1 km aller/retour dans la mer à la nage, on mangeait nos sandwichs au milieu de centaines d'enfants, une rangée de chocolat et du lait frais dans un petit triangle de carton blanc et sa tranche de pain, comme des oisillons ou des écureuils effarés, assis accroupis. Nous attendions le courrier et les colis remplis de merveilles et d'attention, Dany et Bernard étaient champions du monde et bien évidemment de la colonie entière dans ce secteur, deux à trois lettres par semaine et des colis que nous partagions avec les autres enfants qui étaient fascinés par cette générosité de nos parents, nous détenions le record absolu, la dessus pour une fois j'étais leur crack et généreux. Faut dire ils ne venaient pas de loin et étaient Guadeloupéens, m'enfin quand même !

-C'est le paradis ou bien je me trompe, bien que sur le moment il y eut beaucoup d'angoisses le changement, la prise de risques, les enfants apprécient peu comme les chats.

-non il s'agit bien de votre vie et vous êtes bien vivant, je ne sais si vous le méritez mais profitez du mieux que vous pourrez

classe plateau fofo 1978 François CarnavalClasse (une partie déguisée, celui à gauche s'est mis une moustache pour être sur la photo) de CE2, Ecole de Plateau- FOFO, Schoelcher, 1977-1978

alice sa classe caranaval, plateau fofoClasse Plateau Fofo 1978 février époque de Vaval le carnaval, les chants "Ya du beurre lad'an Ossé, c'est pas pour les enfants Ossé", défilé dans les rues ! https://www.youtube.com/watch?v=ibXXobASX_g

 

"papillon volé cé volé nous ka volé" (chant de Carnaval, les diablotins forment un groupe et défilent)

 Chanteurs des iles sous le vent

françoisalice les vagues des salinesFrançois et Alice, Les Salines 1976-1977, adorateurs intrépides de Thalassa et des vagues grosses de préférence.

ecole pointes des nègres, François CM1, Fort-de FranceClasse CMI Pointes-des Nègres, année 1978-1979, Fort-de-France

ecole élémentaire pointe des nègres 2003

Ecole Pointe-des-Nègres en 2003

ah ça on en a extrait tout ce qu'il y avait de beau jusqu'à ne plus pouvoir, les couchers de soleils somptueux sur la mer, des centaines, les marches dans ces chemins mystérieux de monts verts, jungles de fleurs et de bambous géants de plantes vertes foisonnantes de toutes tailles, les oiseaux, forêt de bananiers, rivières, les champs de Cannes à Sucre, lorsqu'on traversait Fort-de France, on prenait la route de Sainte-Thérèse, longeait la Cité Dillon avec son échangeur, son alignée de CASES sur le bord de la route, du même nom, infernal le " Bod'el La" qui était la frontière de la ville puis aller vers le Lamentin, la plaine avec l'odeur de la Rhumerie et du sucre de Canne, vraiment très forte écoeurante de fermentation, il y a les routes de Grand Rivière d'une beauté qui coupait le souffle même à nous habitués, la fraîcheur du Nord de l'île (eh oui, à Paris "ça fait wigolé"), Case pilote, Basse-Pointe, le Marin, Le Vauclin, Pitons du Carbet, La route de Balata, Rivière Pilote, Macouba les pêcheurs dans les vagues énormes en Gommier très impressionnants debout qui revenaient de la pêche, quelle vie contenait cette belle terre, la mer sauvage, la vue du haut de la route, promontoire, juste avant de descendre par un chemin ridiculement petit et un denivellé incroyable on se demandait si on allait pouvoir remonter, respirer avant de descendre sur cette petite plage de pêcheur à peine un bar mais une mer déchaînée, la Caravelle en passant par la Trinité, aussi, sa lumière jaune et sa mer dangereuse à souhaits, Souvenirs de la Pagerie de Josephine à la Plantation du Leritz, la piscine de Giscard-Bokassa (l'affaire des diamands) où on se jetait comme des fous, piscine magnifiquement carrelée une oeuvre d'art d'époque, la route qui passait sous des arbres majestueux se refermant sur nous et faisaient l'ombre au dessus de filaos et bougainvilliers, c'était juste après d'avoir traversé les champs d'ananas Victoria humant force 10 son arôme, puis respirant celui des orangers et leur goût, la poésie des retours en pétrolette dans le soir suite à une journée plage on était fourbu, l'Anse Mitan au hasard, Ilets Cabrits près de Saint-Anne, on regardait la mer et le soleil disparaitre dans la mer toujours.

Hotel de la plantation de J de Beauharnais Leiritz

Alice et françois Hotel La plantation Leiritz, de Joséphine de Beauharnais femme de Napoléon, sa maison 1976

les journées sur des plages encore désertées inombrables différentes, ce terrain de jeu varié et surprenant, les marinas à l'époque faisaient rêver avec leurs grands voiliers luxueux, genre Swann, Beaufort venant du monde entier, j'adorais marcher pieds nus sur les ponts des navires comme un chat la nuit,  tandis qu'on entendait le tintement des drisses par dizaines, un peu comme sur les toits des temples d'asie, qui battaient contre les mats qui faisait comme des milliers de petites clochettes et se mêlait avec le bruit de l'Alizé, le parfum d'aventure, des tourdumondistes qui stoppaient comme les oiseaux avant le Canal de Panama pour ensuite faire le gros morceau, la grande traversée du Pacifique vers les Iles-Marquises au Nord puis Tahiti suivant le vent, l'époque des traversées records qui intéressaient parce que les marins faisaient ça à mains nues sans trop d'électronique, on y serra la main de Tabarly au Frantel, de ceux qui skippaient les bateaux Américains, ne venant que quelques semaines aux antilles pour user leur bateau, mais les skippers racontaient des histoires troublantes dans le triangle des Bermudes, pour un enfant c'est la mythologique en vrai, les animaux marins, les pêches miraculeuses de raies Geantes que les plongeurs qui ramenaient sur la plage du Diamand, les salines, infestée de requins, on discutait avec la lance en métal du fusil de péche dans l'abdomen de la bête encore humide et agitée avec son dard, ou bien regarder la mâchoir du requin, j'avais évidemment mon collier de corail blanc et ma dent de requin au cou genre Rahan, que je lisais le mercredi, l'univers me semblait le même, puisque je le vivais à mon niveau dans une nature à l'époque vivante et préservée. Il y a des sensations indescriptibles mêlées d'odeurs, d'atmosphère humide de pluie, de goût de fruits, la bande son des insectes, les petites grenouilles, qui démarrent leurs chants à la tombée de la nuit, les trombes d'eau violentes de la saison des pluies puis le soleil, ces oiseaux mouches qui venaient butiner les fleurs de nos Bananiers, Hibiscus à foison, Bec de Perroquet, manguier, dans notre jardin tropicale, pommes d'eau, papayer, arbre à Corossol, multitudes de plantes de toutes les couleurs, bougainvillier notre belle haie devant la maison, citonnier vert, pimentier -tu te souviens Alice du cataplasme de pâte de piment issue du jardin, tu essayais ta tenue d'infirmière de la Noyelle, tu m'as tartiné avec du piment frais dans le dos genre un centimètre d'épaisseur, je te dis pas la brûlure et les hurlements au bout de cinq minutes, tu me disais c'est bon ça soigne, de quoi ?-, on a eu un arbre à fruit de la passion peut productif, avec cocotier bien sur et les bestioles avec, la difficulté étant de maitriser cette jungle qui pousse à vue d'oeil, même un bâton peut se ré-enraciner refaire des feuilles et repartir, ça pousse d'une dizaine de centimètres par jour.

Les combats de Coqs et ceux avec la Mangouste qu'on allait voir dans des villages assez louche, il n'y avait que des hommes, dans de minuscules cabanes Rondes avec des bancs, les gens pariaient sur le mort, avant on pouvait voir comme dans  l'entracte du Cirque d'hiver Bouglione à Paris les fauves et lamas qui me crachèrent dessus, l'odeur de la ménagerie, non ici on voyait les coqs dans des cages en Osier que les propriétaires montraient orgueilleusement, les coqs avaient l'air fiers comme Artaban, fier de mourir peut-être ou gravement blessé.

Ces soirées Vaudous où je ne suis pas aller avec la danse du Limbo, pour passer sous la barre en bois, de plus en plus bas, dans une ambiance de danse furieuse, ils marchaient sur les braises, je crois que c'est Alex qui vous emmenait un pur antillais de guadeloupe, les blancs avaient à peine le droit de venir à l'époque, mais quand un ami d'un ami d'un Touba alors bon, mais sans photos évidemment, ces choses on n'en parlait pas beaucoup ouvertement, mystère religieux venant des bateaux des Esclaves Africains, donc Anti-Blanc.

 Bob évidemment, Natural Mystique, dans la voiture de Arnoo décapotable près du Woberr, Sin Fancoua, t'inité

Chemin de l'école en 2003 devenu route

Chemin des songes qui devint route ici en 2003

Pour dany et bernard des soirées de danses mémorables ou de tennis de nuit à la fraîche, et puis on vivait en maillot de bain et pieds nus toute l'année, l'école ne pesait pas bien lourd (on l'a payé après) et le chemin qui y menait faisait traverser poules, cochons, oies, dindes, chiens errants, arbres fruitiers variés et fleurs, senteurs, on voyait depuis  Plateau Fofo la mer d'un joli bleu tous les matins-midi et soir le coucher sur la pointe Blanche et les bateaux au loin, Cargos de rêves, je me souviens de ce face à face avec la nature et son bavardage amicale, je rêvais dans le rêve et m'envolais par la fenêtre de la classe aux fenêtres en claies de bois, tout était ouvert, les somnolences de l'après midi et pas question de sport en plein soleil, les frissons parfois de traverser des zones tropicales seul dans la nuit entouré par une masse sonore et on imaginait des bêtes inconnues prêtent à se jeter sur nous, les insectes volant en masse, yenyens qui grattent, vous frôlaient la peau et la nuit dans la chambre les gros cafards ailés, qui rongaient méthodiquement le bois des contreplaqués des jalousies de verres, on se servait de la manivelle pour les ouvrir, on entendait le bruit du grignotage la nuit, parfois des lucioles tournaient dans la nuit de la chambre créaient des lignes vertes, une fois au début de notre arrivée, un nuage entier de milliers de gros cafards s'était abattu dans notre jardin où on était en train de manger, le sol est devenu noir et grouillant, ils volaient vous cognant la tête, cela a été un choc psychologique, ou bien comme de marcher dans un nid de fourmis rouges pieds nus et maintes fois, cela marque l'esprit et les pieds bosselés comme les lépreux, je vous garantis la douleur, les chauves souris qui voletaient avaient mauvaise réputation de s'agripper aux cheveux fins, déjà le goût de ça, retrouvé dans d'autres latitudes lointaines bien plus tard,  mais je suis revenu voir, j'ai vu cette carte, j'ai manqué de "pléré" les larmes aux yeux, quelle légèreté de plume cette histoire, bien que les impressions furent grandioses, tout y était tout petit micoscopique mais existants et réels, comme revenir dans un village, et on avait méticuleusement et dans la totalité, fait le tour de l'île par la route et par la mer en voilier. Des noms pour le plaisir, Route de didier, le Parc Floral de la Savane (on y faisait des cours de dessin le mercredi), Cité Ozanam, cité Batelière, Fort Tartenson, Pointes des Nègres, Baie des Tourelles, Volga Plage (chaud Bernard y enseignera avec des élèves delinquants trois ans de retard ne sachant pas lire, une main de fer), PLM batelière (Hilton) notre QG piscine et plage à deux pas de la maison, Dany y travaillait, au milieux des grands et majestueux flamboyants arbres gigantesques qui se paraient de fleurs rouge éclatantes surplombant la piscine, qui elle même avait une vue sur la baie de Fort-de-france, et en dessous la petite plage artificielle de sable d'or ramené des salines, dont on n'avait vu l'aménagement sur une sorte d'avancé en pierre, jetée sur la mer, d'un restaurant avec vue en transparence sur le sol en verre, très nouveau à l'époque, mais hélas ce n'étaient pas les coraux de polynésie, on y voyait surtout les énormes oursins noirs immangeables à grands pics qui pullulaient, les raies et quelques poissons colorés, mais ils avaient amménagé aussi une nasse de langoustes naturelle dans la mer prête à être mangées au restaurant, on observait ces centaines d'antennes qui  bougeaient dans tous les sens dans cette aquarium vivier vertical, cette annexe du Hilton était à la mesure du public exigeant riches américains.

En rentrant, de nos virées on entendait encore ce groupe s'entrainer qui habitait derrière chez nous, toute la journée , c'est les Bil ô Men et son "grêve générale", qui nous faisait rire des années après avec Bernard, car à chaque manifestation même à Paris les infos à la radio, on entonnait çe "Gouève Général nous pas dacco, Yo pa content" Grève Générale

 

timbre guyane française-TERRITOIRE DE L'ININI

 Ce genre de chose, d'expériences que l'on vit qu'une fois et si on est béni des dieux, et des étoiles qui nous on sourient amicalement, allez y la vie est courte. N'oubliez pas non plus les amis de l'époque les Arnaud et Annie -qui partirent après en Guyane plus sauvage, Bernard a été les voir à Cayenne mais aussi leur cabane (carbet) de week-end dans la jungle et baignade dans les bras de l'Amazone-Le Fleuve Maroni bien sûr Territoire de L'inini, Manset,

Chaud comme un nid
Territoire de l'Inini,
Tout est fini,

S'enfonce vers l'infini,
Tronc équarri
Glisse sur le Maroni,
Piroguiers aguerris,
Chamane qui les guérit,
Pluie sans répit
Sur le rio Kamopi,
Seins ronds comme des fruits,
Nagent nus dans l'Inini.
Danse et magie
Ont duré toute la nuit.
Cendres sur l'abatti
Et l'avion est reparti.
Dans la cabane pour la nuit
Contre des perles et des fusils,
Femmes livrées sans un bruit,
Pluies sur l'abatti
Dans le village endormi,
Fièvres, maladies
Et l'avion est reparti.
Pleure et prie,
Arawak, Guarini
Guayara, Galibi
Pour les indiens
Du fond de leur sinistre nuit.
C'est comme un bout
De paradis
Qui tient debout.
Pleure et prie,
Arawak, Guarini,
Guayara, Galibi,
Pour les indiens d'Amazonie...

Fleuve MARONI photo Bernard-Montagnon

carte maroni environs de Cayenne

Oh Amazonie, photo B.montagnon-graphisme f.montagnonTerritoire du Maroni, Carbet, Guyane française, Bernard , Arnaud et annie Dorenal 1986

GUYANE-CARBET FLEUVE DU MARONIBERNARD, REPAS AU CARBET DANS LE TERRITOIRE DE L'ININI

HAMAC-BERNARD-DORMIR DANS LA JUNGLE DU MARONITerritoire du maroni au milieu de la jungle indienne de l'Inini.

GUYANE FRANÇAISE-REGION MARONI CARTE 1656

 DEPART-COURSE-GOMMIER 1986Départ course de gommier à Sainte-Anne Martinique, 1986, photo de Bernard

MARTINIQUE COURSE GOMMIER 1986tu l'avais vécu, d'ailleurs il y avait une superbe photo, que tu avais encadrée de jungle de liane, de fleurs de "Aroua" perroquet multicolores, tu avais visité le bagne aussi, pour l'anecdote tu avais pris le 4x4 à Cayenne sur le chemin tu roules sur un tronc d'arbre, normal il y avait des branches partout, sauf qu'en regardant dans le rétroviseur tu le vois avancer et traverser la route, c'était un énorme Serpent de huit-mètres de longueur.

https://www.youtube.com/watch?v=FJSqQTw6JzU

Anne Vanderlove, dites-moi

Nous étions en Martinique en hauteur de leur maison devant un panorama de rêve, les parties de Ping-Pong les parties de Pong (premiers jeux vidéos), le Robert mais prononcer WOOaubèr, sa petite île personnelle du Ilot chevalier on y allait en gommier passant la vague de la barrière de corail dangereuse à partir du Cap Chevalier, vers le Canal de sainte-Lucie, mer dangereuse parfois, le houle et des dauphins, Espadons, Baleines de temps en temps, le François on y passait souvent ce petit village vraiment sympa,  Claude, les Bosser, Bredon, Sonia la farfelue, et les milliers d'autres témoins de cette époque. Notre superbe coccinnelle wolkswagen blanche que je rachèterais bien pour le souvenir, mais où est-elle ?

Tu te souviens Cécil, tu vins  "voua nou" , tu habitais derrière chez nous, on avait le jardin en prosmicuité,

Maison des dijoux rue sainte-Catherine, Schoelcher

Rue Sainte-Catherine 2003

32 quartier des poiriers Schoelcher

32 quartier des poiriers, le vieux bougainvillier

 avec ton ami alex, celui qui habitait près du mini stade derrière le temple Adventiste, ils nous faisaient peur avec leur tenue noire avec leur Eglise étrange et moderne, près du centre commercial Cluny de l'époque seul avec les cinémas (je me demande si Ségolène Royale ne s'est pas servie de sa mémoire là-bas pour sa représentation " Lévé vous Femme Débou" en chasuble noire, elle allait derrière dans le Lycée Cluny énorme pour filles uniquement, pour riches blanches et Békés, filles de militaires, Bernard ne voulait pas mettre Alice si c'était quasiment obligatoire à cette époque, donc mon école, la Pointe-des-Nègres, que des Antillais (on était deux Z'oreils dans toute l'école) et Alice Collège Tartenson en uniforme quand même mais pas catho faut pas abuser)

latitude club méditerrannée, famille maréchal

 Au Latitude, famille  Maréchal Elisabeth et Frédéric enfants de militaires à Cluny

maison amis Maréchal

Leur maison qui jouxtait mon école de pointe-des-Nègres, 2003

, sur le chemin alors vers plateau-fofo, il m'avait donné un skate-board de fibre de verre, sympa, donc tu me dis -Ya Marius Trésor qui vient au stade Achille Batelière, entre Pointe de Négres et pointe de la Vierge, je confondais avec Pelée bien que c'était la période de la coupe du monde 1978 et on collectionnait les vignettes sur un livret avec tous les footballers et autocollants chaque semaine, tu te souviens que j'avais le cousin de Dominique Rocheteau à l'école, le magicien sur la photo à droite dans ma classe de Plateau-fofo, à l'époque je le croyais à moitié mais plus tard ça soeur me l'a dit par mail sur copain...elle se souvenait de moi à son anniversaire à elle, elle m'a juré que c'était un cousin d'origine Réunionnaise, maintenant il habite en Hollande le copain, bref nous y sommes allés et bon l'avion n'est pas arrivé nous sommes repassés par la petite ruelle vers le quartier des poiriers en faisant le crochet par la petite marchande en bas prendre des sodas aux couleurs fluos ou un Pepsi-cola demi litre pour trois et des énormes bonbons ronds qui changeaient de couleurs sur notre langue, on vérifiait en le prenant avec les doigts, le goût était dégeu mais bon... Le jour de notre rencontre avec ton vélo orange bricolé, nous on n'en avait pas, on jouait au Foot ou au Badmington avec ma soeur, mais on voulait pas que tu joues, tu faisais peur un peu genre racaille quand même, nous étions méchants va et puis après... Tiens époque Disco, nous étions accros aux Bee-Gees, tu dansais vraiment super bien version Travolta ", le disque GREASE que tu avais offert pour l'anniversaire de ma mère généreusement avec tes économies, on est allé à Fort-de-france en Bus pour voir "Night Fever" 1977 ? interdit aux moins de seize-ans on est donc allé voir je ne sais quoi à la place près de notre cinéma Sainte-Catherine à 5 francs

CINEMA sainte-catherine, notre Cinéparadiso

Ancien Cinéma rue Saint-Catherine, on mangeait les FROZEN de toutes les couleurs, en face des jolies voisines...

maison des amies

Leur maison !

comme dans notre salon, on buvait ces sodas ou granités, genre "Croc-Blanc" on restait plusieurs séances d'affilées. Nos boums disco à répétitions pendant que mes parents partaient danser eux aussi dans des boites antillaises, tu étais vraiment un excellent danseur le meilleur d'entre nous

Saturday Night Fever, Bee Gees, danseur Travolta ou Cécil ?

grease pochette disque

, et on imitait la voix tous les personnages du "Muppet-Show" (footsy intellectuel  OOOOHFOOOTSY),le dimanche soir. L'époque Goldorak, tu avais une petite figurine de Alkor en caoutchouc, cette fois on est allé voir la version longue à Fort-de-france, tranquille on prenait notre bus 101.

les copains, montagne pelée, Cécil et françois

Mais vraiment tu étais très doué deux ans d'avance, certes en Martinique, Bernard t'adorais, tu lui ressemblais un peu, ce goût pour le foot (moi bof) et les échecs qu'il t'a appris aussi, et puis il t'a sauvé la vie au Salines, lorsque tu as manqué de te noyer emporté par le courant vers le Diamant, il nous tirait vers le large comme un succion vers les très hauts fonds, mais je sais qu'il faut nager latéralement à la rive, contre le courant c'est impossible facile à dire , nous on est rentré seuls difficilement la mer était démontée ce jour là, beaucoup trop forte pour se baigner, mais avec Alice les vagues on adorait ça sans limites, Alice nageait comme un Dauphin et moi je plongeais bien dans les vagues pour éviter les courants froids surtout celui qui qui te prenait par les pieds, je faisais du sous l'eau pas mal et retenais mon souffle plusieurs minutes c'était le bon temps, on n'avait pas l'air comme ça mais on était super entraîné, les montagnon ça savait nager. Souvent Bernard nous en reparlait des décennies après de la difficulté qu'il a eu de te ramener, il a vraiment eu la peur de sa vie, mais il ne t'aurait jamais lâcher mon Cécil jusqu'au Rocher du Diamant si il avait fallu, sa fidélité était sans aucune faille, il t'aimait beaucoup, avec les requins tournoyant autour de vous vous auriez eu l'air fin et eux très faim. Il te perdait, il nous perdait le mal aurait été de la même nature, heureusement, excellent nageur, j'ai toujours eu confiance en lui, rappelle toi Actarus venu du fond de l'univers et puis Fanzy vêtu de son cuir noir de gentil rockeur au coeur tendre qui porte sous le bras un album de souvenirs "Happy Days" sous le Bras

cecil dessin dédicace livre de souvenirs

Actarus

 

alice sur le requin, port nautique de Fort de france

Sur le "Requin" à la sortie de Fort-de-France, club nautique   Ou piti, Grammacks

requinde des rêves

Exemple de Requin, 9m 60, 1930, fabriqué en Finlande par G Steinback, une merveille.

carte martinique naiveCarte de cette époque, qui n'a plus rien à voir aujourd'hui, pour ceux qui s'intéressent, la mer est très différente entre les deux rives, relativement houleuse et forte, dangereuse coté East l'Atlantique, calme sous les alizés idéale à l'Ouest la mer des Caraïbes, mais manque parfois de vent, on ne peut pas tout avoir !

villafanfan bernard lisant Tintin du mercredi

noel au Hilton, du personnelNoël Hilton, Batelière 1978, pour une fois la famille au complet sur la photo.

dessin par Ruthie hollandaise, départ définitif

L’adieu aux Antilles ne se fît pas sans un signe particulier donné à cette famille si attachante et vivante, un au-revoir Cyclonique triple, Bernard était déjà parti depuis un mois pour préparer notre arrivée, une partie de notre déménagement était entassé dans une énorme caisse de bois, qui devait prendre le Cargo à Fort-de France.

Henri Salvador
Adieu madras, adieu foulard
Adieu rob'soie, adieu collier choux
Doudou en moins li ka pati
Hélas, hélas ! cé pou toujou !     

Bonjou Missié le gouvêneur,
Moin vini té oune pétition
Pou mande ou autoisation
Afin laissé Doudou moin ici.     

Non, non ,non ,non, déjà top tard,
Bâtiment a déjà sur la bouée.
Non, non ,non ,non, déjà top tard,
bientôt il va appareiller.     

Adieu madras, adieu foulard,
Adieu grains d'or, adieu collier choux,
Doudou en moins li ka pati
Hélas, hélas ! cé pou toujou !     

"L’ouragan David frappa le bassin de l'océan Atlantique nord en 1979. du Samedi 25 août 1979 au Samedi 08 septembre 1979, Il fut le 4e système tropical nommé, le 2e ouragan enregistré et le premier majeur de la saison cyclonique 1979 dans l'océan Atlantique Nord. Cet ouragan cap verdien de catégorie 5 fut l'un des ouragans les plus meurtriers de la seconde moitié du XXe siècle, faisant plus de 2 000 victimes, principalement en République dominicaine. Sa trajectoire le fit passer des Petites Antilles vers la Floride puis il remonta la côte est des États-Unis pour quitter l'Amérique vers le nord-est par les Provinces Maritimes canadiennes. Avec des vents de 280 km/h, il fut le plus fort système tropical à passer en République dominicaine depuis l'ouragan de 1930 et le plus puissant en Dominique au XXe siècle."

           Pour nous saluer, dix jours avant notre départ définitif, annonce du cyclone (Ouragan) David, qui passerait en plein sur la Martinique et les Antilles, avant son arrivée nous nous sommes calfeutrés dans la maison selon les conseils de ceux qui savaient et mis des planches aux Persiennes de verres. Nous avons attendu fébrilement ne sachant à quoi s’attendre, il est arrivé dans une furie totale, les vents atteignirent vite les 280 km/H, nous étions protégés grâce à la bonne situation de la maison enclavée, protégée, cela souffla sacrément avec de la pluie genre des torrents d’eau tel un robinet géant, se déversait sur les routes prenait de la vitesse, puis cela s’arrêta nettement, plus rien nous étions dans ce qu’il s’appelle l’oeil du cyclone, calme plat, je sortis comme à l’accoutumé de ma curiosité et m’aperçu du désastre, tout était arraché, on pouvait voir un arbre devant notre maison de trente mètre qui avait volé du début de la rue comme une simple brindille avec ses racines et partout toitures envolées électricité coupée depuis longtemps, je suis allé marcher pour voir partout, enjambant tout ce qui trainaient partout, toits de tôle, et objets, la nature dévastée surtout.
Nous devions partir bientôt les valises étaient prêtent, mais notre voiture qui avait été donné à Sonia n’était pas là, inquiétude de Dany, plus de téléphone, plus rien, tout était coupé depuis la métropole. Enfin sous des trombes d’eau elle arriva dans notre chère Coccinelle pétaradante, vaillante la Zoé, on l’aimait bien, on chargea rapidement direction le Lamentin l’aéroport, nous devions traverser Schoelcher entre les branchages arrachés sur la route, en passant par Cluny ou se déversait toute l’eau qui débordait des rivières en torrent d’eau et de Monts, la descente sur Fort-de-France avec trente centimètres d’eau, on avait peur que la Coccinelle cale, mais elle fut courageuse pour nous déposer. On vit ce spectacle hallucinant sur la « Baie des Flamands » que l’on connaissait dans  ces différents visages, dernier clin d’oeil pour nous montrer tout de cette île, je l’ai compris comme ça vraiment, un signe de la main, sur la Savane , place centrale de Fort-de-France imaginez des bateaux de vingt mètres, des voiliers  de luxe et Yachts de trente mètres qui étaient plantés, de même que les pétrolettes, quille à l’air comme des vulgaires jouets cassés, brisés, tordus, dévastés, (imaginez sur la place du Trocadéro l’effet que ça donne), il y avait des vagues énormes qui passaient par dessus la jetée, les bateaux avec, nous roulions au milieux des débris du vent de la pluie, c’était cataclysmique, mais je trouvais ça beau, impressionnant, et un bel hommage de cette nature, quelle puissance, je regardais ça passionnément, merveilleux, quel cadeau, même si ce spectacle de désolation ne ravissait pas les Antillais. On longeait tout ça en se prenant des vagues qui se retiraient et tombaient sur le capot, il n’y avait pas grand monde dehors ni sur les routes les gens restaient calfeutrés, un deuxième cyclone n’allait pas tarder.
Nous arrivions à l’aéroport mauvaise nouvelle mais prévisible, les avions ne venaient plus d’Europe refusait même de décoller trop dangereux, et donc l’aéroport était vide de Longs courriers. Mais il restait une possibilité, il y avait un Boeing 747 de Air France à Point-à Pitre en Guadeloupe, il allait partir dès que possible demain, mais pour se rendre la-bas il n’y avait plus d’Avions de grandes compagnies, mais il nous reste un FOKER 18 jaune poussin à hélice, 10 places, qui peut-être pourra s’y rendre avec quelques personnes, cette chose appelée Avion devait datée déjà de quelques trentaine d’années, sièges en bois avec une vague ficelle faisant office de ceinture, il fallait partir vite puisque David nous poursuivait personnellement sur la Guadeloupe, c’est pas grave on charge nos bagages, Au revoir Madinina !, notre île aux Fleurs si belle aujourd’hui malgré cela, en colère de nous voir partir certainement, le décollage fut épique, et magnifique au dessus des bananeraies dévastées et d’une mer bouillonnante, blanchâtre remplie de débris qui flottaient, d’arbres et de bateaux jetés sur les côtes, le voyage en avion sur des Montagnes Russes, nous étions pas plus de cinq six la dedans, la porte ne fermait pas bien, et le vent rentrait avec la pluie, on marchait sur une sorte de nappe d’eau dans l’avion haletant, dératage des moteurs, on pouvait voir les hélices ça giclait partout, au dessous la mer Caraïbe, on espérait arriver au bout quand même, alors nous piquions dangereusement avec un atterrissage sur l’eau puisque le Tarmac ressemblait à un lac sploootchh, et le bruit des hélices c’était dantesque, gerbes d’eau et freinage difficile. bienvenu en Guadeloupe pour la seconde fois, personne à l’horizon pourtant, on a du prendre nos bagages, et l’annonce de David qui nous poursuivait presque Air-France dit NIET pour partir mais bon chien nous invita dans un premier temps la note suivrait vers la SABENA.
Nous avions pris une compagnie Belge la SABENA qui atterrissait à Bruxelles en Belgique, mais en fait nous prendrions un avion affrété par Air France. On arrive en Guadeloupe, on nous dit un second cyclone arrive, c’est normal il y a les « bébés » qui suivent toujours, on vous envoi au NOVOTEL, c’est la compagnie qui vous l’offre, nous restâmes plusieurs jours dans une superbe chambre, vue sur les vagues gigantesques  d’une dizaine de mètres qui se déchainaient sur la plage au sable jaune, des beautés extraordinaires de la nature en furie, nous mangions comme des Princes matin midi et soir, dans le hall de l’Hotel aéré comme c’est la tradition à cause de la chaleur pour faire entrer l’Alizée, tout volait, les pianos, les tables, les nappes, c’était le carnage aussi, donc on mangeait servis dans les chambres et dans les salles fermés. De l’autre coté de l’Atlantique Bernard nous attendait à Bruxelles mais il n’avait plus de nouvelles de nous depuis plusieurs jours et les informations étaient vagues, il venait chaque jour attendre les nouvelles mais rien, avion coulée sous la flotte le vent et les vagues. pour lui c’était très stressant il ne savait rien, à l’époque le téléphone ne marchait plus.
Un matin on nous dit, l’avion d’Air France va partir bon dépêchez vous faites vos bagages , mais bon c’était pas certain quand même, on le fait à fond, dans une ambiance de folie, de prendre un minibus au milieu des vents qui rugissaient, ça sifflait mais c’était bon nous étions rodés à ça. On arrive à l’aéroport de Pointes-à-Pitres au milieu du « Bodel ‘la » des bagages partout le souk complet, enregistrement je ne sais comment, mais surement pas dans les règles de l’art, je ne suis pas certain qu’on avait un ticket , on va dans l’avion à pied, un Boeing 747 attend dans la tornade porte ouverte, résultat on entre dans un avion avec 5 cm d’eau sur la moquette, et ce vent mélangé à la pluie qui s’engouffrent dedans le Cokpit, j’avais avec moi ma Grue sorte de jouet monstrueux que je ne voulais pas lâcher, très bien, dans la cabine du pilote, qui aimait les grues justement. Mais le personnel de l’aéroport n’était pas là, calfeutré chez eux en famille,  on s’assoit et l’on voit nos bagages et nos cartons (nous déménagions) sur le tarmac se prenant la flotte par mètres cubes en plein centre immobiles, en attente de personnel invisible, on les vit se décomposer sous nos yeux, déjà qu’au voyage Martinique-Guadeloupe ils n’étaient plus frais, nous les avions raccommodés avec des étiquettes autocollante d’aéroport à l’arrivée à Pointe-à-Pitre mais là c’était leur chant du cygne.
Je crois qu’on les a définitivement perdu sur cet aéroport, on récupéra nos valises et ma grue que le pilote m’invita au cours du voyage dans LAKABINE du 747 un monument de technologie, de fascination, j’adorais les avions déjà et pour la quatrième fois on traversait l’Atlantique et ses navires tout petits sur la mer, il me laissa regarder les voyants tout en me parlant, j’étais impressionné.
Tout de même on arriva comme ces sortes de migrants avec de drôles de têtes, mon père aussi avec les larmes aux yeux et souriant, malgré qu’il était fatigué, mort d’inquiétude lui aussi d’avoir attendu sans nouvelles claires et d’allers retours Paris-Bruxelles plusieurs fois, mais il décida de prendre une chambre lorsque la situation empira avec un collègue qui attendait sa famille aussi, copain de circonstance et le sourires plusieurs jours sans infos. On su qu’un troisième cyclone arriva au moment ou l’on décollait de Guadeloupe, et qu’il fallait faire vite pour éviter de le croiser encore une fois. Toutes les autres compagnies refusèrent de bouger, c’est AIR-FRANCE avec ses pilotes chevronnés qui nous sorti d’affaire, il fut applaudi comme au théâtre au décollage et après l’atterrissage, situation de guerre.
Bernard était tout ému, nous aussi, ça faisait tout drôle d’être en Europe, toutes ces lumières de Bruxelles, cette modernité et cette organisation, je me souviens de la Cafétéria, on parlait parlait, il s’était passé tant de choses en quelques temps, des aventures multiples et dangereuses. Bizarrement Bernard évoquait plus ses souvenirs tandis que nous nous restions silencieux avec l’image fraîche de ces vagues géantes balayant les plages, écrasant les bateaux, le vent, la désolation, le cataclysme et les avions de fortune, la pluie en torrent, l’ambiance de folie.
On reprenait l’autoroute et s’endormait dans cette Renault 12 avec une grosse rayure verte sport, mais confortable, le frottement soyeux des pneus sur la chaussée lisse nous berçait, on finit pour se retrouver à Paris dont l’entrée chaque fois me serre le coeur par sa Beauté évidente, ses rues ses cafés ces gens Habillés, un monde à part et luxueux vue de l’extérieur.
Je fais ce soir là, le François Disc-Jockey en me remémorant, habitué à manipuler la platine, et les quelques stocks de vinyls un peu rayés, objets qui avaient une âme, ils en avaient vu du pays et des fêtes, des danses, j'adorais depuis les antilles voir physiquement sur les gens de ce que provoque une musique, c'est fascinant, leur faire plaisir, les voir rires et danser, remuer le corps avec une liberté illimitée, je connaissais par coeur toutes les pistes de tous les albums, virtuose du changement de disque, et de trouver vite la bonne plage, ce qu'il faut, en plaçant la tête du diamand sans faire du bruit de contact exactement au bon endroit, au bon moment, très difficile surtout quand ça bouscule de partout verres à la main, cris et assiettes pleines, pour ne pas que ça retombe, quoique je ne suis pas très inquiet pour l'ambiance, la question c'est quand est-ce que ça va se terminer, là c'est l'incertitude complète d'autant que les michels, Nicole, marcel, claude, semblent prêt à passer la nuit à la maison enfin j'adapte les disques en fonction, avec tout le monde admiratif du couple dance-floor Dany-Bernard, Travolta et Olivia Newton John, époque Night Fever 77, en plus tropical, on en connaissait un sacré rayon en musique Caraïbes, tiens je vais mettre les "Vikings de la Martinique" le morceau de danse favori et interminable, maman pa pléré,  "Déposez les armes" (il existait les Vikings de la Guadeloupe)

poissons antilles 051 retouche redux  La Perfecta 1978,

Michel tout en finesse "franchement bernard bon t'es pas terrible physiquement mais comment tu as fais pour avoir une femme aussi jolie, à coté tu fais désordre", quand on les voyait danser le respect de la salle subjuguée par les prestations, en général,  il y a du monde et l'appartement semble très petit, la fumée est dense on ne se voit presque plus, c'est dur d'être les voisins j'y pense, quand tout le monde joue du Tam Tam avec les tabouret creux en plastique quelle heure est-il, non franchement, voilà Dauby qui amène son gaufrier vers les deux heures du matin, lui il ne déssoule pas pendant neuf jours la neuvaine certaines phases délicates pour lui de l'année, pourtant spécialiste éminent Français dans l'informatique, initiateur des premiers logiciels dans les années 70, créateur d'ordinateurs expérimentaux, appelé aux USA pour son cerveau, mais bon là-bas ils ne rigolent pas Bernard alors je suis revenu et il sort son violon pour nous jouer "Nine by Nine" par John dummer's Band, il avait du mal dans le solo final le Dauby, mais avec son niveau d'alcoolémie ça aidait, tout le monde applaudissait sa prestation toujours la même mais à la fois très attendue, critiquée, ouaih c'est mieux, t'as dû t'entrainer là je rêve c'est magique, mais franchement... pour moi ça ne valait pas tes gauffres !

Les nombreux jours de fêtes, Anniversaires, Noëls et toutes les Saint Glinglin, les brevets, les diplômes (tout le monde), les permis... jours de Piano, Ragtime Scott Joplin, Monk, Manset, Christophe (les mots bleus, senorita)...

bernard piano familiale

voici Solace de Scott Joplin qu'il jouait à l'identique ici interprété par Joshua Rifkin son interprère préféré.

Paragon Rag

Il le jouait mieux et je l'ai si souvent entendu que sa version serait la meilleur avec notre vieux piano au son unique légèrement faux et ses bougeoirs de fête, c'était en général la fête à la maison, rire garanti et ennui interdit. Il jouait pour l'un ou l'autre à la demande un vrai garçon de café concert généreux en tout.

 Jamais de jeu d'argent cependant il ne s'en préoccupait pas, le dédain, il me disait souvent "ton vieux père" bien que je ne l'ai jamais trouvé vieux ni dans ses idées ni dans rien, l'éternel jeune homme curieux de tout et très sportif, bien plus que moi et je le remercie de tout ce qu'il m'a apporté jusqu'à aujourd'hui encore, il n'y a pas un jour sans sa présence, et cette musique m'apporte des larmes de joie et de tristesse mélangée, on n'est jamais préparé à ça et on ne peut, mais il me fait encore rire de là où il est.

La fille du pêcheur. Boby L

"Tiens j'vais l'appeler Sirène, elle s'ra reine de mon coeur, de mon coeur elle est la reine !"

La reine Dany son Trésor mais trop occupé à jouer des mots, des chiffres , Nascimo, Higelin

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Ohé du bateau

Bernard capitaine saint-gille-de croix de vie

Nougaro, il faut tourner la page https://www.youtube.com/watch?v=gYfStlmc1CU

Ohé Capitaine Montagnon, "mon vieux Bernardos on a pris un sacré coup dans la coque" (du bateau) dixit Marcel Prioul Ancien Capitaine de la Marine (guerre d'indochine), mais on continue de naviguer comme tu l'as fait, et tu restes notre Vigie et un Phare pour nombre de gens, tes copains de toujours. Tu aurais bien aimé ce Tour de France 2015, ce 14 Juillet, la 1O e étape beau nombre comme tu les aime, toi et ta religion du mystère des chiffres vraiment c'est quasi obscessionnel, leur découpage, leur division, tu nous faisait rire avec les nombres magiques d'anniversaires, de noël et tout ce qui passait devant tes yeux, tu n'en manquait pas une de nous soustraire la racine carrée puis la multiplier au carrée bien entendu, personne ne comprenait rien mais on t'écoutait en attendant que ça s'arrrête, mais tu ne t'arrêtais jamais de rire de ces tours de magies et de plaisanteries non jamais et le résultat on s'en fichait bien du moment qu'on pouvait plaisanter c'était l'évènement essentiel.Ta ponctualité, légendaire, chiffrée quand tu avais décidé que l'on partait à telle heure il fallait enlever cinq minutes même et si l'on dépassait le temps règlementaire tu en devenais fous, "Allez on décolle !".

Même encore aujourd'hui on écoute la radio et Pof te revoilà, par un bout ou un autre sur un sujet drôle évidemment, je connais tes réparties, et les miennes tu les savais aussi. Je me souviens qu'on se tordait tous par terre à n'en plus pouvoir, et ça continuait chacun son rôle de ranimer la flamme, et on l'avait, on avait si mal au ventre roulé par terre se tenant l'abdomen, tout le monde pleurait de rire et je peux témoigner de leur constance. Je ris moins depuis, on grandit on rit jaune un peu mécaniquement, mais tu me fais encore sourire même dans la rue parfois sur une chose bête, ou tient à l'Université cet hiver à la Sorbonne-Nouvelle, la bonne distance que tu mettais avec les spécialistes bien que tu les respecta, tu t'en méfiais, je m'y suis mis dans la Linguistique Française et tu m'a soutenu parce que j'en ai sué dans mes "Saussure", avec Ferdinand et les jeunots et leurs dents qui rayent le parquet, de vrais requins, et opportunistes avec ça fourbes, je suis tombé tu vas être content avec La Professeur qui est la référence de Marcel Proust en France et tout revenait, tes mots, tes lectures fidèles et assidues (Flaubert, Dostoievski, Homère, Maupassant, Céline, Balzac et Proust...) les meilleurs choix évidemment, tu étais présent avec moi parce qu'avec les bonnes notes que j'ai eu, je n'étais pas seul.

Je m'égare à travers ton esprit d'enfant, et donc c'était aussi le jour de la fête nationale en sus, on ne t'a pas oublié, deux ans presque jour pour jour depuis ton exil le 17, déjà ils partaient de Tarbes c'est attentionné comme cadeau non d'anniversaire ?, au départ de l'étape, et début de l'exploit de Christopher Froom le mutant et son accélération (dopage ?) à la Pierre-Saint-Martin dans les Hautes-Pyrénées, tu aurais été sans doute sur place pour les voir passer (après ton golf, au "golf des Tumulus", chaque jour, ta nouvelle passion sportive, le beau geste) et avec ton instinct et ta connaissance des routes locales, au même endroit de la côte ou eu lieu l'évènement Vrooom, car avant tu aurais potassé furieusement les cartes du tour en levant tes lunettes de myope, observant les lignes et les couleurs, la possibilité de se ranger ou d'un point de vu, un vrai maestro en la matière tu aurais pu aider les caméraman à préparer le terrain leur ménageant les beaux points de vue, et le reste t'aurait passionné dans les étapes de montagne, avec des français enfin victorieux qu'on espère tous sans tricher, sans dopage, tu n'aimais pas du tout la triche aux jeux, aux sports en général, sinon ça sert à quoi ? et cette étape...Saint-Jean-de-Maurienne- La Toussuire-Les Sybelles (138 Kms) superbe tu aurais vu cette journée d'enfer remplie de rebondissement, une ascension du col de La croix de fer et du col du Glandon incroyable (tu aurais aimé ce nom je le savais) , plus de 6O ans après les années Fausto Coppi, je te vois encore épluchant les résultats aux millimètres les jours suivant. Je me souviens, pendant le Tour de France, lors des vacances scolaires, te levant l'air ahuri, cheveux et moustache emmêlés d'une sieste que tu ne loupais jamais...

alors me disais-tu de ta voix rocailleuse, la bouche encore pâteuse du lever de sieste ? bref résumé qui ne te convenait qu'à moitié malgré mon désir d'y mettre du suspens et tu récupérais vite fait les donnés de la diffusion de l'étape à la télévision, et tu rectifiais la compréhension de la course à ta manière, selon ta longue expérience, je passais à coté évidemment, tu le savais, mais tu avais la délicatesse de ne pas me le faire sentir, et les images anciennes de tes souvenirs se superposaient au présent...

"je me souviens de Fausto Coppi à L'Alpe D'Huez en 1952 qui gagna, le premier, les routes à l'époque c'étaient des chemins, et les vélos pesaient trois tonnes, oui Coppi et Anquetil les meilleurs d'entre tous. Les Six jours de Paris au Vel' d'hiv' avec mon père André, c'était après le tour durant l'hiver, au mois de février, pour se faire de l'argent, ils étaient plutôt pauvre à cette époque, des forçats de la route issuent de famille modeste comme la boxe, ils gagnaient des primes pour chaque tour, c'était un peu truqué mais à l'époque je ne savais pas et on obtenait des buvards et des casquettes, des vignettes, mes collections, j'avais les autographes de tous les grands de l'époque, Anquetil, Coppi, Bartali, Bobet, Gaul... je les avais grace à mon père, on allait dans sa Dauphine blanche tous les jours ou presque durant six jours, c'était les vacances scolaires, y'avait une fumée la dedans pas trop pour les gamins, même louche les paris, qu'est-ce qu'on rêvait si proche des dieux, qui nous aidaient à vivre tout le reste de l'année, nos modèles de courage, on se garait près de la piste dans le quinzième, rue Nélaton, on ne parlait pas de ces histoires de rafles encore, bien que je sois né en 1942 juste à coté, l'Hopital Cognacq-Jay, rue eugène Millon dans le quinzième aussi, avant qu'on le détruise en 1959, dommage que de souvenirs dedans, mon père me poussait devant les autres, j'étais tenace, ils acceptaient à l'époque, J'avais même la paraphe d'Antonin Magne le vieux coureur de l'histoire du tour, un monument. Le Vel' d'hiv' c'était quelque chose quand même."

"Au Palais des sports on y allait voir le Catch car la boxe, maman ne voulait pas, à cause du sang et de la violence, par contre le catch personne ne se faisait mal, c'était du cinéma, on rigolait bien, ils avaient tous des noms incroyables avec une sorte de tenue grandiose de soie rouge et bleu, jaune vif, un aigle sur le dos ou un ange et chaussures lacés aux mollets, l'entrée en matière durait une éternité, ils faisaient de l'intox dans leur grand habits et s'invectivaient c'était le jeu, et ça commençait et après ça tombait durement sur le sol en bois avec des bruits sourds de fureur, tout vibrait, les planches qui se tordaient sous leur masse, et finissaient dans les cordes en étranglement massif à deux mains, l'un devenait bleu ou rouge l'autre  fulminait, l'arbitre disait "c'est interdit vous le savez, des points de suspensions pour vous oui vous étranglez à deux mains votre adversaire, il faisait mine de le lâcher se retournait tandis que l'autre en profitait lâchement pour lui sauter dans le dos, en le tenant par le cou, sur son dos, dans des ARRRGH, ils s'agrippaient dans de très belles chorégraphies prévues au poil près, tout volait les jambes les bras, ça semblait réel, de vrais sportif et puis les cris de la foule "défonce le" "fait en de la chaire à saucisse" l'autre tendait le bras vers les gens visage en colère, "venez vous battre" parfois un gars sortait de la foule se déshabillait en deux secondes et faisait mine de vouloir en découdre, palabres et fausses autorisations, théâtre joyeux, il mettait evidemment le catcheur prétentieux à terre avec des OUUUh, bon on va t'engager toi, l'Ange jaune et bleu était agonisant presque dêchu, prenant son air dépité, mais un ressort de situation remettait tout en jeu et ça repartait tout le monde était content et en sortait victorieux, scénario bien huilé, parfait. Toujours la même chose, provocations, fausses bagarres avec "l'arbitre", on prenait du bon temps avec mon père et cette illusion de bon aloi donnait un goût à la vie que je n'ai plus jamais retrouvé, cette légereté du jour le jour, et cette parole magnifique, directe, les mots, les parisiens avaient à l'époque de forts accents très différents selon là ou ils vivaient, sud-nord telle ou telle banlieue, le plaisir du vocabulaire me vient de ces camelots de rue aussi qui vendaient des bazars à deux-sous que les gens achetaient pour 3 francs, qui duraient une semaine, puis on les perdait, ne servaient pas à grand chose. La Foire du Trône qui était encore place de la Nation paris intramuros,  avec mon père aussi, les nains les monstres, la femme singe, et puis cette roue formidable où l'on était plaqué lorsqu'elle tournait, une centrifugeuse géante, "l'assiette au beurre" pour essorer la salade, on ne pouvait plus bouger, le jeu c'est que si on pouvait toucher le centre on gagnait une bouteille de vin, évidemment c'était impossible, nous étions aimantés comme des soldats de fer les bras bêtement en croix sur une roue de bois, martyrs volontaire ou l'on retournait volontiers à chaque fois, je soupçonna que certains y prenait plaisir à voir sous les jupes des filles qui volaient. Là aussi les mots jaillissaient de ces forains et vendeurs de confiserie. Je retrouvais Céline avant l'heure, la langue de la vie des trottoirs de la ville.

 

l'assiette au beurre, foire du trône

 

 

anquetil-coppi

 

coppi-darrigade

 

miroir coppi-bobetveldhiv miroir anquetilretouche

miroir sprint coppi kobley

 

catch veldhiv torsion

Il n'y a pas si longtemps en 2011 je crois, cet été là nous refaisions certains cols fameux du Tour de France des Hautes-Pyrénées dont le col du Tourmalet ou l'héroïque Fausto Coppi avec sa chevauchée solitaire au long cours qui fit la différence dans l'un des tours, chaque virage tes souvenirs, tu nous parlais d'une anecdote en montant très doucement en voiture, profitant de chaque courbe que tu aimais tant, un commentaire qui passait un peu à coté des filles, les mêmes courbes que celle du ski (la descente de Notre-Dame-De-Bellecombe, le beurre sur la neige qui venait de tomber), tu étais joyeux et léger heureux de retrouver l'émotion de ton enfance que tu savais partager ce jours-là dans les lacets de ce désert minéral montagnard, les Pyrénées des forçats, nous nous sommes arrêtés en haut du col au milieu des vaches, et tu nous permettait de lier l'histoire avec le présent. C'était de l'émotion partagée, nous y étions ensemble croyant voir les Bobet ou Anquetil accompagnés même de l'aigle de Tolède Fréderico Bahamontes tous avec leurs boyaux autour du cou et l'épaule croisés devant, l'aigle gagnant de 1959 au Tour, même André Darrigade y reste sans voix, Coppi fait son signe de croix comme du temps de ses exploits d'anthologie de demi-dieu tutoyant le ciel,  ils reconnaissait l'enfant à qui ils signèrent un autographe il y a longtemps, récupérant son bidon perso pour la collection, la musette des grands jours, comme guides du col y'a pire, bienvenu les sacrés Montagnon dit Anquetil !

Allez faut qu'on aille maintenant dans L'Izoard, je vous montrerais le médaillon de F.Bahamontès, tu sais Dany il avait son peigne dans sa poche et se recoiffait juste avant l'arrivée du Tour ! Le temps a passé si vite de ton enfance pleine d'imaginaire et puis la vie de famille tout court avec des compensations quand même de partage, de transmettre une certaine philosophie et de l'humour. Lorsque je te vis à la fin tu ressemblais à cet enfant que je connaissais si bien et pourtant que je voyais pour la première fois, j'ai été stupéfait de cette vision, le tour complet de l'existence. Ce jour- là tu me ressemblais ou le contraire, si fragile, si fin, si frêle, enroulé dans tes draps en tir-bouchon comme à Lakanal le matin dans les dortoirs, dernier à se lever de la chambrée, Philippe Leclerq ton copain te décrit si bien, c'est drôle des détails qu'il se mémorise avec toi. Donc je te voyais en ces jours de juillet 2013, il faisait très chaud, c'était le tour de France que tu regardais quand même, toujours au courant, tu me parlais de l'Aigle sans orteils, tu voguais dans les beaux moments de ta jeunesse, ou comptant les tours de vélo avec Christian autour du pâté de la rue Daguerre à Paris, contournant le Lion de Belfort sur la place Denfert-Rochereau avec ton nouveau Chronomètre offert par ton oncle Jean-Marie, ton Oncle d'Amérique finalement, et tu calculais ça avec rigueur et précision.
, Randy Newman, Bad News from Home

l'aigle sans orteils

 Toutes ces belles images qui nous inondent de notre émerveillement premier, nous restons cet enfant à la curiosité démesurée de connaitre tout ça, la mécanique du monde. Tu savais bien regarder un paysage, le détailler, et le plaquer sur une carte, Nord-Sud-Ouest-Est que l'on adore tous les deux, objet de merveilles, déclencheur de rêves et d'aventures de toutes sortes, l'Odyssée fameuse de ce demi-dieu sur son voilier de songes, c'est nous aussi. On y décelle toutes informations utiles, les détails qui font la différence, le parcours que l'on veut faire, le panorama que l'on risque de voir. Avec toi ces balades ressemblaient à ces choses fouillées de l'intelligence, sortes de strates intérieures de compréhension, un château par-ci, une rivière par là, tient des marmottes, allons voir ce village la route à l'air d'être super et elle était merveilleuse, tu ne te trompais jamais, le goût des beaux sites. Les voyages que nous ferions ensemble ou seul après, tout partait de là, de ces cartes fouillées et grattées jusqu'à l'os, les plis du papier usés aussi troués après ton passage, de l'espoir de rencontrer de nouvelles découvertes, et obligation d'un bistro en bout de ligne que l'on soit à 2900m en plein désert du Massif des Ecrins, on l'a aimé ensemble encore cette région du Lautaret, sorte d'Afghanistan superbe univers de pierres où au fin fond de la Slovénie en allant vers Sarajevo et cette autre époque vers Ljublana en passant par l'ancien pont de Mostar,

mostar yougoslavie RETOUCHEREDUX

Mostar actuelle Bosnie-Herzégovine

ces hommes qui plongeaient pour quelques francs entre les cailloux de la maigre rivière bleue tout en bas, c'était risqué et tu aimais voir ça, le plongeon des gars pour quelques centimes, avec notre magnifique 403 bleue pétrole couleur nuit aussi solide qu'un camion, il y a une anecdote d'ailleurs ou Dany a heurté un bus, mais c'est le bus à pris les coups et souffert le plus, mais en Croatie autre problème elle est rafistolée en cours de route pour la somme dispendieuse de 5 francs, une soudure du pot d'échappement supra-costaud avec le sourire des gens qui ne voyaient à l'époque pas tant que ça d'étrangers, d'ailleurs ce mécano génial nous propose dans la foulée l'hébergement dans le même village (à l'époque) de Makarska, sa famille, une petite chambre à quatre dans le grand lit carré pour la nuit en attendant la réparation du lendemain. Sur la route, il était aussi de tradition immémoriale, un devoir de s'arrêter dans un endroit assurément impossible, un petit pipi en pleine nature, mais Dany on vient à peine de partir et puis t'a vu le coin ?

DANY RETOURfootbal sarajevoRETOUCHE REDUX

Ces matchs de foots avec ces filles toutes magnifiques, prêtent à parler Français, jouer aux échecs sur les plages de Sarajevo. Bernard leur parlait littérature ils étaient passionnés et cultivés de tout savoir sur la France et 1968.

DANY sarajevo PLAGE RETOUCHE1973, actuelle Croatie Dany, alice et François

slovenie 73 internetEt cette autre traversée de l'ex-Yougoslavie, la route sous un cagnard saharien du centre sans une goutte d'eau à boire, si on  trouva une vieille rivière vraiment douteuse beurk, sur une route fabriquée en plaques de ciment mais pas jointes, avec un vide entre chaque comme les rails des trains, route issue de la guerre époque communiste de Général Tito, clang clang clang, on s'arrête puis on se fait encerclé par ces d'enfants "Yougos", près de Belgrade (Serbie) prêt à nous dépouiller, la voiture patine sur un chemin, on s'était fait piégé, on réussit pourtant à partir in-extremis avant la venue des grands frères et d'une sorte de charrette avec des boeufs, avec des dizaines de poursuivants à nos trousses...qui nous rattrapent plus loin à la pompe a essence (évidemment on était limite aussi sur le niveau d'essence), des tas de mains se précipitent dans la voiture et ça part dans tous les sens, vite bernard !. Notre errance involontaire en Albanie près du Monténégro repère de la Mafia (maintenant des milliardaires), vision du moyen age, tous les yeux rivés sur dany et les filles en minishort au milieu d'hommes aux regards effrayants, je me revois traversant la seule rue central de ce village inquiétant, sombre, étrange, guetté de centaines d'yeux, un cauchemar devenu réalité, pour se retrouver je ne sais comment, dans une sorte de coopérative pour acheter du pain...Mais que faisions nous dans cette galère, tu jubilais de tous ces moments baroques diront nous d'expériences dont tu avais le secret de t'y précipiter avec délice et parfois inconscient pour les autres, un peu plus et tu nous emnenais au bistro local sorte de rade façon Casablanca, mais c'était interdit pour les femmes (voilées) et les enfants et puis elles ont dit, Bernard dépêches toi on déguerpît d'ici avant qu'il nous arrive quelque chose...tu ne te rends pas compte parfois du regard des hommes sur moi

nuages tourmalet copie

vache tourmalet copieCol du Tourmalet, Hautes-Pyrénées Eté 2011, où nous étions sur les chemins environnant Y'avait bernard, dany, ju-yeon et françois de bon matin... a bicycletteeuu...Euh trop dure la montée.

yavait fernabn

 

 

 

Revivre, Manset

 

Bernard hautes alpes par françois montagnon @ FOM'SEL & Thanon Oδυσσεύς

 

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19 août 2020

François Montagnon Auteur-Photographe a publié :

COUV NOS AMITIÉS-François Montagnon auteur-Photographe-© 2019 FOM'SEL & Thanon Oδυσσεύς

https://www.librinova.com/librairie/francois-montagnon/nos-amities-89-2 

RECITS DE VOYAGES FRANÇOIS MONTAGNON Le doigt du Theravada 3 nov 2019François Montagnon auteur-Photographe-© 2019 FOM'SEL & Thanon Oδυσσεύς

Le Doigt du Théravada- mai 2016

Rendez-vous sur le site de LIBRINOVA EDITION : https://www.librinova.com/auteur/francois-montagnon

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CHAPITRAGE

Chapitres

1-INTRODUCTION : Un Célinien avant tout : Les mots, le verbe, le Style dans son grand Intérieur          
2- A la recherche des illusions perdues
3-Issy-les-Moulineaux, 4 Rue Marceau octobre 1953
4-Les filles externes de Bourg-La reine des Penscus
5-Le paquebot blanc du jeudi
6-Les Zigotos, Internat janvier dimanche de neige, et de colle
7-Un soir de noël, 24 décembre 1953, 4, Rue Marceau
8-Le dortoir-Lakanal-pavillon internat
9-Sauver le soldat J-C, Hiver 1954
10-Jeudi Flipper au Boul'mich
11-Le bon bol d'air été 1953
12-En route pour l’Italie
13-Hardi-petit : La dure négociation de L'internat à l’armée
14-Les virées Nordiques: Nous partîmes pour la Suède , Le Cercle Polaire LULEA et la veste de renne.-les voyages 1958-1961-
15-24 H au LYCEE LAKANAL, "Mon pote Nanard" : par Philippe Leclerq
16-1958-1961 Copains/copines soirées Correspondants allemands/Suisse, Zeil am Main et Gelsenkirchen, Gstaad
17- Sous les pavés de de la rue Gay-Lussac, la plage, Mai 1968, La liberté de Parole avec n'importe qui
18- Café-billard «La Boule d’Or», 4 place saint-michel, Bridge et Billard, octobre, 1961
19- Mon oncle d’Amérique Jean-Marie Loutrel: dortoirs mars 1954
20- Message de jean-claude Clisson copain de lakanal 29 octobre 2013 dit Clicli                                   
21- Nos voyages romantiques 1962-1964-L'Italie : Roma, la Spézia, Génova et vers Nazaré Portugal-Tarragone-Espagne
22- 1968-1973-Université Vincennes la grande Kermesse Hippie, Peter
23- ALBUM 1970-1975, « A mes chers parents adorés »*
24- «Stan Ockers suceur de roues !" doudou, 1953 souvenirs du Vel' D'hiv'-Palais des Sports, rue Nélaton Paris XVe, métro   Grenelle.
25- Ohé du Bateau
26- En passant par les FORTIFS pour le Salon de l'Agriculture porte de Versailles , février 1954
27- Bobino, l'Ecluse : Brassens, Barbara, Ferré, Mouloudji, les caf'conc-Le quartier Latin années Soixante, Roger la frite
28- L’île aux Fleurs, Madinina 1976-1979 , "N'ou Pati en la Mawti'nik", Ragtime d'une époque colorée, faisceau de vie d’enfance                                                                                                                                      
29- Le coup du "PAT", comprend qui peut "le Roque »
30-En lutte face au troupeau Simiesque, vers le marcheur de rêves à l''essentiel Amour, Beauté et Poésie
31- Sa vie, "la toile du maître" initiales GM comme Gérard Manset ou Grand Maître aux Echecs, parfait

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24 H au LYCEE LAKANAL, "Mon pote Nanard" : par Philippe Leclerq

Un copain du pensionnat, m’écrit de sa main les souvenirs d’une journée d’un penscu de lakanal

"Mon cher François,
C’est avec un peu de retard mais beaucoup de plaisir que je t’adresse ce petit texte en hommage à ton père , à mon pote Nanard.
Sa rédaction m’a permis de revivre avec lui des moments de forte intensité."

«24 HEURES , LES ANNEES CINQUANTE LYCEE LAKANAL
MON POTE NANARD
Le pavillon de l’Aurore du parc de Sceaux mérite bien son nom, il se croit obligé d’annoncer la fin de la nuit ou le début de la journée selon l’humeur, selon la saison ! suivant qu’il jette sur les fenêtres du lycée LAKANAL les rayons enflammés ou la lumière blafarde des réverbères épuisés. Comme il n’est pas certain d’accomplir sa mission, sa compagne stridente bien amarrée au mur du dortoir, sous les cache-moineaux désertés depuis longtemps, se charge de réveiller Nanard à coup de décibels prolongés. Peine perdue, enfoui sous un agrégat de tissus entrelacés édifié puis détruit par un sommeil perturbé, Nanard dort telle la momie égyptienne. 7h moins le quart. Trop tôt, mais trop tard pour les lavabos déjà colonisés par les forts en thème en quête de poils à couper ou à traquer devant le miroir. Nanard ouvre un oeil et devant cet effort exténuant on ne pourra jamais le convaincre d’en ouvrir un autre. Il réalise doucement que la petite aiguille est dépassée par la grande qui atteint bientôt le 12 au cadran de sa montre qu’il ne quitte jamais. La seule au chronomètre intégré ! Un cadeau de son oncle Jean Marie Loutrel qui fait du cinéma au Canada, brrr ! Raison de plus pour remonter ce qu’il reste de couvertures de draps, de serviettes. Vianey, le pion ayant épuisé le stock d’arguments convaincants cherche durenfort. Pas la peine, en 2 minutes tel Lazard Nanard ressuscite tout habillé comme la veille . Il travaille la mèche rebelle inclinant la tête en mouvements rythmiques un peu désordonnés.Le miracle a transformé sa couche en lit présentable comme les autres.
La descente se désorganise dans les grands escaliers cireux etbruyants. Les bols, couteaux, cuillers sont alignés comme pour la parade. Ça ne dure pas longtemps ! tout s’entrechoque, se heurtese catapulte, le lait le café laissent leurs traces sur les tables en flaques aux reflets animés. Où est ma tartine, mon beurre, maconfiote, non pas celle là, celle que ma mère m’a préparée ? Les Sioux (on dit maintenant les agents techniques) poussent leschariots tremblant sur un sol inégal, tellement bruyants qu’on pourrait croire qu’ils parlent. Les gouttes virevoltent de pot en pot, elles s’échangent en nappe sur les plateaux secoués. Vite, c’est l’heure, encore cette sonnerie , la petite aiguille s’approche dangereusement du 8 . C’est l’heure des demi-penscus ! Ils arrivent , bichonnés dorlotés chouchoutés sortant du dodo de papa maman. Ah les fourbes ! Passage en études où les affaires gisent dans l’état de la veille : éparpillées ou séquestrées dans les casiers ornés d’un cadenas souvent rebelles réclamant des pinces coupantes ! Les couloirs interminables et peuplés sont avalés plus vite que le bol de café. Qu’est ce qu’on a aujourd’hui ? Gym ? ah zut j’ai pas mes affaires, mais non on a maths avec Ramollo. Quelle salle ? 4è, 2è cour ? Encore la sonnerie, cette fois la petite est sur le 8 ! Le prof est là, sa serviette éculée détient le trésor convoité : « le triangle isocèle, ax2+bx+c, la cotangente, la trigo…
» Une heure d’écoute, une heure de contrainte, mais rassurante car passive l’éponge se fatigue-elle quand elle absorbe de l’eau ?
La sonnerie devient libératrice ! Elle se complait dans son rôle alternatif, soufflant tour à tour le chaud et le froid, l’enthousiasme
et la résignation. La récré. Les cris, les billes, les courses, la pelote basque sur les murs anguleux. La recherche d’un WC à la porte rassurante évitant des situations périlleuses quand l’arrière train est déséquilibré. On retourne en classe. Vient Monsieur Jacques Capellovici « give me an ice cream or I scream » Derrière son bureau on le voit à peine. Heureusement qu’il dodeline comme le skipper d’un 5 O 5 ! Il n’est pas encore connu mais Capello perçe sous Capellovici. La petite aiguille ne se fatigue jamais, elle atteint son but secret qu’on pense inaccessible : rejoindre la grande. Chose faite à midi !

Les fauves sont lâchés, canalisés vers le réfectoire. Qu’est ce qu’on bouffe ? des frites ? grouille toi, vas y plonge, plonge et replonge dans la gamelle on croirait qu’autour on a plumé une oie ! Aux tard venus les os ! On en a oublié les poireaux vinaigrette ou les betteraves poivrées. 10 minutes pour engloutir de quoi tenir jusqu’à 4 h. Distribution du courrier pour les plus veinards. Les p’tits malins qui s’écrivent soi même, glissant sournoisement des photos aguichantes. Plus forts encore ceux qui reçoivent des lettres aux formats inhabituels et aux timbres inédits : de Suède ! Ah le voyage de Mamö à Luleo (cercle polaire) en passant par Göteborg ! Les correspondantes suédoises, même les Sioux rêvaient aux séance de Sauna avec l’eau froide qu’on balance sur les buches incandescentes A nouveau les couloirs, puis les casiers d’étude qui libèrent les tenues de gym (survets basket) et voila la cour transformée en terrain de foot. Là Nanard excelle. La composition des équipes improvisées est soumise aux mêmes exigences. Les meilleurs sont choisis, Nanard en premier ! Le ballon c’est le centre du monde peuplé de passes, de dribles, de shoots de chutes, de cris, de oh, de wouahh !
13h30 ça sonne encore ! _ h d’étude. On révise l’interro de Français et on prévoit le cours de sciences nat ! Qui a le carnet de textes ? 2h moins 5, c’est reparti avec la même énergie qu’un groupe de chinois visitant les Tuileries. Le prof est déjà là. Il n’a pas joué mais digère gentiment son cassoulet. Personne ne s’assoit avant lui. L’estrade, c’est son domaine, son royaume, sonunivers. Il y règne non pas en despote mais en souverain. Il prononceles sanctions ou félicite les promus. Nanard est souvent gratifié pour sa prose, son imagination fertile et son vocabulaire étendu. Lupin le prof improvise des heures durant des récits de mémoire d’outre tombe qui 50 ans plus tard nous attireront vers Combourg mon donjon ! Il s’ébrouait dans la littérature comme un cheval libéré du harnais le fait dans la paille !

A ce moment on ne sait plus si la sonnerie est bienfaitrice. Les cartables sont rangés presqu’avec tristesse, mais ça ne dure qu’un faible instant, la perspective du gouter estompe la minute nostalgique. A nouveau la course vers la tablette de choco qui détient l’image de Kopa, Piantoni, Jonquet Jazy, Mimoun. On les veut toutes. Il me manque Coppi, j’ai 2 Géminiani ! A nouveau la cour, où le stade pour les sportifs. On chausse les pointes pour l’athlétisme, on se craie pour la gym, on prend le ballon pour le foot, le basket, le hand. Les penscu sont partis, nous sommes entre nous, c’est notre famille. La cour est à nous ! Les surgés sont dépouillés et les pions sont réveillés.

17h Encore la sonnerie :3 heures d’études avec occupations diverses,
révisions, lectures mais attention, pas toutes ! Pas de « j’irai cracher sur vos tombes » dans le fond de classe on murmure Brassens. Le gorille nous inquiète en même temps qu’il nous ravit. Sartre nous interpelle avec ses « mains sales ». Il y a desconcours d’équilibre sur 2 pieds de chaises, chronométrés par la montre de Nanard qu’il ne quitte jamais !
20h On sait quoi ? Elle nous indique le chemin du réfectoire. Y a pas presse, c’est des lentilles avec de la bidoche non libellée dirait-
on maintenant. Derniers assaut vers la crème caramel ou la grappe de raisin.
20h30 le cortège pénètre dans le dortoir, le sacro-saint dortoir le sanctuaire culturel. Les habits s’entassent sur les tables de nuit
à étage. On cherche désespérément son mouchoir contaminé pour se réinfecté. Il faudra attendre vendredi (jour de la lingerie)
pour un propre. Les dents caressées par la brosse dégarnie, on peut s’installer sur le lit de Nanard, en tailleur pour célébrer
le culte du dieu « Bridge ». Encore une fois Nanard se pique au trèfle sans jamais se défausser à coeur.
21h 30 la sonnerie épuisée libère les rêves et les fils dénudés du poste à galène dissimulé sous les draps, se fixent sur les radiateurs.
La musique embryonnaire crachote les derniers succès du Jazz, la paupière s’alourdit puis se referme…
Bonne nuit .
Philippe Leclercq

Merci Philippe ! pour cette journée D'Ivan Denissovitch en moins froid (Soljénitsyne)

Lakanal année 1959-1960 première Science-Ex, Bernard 2e rangée à gauche en partant du haut près de Philippe.

classe-capello-1960 retoucheMessage de bernard le 7 avril 2011,

      Photo envoyée par Philippe Leclercq...Le jeune crétin qui prend la pose , c' est moi à côté de Mam et , derrière ,le troisième à partir de la gauche , c 'est Leclercq , celui qui m' envoie la photo mais je crois que tu la connais déjà ( l' autre qui prend la pose de profil, c' est Besnard viré à la fin de l' année pour provocations multiples...).
      Pour la coïncidence entre les dates 42-69 , c' est étonnant ...On était vraiment faits pour se rencontrer!!! Je n' y avais jamais pensé et je ne suis pas sûr que ce soit si fréquent..."

lakanalporte

L'entrée des Penscos

bernard philippe 010

frères d'armes

NOTES LAKANAL

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francois-du-pain!-versailles

François aux grilles de la cour de Versailles

Bob Dylan, Blind Willie Mc Tell

Cher François,

Nous avons vécu un instant privilégié, nous étions trois ds ce café, nous avons conversé avec notre Nanard et tes attitudes, tes expressions m'ont ému. Il n'a cessé de nous accompagner et j'étais content de constater que la lignée de Nanard n'était pas éteinte. Il doit être fier d'avoir un fils comme toi. Merci pour ces images vivantes reçues. Elles témoignent d'une joie de vivre et d'un bonheur qu'il a toujours fréquenté et distribué au cours de sa vie.
Merci, nous resterons en contact ce qui permet de prolonger une amitié inaltérable.
Je t'embrasse
Philippe.
N.B une panne informatique (tempête bretonne) m'a privé d'Internet, c'est la raison de cette réponse tardive.

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-- Mes chers amis,

Les liens qui m'unissent à votre cher Bernard ont été intenses toute ma vie et le seront jusqu'à la fin. J'ai la certitude que l'éloignement n'est pas un obstacle à la grande affection que j'ai pour lui. Nanard (c'est comme ça que je l'appellais) sera toujours présent. Merci beaucoup pour les photos où je le retrouve sans l'avoir jamais perdu de vue. Vous pouvez être fier de lui, sur tous les plans. Il vous a rendus heureux comme il m'a rendu heureux pendant toutes ces années passées ensemble au "bahut". 
Je poursuis mes recherches et dès que je retrouve d'autres photos, je vous les transmets.
Je vous embrasse car vous faites partie de ma famille. Mes filles l'aimaient beaucoup. Elles m'en parlent souvent quand elles me voient regarder "la grande librairie" .
Je mesure la chance que j'ai eue de grandir avec lui !
Je suis très ému de vous présenter mes voeux car le souvenir de Bernard, mon Nanard m'accompagnera jusqu'au bout.

jeanne_noemie_papaJeanne, Noémie et Philippe le père

Copie de meeting 002Bernard lors d'une virée nostalgie avec Philippe, près de Lorient, dommage pour Mam situé à Sauzon à Belle-Ile-en mer,  Clicli vint de sa chère Ile de Ré.

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Coucou François,

J'ai trouvé cette présentation illustrant assez fidèlement la période de notre enfance.
Bizz

Les plus forts .......envoyé par Philippe : GENERATION ZOZOS

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Bonjour mon cher François,

Je reçois à l'instant le témoignage de Boby qui m"apporte le souvenir de notre Nanard. Quelle délicatesse ! Merci encore pour ces nombreuses marques affectives qui à chaque fois me touchent profondément.

Je t'embrasse

https://drive.google.com/open?id=0B-AyOnduijGxQmN5SVRCWHNiT1ZHUnBMMXJYSTFieFBnWUh3

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       PapClick Me!, MamClick Me!et Maki

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ALBUM 1968-1975, A mes chers parents

Higelin, Mamy

 

Alice et François Bretagne

danielle et alicefran244 retouche redux

En Asie on considère que les enfants sont les parents que les enfants ont retrouvés et se sont choisis par mémoire ?

Les mots prononcés avec une admirable diction, si particulière de Peter USTINOV dans « Logan’Run » (l’Age de Cristal), 1976, lorsqu’il apprend aux deux héros que l’on peut avoir des parents, qu’il en a eu, alors que ce monde qui vit sous un Dôme, cultive des ambryons, il n’y a plus de naissance, et ils doivent mourir à trente-ans pour préserver le même nombre et s’en nourrir de ces humains sélectionnées, très beau film à la fois d'une esthétique superbe, les acteurs sont beaux et un concept philosophique repris depuis. Le vieil homme leur explique que des gens vivaient ensemble toute leur vie par choix par amour, mari et femme et avoir des enfants.

, Logan'Run, Peter Ustinov, Jenny Agutter, Michael York

affiche logan run

 

 

 RAGTIME, FILM DE MILOS FORMAN, MUSIQUE RANDY NEWMAN, un des seuls compositeurs à avoir compris le ragtime, la plus belle bande musicale que je connaisse, je la dédie spécialement à Bernard, l'esprit de la Louisiane.

ragtime album

 

THEME

1973 alicefrançois 1973 INTERNET

Aout 1968 famille montagnon retouche copie

Cricri, Agnès, Nadine, Dany, André (mon grand-père) Saint-maur des fossés 1968.

  Train Ride

fevrier 1975 neige

Anne Vaquier, Alice et les gentilles soeurs Lemoine, Marina, Patricia

alice ski fev 1975 besse interne

françois ski 1975 internet copie

alice françois baiin304 RETOUCHE REDUX

Valse chopin Ragtime

A toi qui aimait danser la valse, entre autres, celles-ci je la trouve magnifique et t'illuminera dans ta présence infini !

alice seine302 RETOUCHE redux

Lac de Vincennes

alice-brebis-lozère316 RETOUCHE REDUX

Lozère été 70

GRASSET- Alice brebis 70292 1970RETOUCHE REDUX

Le père Grasset et Alice

alice-françois-salines300RETOUCHE REDUX

François et Alice, Guérandes, Bretagne 1973

Bernard Alice Bossons 68296RETOUCHE REDUX

Chamonix, glacier, le Brévent, alice Quatre mois et demi sur le dos de Bernard et son éternel et indestructible pull acheté à Edimbourg, 1968

bernard-alice cham 68314 RETOUCHE REDUX

bords de mer DAF294 RETOUCHE REDUX

dany guerandes306 RETOUCHE REDUX

Dany-Alice Chamonix 68298 RETOUCHE REDUX

dany-alice chamonix 68318 RETOUCHE REDUX

Alice et Danielle Chamonix 1968

dany-alice chamonix310 retouche redux

trampoline françois-alic308 RETOUCHE REDUX

 

françois et alice BRETAGNE167 retouche redux

  One More Hour

ETRETAT-REDUX-NET© 2017 FOM'SEL & Thanon Oδυσσεύς

 hautes alpes redux© 2017 FOM'SEL & Thanon Oδυσσεύς

lac des estaris,1986 t© 2017 FOM'SEL & Thanon Oδυσσεύς

serre chevalier 1988 © 2017 FOM'SEL & Thanon Oδυσσεύς

serre chevaler, ecrin internet RETOUCHE

Massif des Ecrins sauvage, La GRAVE, Torrent venant de la MEÏJE enjambé glorieusement une épopée, par une remontée inattendue et plus de pont.

https://www.youtube.com/watch?v=GXhKpx3QCHo

Anne vanderlove, la princesse, le tambour et la rose

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ALBUM Cyclades et Péloponèse 1983- Corse et Sardaigne 1985 par François Montagnon auteur-Photographe-© 2017 FOM'SEL & Thanon Oδυ

 LES ILES PARCOURUES À LA VOILE : FOLEGRANDOS, NAXOS, ANDROS, ANTIPAROS, AMORGOS, DELOS, IOS, NAXOS, CENTAURIN, SIFNOS, SERIFOS, SANTORIN, PAROS,MYKONOS, SYROS.

FAÇADE EGLISE GRECQUE DES CYCLADES

paysage D'île grecque

Theatre de DelphesDELPHES

paysage grece des cyclades

FRANCOIS-PECHE-GRECE-83

François, Elisabeth à la barre

MÉTEORS à l'aube

LES METEORES A L'AUBE

Ruelle grecque

VALLEE DE DELPHES LA DESCENTE DES OLIVIERS

VALLEE DES OLIVIERS DE DELPHES

ILE DE FOLEGANDROS

PORT "D'ARISTOS ", LE BATEAU D'ULYSSE JAUNE

PLACETTE GRECQUE

cap sounion AVEC DANIELLEDANIELLE CAP SOUNION

CENTAURINI PLAN GÉNÉRALCENTAURINI

croisement cargo en voilier cyclades

vue du triton grece-alice et flora

ALICE ET FLORA

Delphes Stade OlympiqueSTADES OLYMPIQUE DE DELPHES

eglise blanche Cyclade

eglise grece danielle

francois peche lac grec

LAC DE KALAMAKA

météores arrivée siteLes Météores

météores le rocher

météores péloponèse

Paygae desertique grece SOUNION CAP SOUNION

paysage colline grece cyclades

Ruelle blanche grece cyclade

 

village cour grecque

Desert grec

dauphin egée

PARTHENON

RUELLE GRECQUE

 

placette grèce

triton VOILIER amarré grèce ATHÈNES

mykonos

MYKONOS

canal de corinthe

CANAL DE CORINTHE

campo moro corseGIROLATA, RESERVE DE SCANDOLA, CORSICA NATIONALOU

BAIGNADE DANY CORSE

BERNARD ENTREE DE BONIFACCIO

DANY CORSE BONNIFACIOFalaises de Propriano, entrée majestueuse à la Voile

L'Orage, Brassens

https://www.youtube.com/watch?v=6jUuJ1dBAQ4

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VEL' D'HIV', PARC DES PRINCES, VAUGIRARD, CIPALE (vincennes), CROIX-DE-BERNY

 

 Montand chante le Vel'd'Hiv'

velodrome-croixe de bernyCipale ou croix de Berny

5avril1925cipale copie

6Jvaugirard 1941 copieVaugirard

10mars1939veldhiv copieVel'd'HIV'

11avril1926 copie

avril1926veldhiv copie

manif dicersVDH

ROLLER VDHRoller au Vel' d'Hiv'

spectateurVDH

veld'hiv vide

veldhive destruction

foule VDH

boxe VDHBoxe au vel'd'hiv

parc des prince 1922 copieParc des princes

parc des princes 1947

oct1945veldhiv copie

parc desprinces1920

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12 janvier 2020

LAKANAL A LA BOULE D'OR-En lutte, vers le marcheur de rêves à l''essentiel Amour, Beauté et Poésie-2020 NOSTALGIE PASSÉE THANON

 

françois maternelle RETOUCHE REDUX

Le regard rêveur de François, mais où est-il donc ?

https://www.youtube.com/watch?v=Ny11UjEt_Gg

Anne Vanderlove, ballade de novembre

Ma grand mère Marguerite Loutrel m’avait écrit  dans une lettre en 1995 « …Ta gentillesse tranquille, tes beaux yeux toujours perdus dans je ne sais quels rêves… garde toujours tes yeux sur la beauté, les laideurs rendent triste, garde surtout cet amour immense envers papa, maman et Alice quoiqu’il puisse arriver»


Il faut avouer qu’il y en eut des effets sans conséquences, comme ce jour à Deauville, sur la promenade longeant la plage, françois le nez en l’air au milieu de la foule perdu dans ses étoiles, tandis que ma grand-mère déchaînée, mes parents impassibles déjà habitués pas trop inquiet, proche du fameux Pierre richard.
-Ou ce jour ou triturant le loquet de la DS voilà qu’il tombe de la voiture sur la route, heureusement encore à allure modérée, mais je vis clairement cette deux chevaux arriver sur moi avec ses pneus vers mon visage, près des plages de Narbonne.
Cette fois ou cette grosse dame me tomba dessus sur la glace de la patinoire, désolée elle m’envoya plus tard un jeu par la poste.
Il y en eut des palanquées de ce genre là, le marcheur dans ses rêves infinis.


Slow Joe-no direction

retour ski internet copie copie


Le Collège c'était pas du gâteau !, mes résultats s'en ressentirent, c'est vrai j'étais ailleurs dans mes rêves totalement revendiqués, pas ces minables dans leur truc pourri avec des murs en plaque de plâtre et cabanes aménagées, ils osaient sans rougir appeler ça un Collège, ceux qui pouvaient vous coller un coup de casque dans la tête, comme ça pour rien, pour leur plaisir, du « regade le GADJO cé le fice à meuussieu matagnaaan" ou bien vous volaient vos béquilles si vous étiez dans le plâtre, c'était mon cas cheville cassé avec les premiers BMX, c'est vrai j'étais casse-cou en même temps peur de rien, comprenez à l’âge de Sept ans je sautais du plongeoir de Dix-mètres et plongeais du Trois, ni de l'orage ni la tempête, sauf de la violence humaine qui me glaçait, me statufiait, ils me les ont prises se sont amusés avec pendant une heure, la sonnerie de rentrée dring, j’ai attendu que les manouches de l'époque me les re-balance, je devais être le dernier assis par terre sur une sorte de monticule de pierres de pavés, personnes d’autres, cour vide, la grande solitude avec mon pied dans le plâtre, ça peut faire rire mais pas moi. Tu crois qu'un pion aurait levé ses fesses pour me venir en aide ? J'ai du me faire engueuler pour mon retard en cours et même m'excuser, "ils étaient si peu subtiles, lourds et aveugles". (LFC)

Je me souviens je faisais la queue informe gentiment et calme pour la cantine, quoique c’était à chaque fois un tel déchainement de violence, genre mêlée de Rugby, classe Sixième…top départ  je sens une poussée de la gente d’abrutis par derrière des animaux pas moins, Zébus ou Bisons, me voilà éjecté sur une des pionnes Dominique au physique à la Bernard Laviliers, pourtant brune aux cheveux longs noirs de jais jusqu’aux fesses, plutôt Salomé la tueuse, à la Barbara pas moche, motarde en blouson et pantalon de cuir noir huilé propre, exactement Francis Lalanne en femme, et bien cette formidable ordure me prend moi le si gentil, si mignon, fluet blondinet, elle me fout une claque si forte dans la figure que je gis trois mètres plus loin sur les petits carreaux de faïence jaunes et rouges, froids, durs, seul,  je me voyais à ce moment là comme dans un nuage passer la Pointe Simon en Requin vers l’Anse Mitan, la Martinique au ciel bleu azur, les poissons volant qui sautaient par milliers devant le voilier sur cette mer caraïbes chaude turquoise, les jolies femmes américaines en bikini de l’Hotel Méridien, plagette de sable jaune, les sièges en lanières de plastiques sous leurs fesses et paillottes naïves, comme si j’avais pris un poing dans le ventre, allongé le nez en l’air tandis que les bonnes brutes adoubées mangeaient déjà bruyamment dans la cantine attablés de bons éléments studieux juste pour ça, j’aurai pu protester, elle aurait été virée, mais à l’époque la loi du Collège….on ne disait rien jamais jusqu’à un mort une fois sur la sculpture pavée au milieu de la cour, Savane africaine où tout y était permis, permis d’agresser toléré, et personne ne disait rien pas une fille sensible pour savoir si j’allais bien, elles préféraient les Gorilles OUNGAWOUA ! déjà, qui se tapaient le torse en hurlant avec les crocs qui sortaient, babines rouges bavantes, se pavanaient du haut de leur petite connaissance minuscule et de leur vague popularité, « Gare au gorille » ne m’a jamais fait sourire désolé papa, je voyais trop le mal qui anime les adolescents pleins de rancoeurs pour leur futur, la sauvagerie humaine si présente à cet âge, dans cette sorte d’indifférence qui les innocente, ils ne valaient rien mais pour le Collège n’y voyaient que du feu, la guerre était engagée en effet, chef de meute et tout ce bordel.

, La rousse au chocolat, Higelin

https://www.youtube.com/watch?v=Tn2XSCGSeIw


Bernard me disait de ne jamais répondre à la violence physique, j'étais un Yogi quoi, mais ça me faisait mal..pour eux, allaient ils continuer comme ça tout leur vie sans fin à être brutaux et puis toujours à vouloir courir partout, jamais en place, où était leur âme ? je ne comprenais pas leur motivation qui m’échappait, j’avais vu des requins, des raies, ceux là étaient de loin les moins compréhensibles, si ils ressemblaient aux nuées de cafards volants en tous sens imbéciles, tu manques d'en avaler un car ils viennent vers la bouche, se collent aux  cheveux, une horreur, les bagarres dans les cars, en général à votre gauche Carlos le Portos et à votre droite Tony le Manouche DING !, trente minutes bien trop longues pour se distraire de se désolant spectacle et pathétique de l'humanité primitive du temps du Brave Neandertal, ambiance de terreur qui générait des souffrances intériorisées de la bile, vont ils tomber sur moi, à coup sûr ils finissaient comme par hasard de rouler vers moi, leurs coups de poings là où j'étais assis justement, et je m'en prenais un bras, une jambe dans les dents, eux ils ne leurs arrivaient jamais rien une santé de fer et solides comme des rocks, le chauffeur ne disait jamais rien, comment peut-on s'épanouir dans ce foutoir intellectuel...et ça sous un ciel gris-pluvieux, moi qui avait connu le soleil, la mer, la douceur de vivre, j'avais expérimenté tant de belles choses pour m'associer à ce jeu de dupe, de laideur humaine, une offense quelque part à qui j'étais, mon être intérieur, un Individu sensible, profond, plus poète que Lutte-gréco-romaine -je félicite le choix du prof de gym franchement ! -Ricanements, Railleries diverses, mollets de coqs, Montrogron, Squelettor à la piscine, je n’aimais pas entendre ça, mais que répondre à des crétinus qui pensaient être les Rois de la blague aussi drôle et même niveau intellectuel que Dany Boon ahahah, rien de fin la dedans, "au marteau pillon"  je n'avais aucuns complexes mais c'est eux et surtout les filles qui vous les fabriquaient ou essayaient mais non ça ne prenait pas, m'emportait plutôt dans l'enfouissement d'une tristesse étrange, mélancolique, de la méchanceté pourquoi, ça m'endormait, je m'attristais plus de leur lamentable dramatique idiotie ? Je nageais vite et bien pourtant et au Tennis battais tous ceux de mon âge facilement, il faut dire que j’avais commencé des années auparavant, vers 7-8 ans sur les grillages autour des terrains, derrière le Frantel ou bien le Méridien, pendant que mes parents jouaient aux Antilles, à la fraîche, éclairés par des énormes lampadaires dont on alimentait par des pièces… je jouais Un contre les deux en face, ils regardaient passer la balle au service, je m’entrainais avec des adultes, les Portugais (Portos est le vrai terme utilisé à l'époque) qui s'y mettaient aussi à la baston larvée ça leur prenait comme la grippe de vous emmerder, des violents des terreurs qui n'avaient pas leur place, quelques années après ils se battraient dans les ateliers de mécanique à coup de clés à molette, je ne pouvais rien contre cette débilité, qui allait me sauver de cet enfer ? pas les filles ces belles idiotes sans grâce vestimentaire à l'époque, l'air triste, noir pas sensible ni raffinées, j'aurai préféré les jupes plissées, le corsage délicat, mais on n'avait droit au Jean Levis ou Wrangler qui mettaient en valeur leurs fesses moulées à mort et non leur charme, un peu de distinction, ou bien d'apercevoir une certaine discrétion timide, une hésitation charmante, non elles rigolaient fort près de celui qui avait la guitare, La boucle d'oreille, la mobylette, fumait, le gars sympa quoi, bon je jouais de la guitare…Classique, moi c’était plutôt Manitas de Plata ou La leçon de Guitare Sommaire de Boby, «Exercice pour la prochaine fois sur un cahier propre  dix lignes de Bliing et dix lignes de Blaang»
 BL, la leçon de guitare Sommaire

agnès endormieRETOUCHE FINALE REDUX2

-1985-Corse-Souvenirs raffinés, de douceurs vécues du "mollets de coq" à la barre derrière la belle Agnès endormie, et ça c'est la récompense absolue de toute existence, moi ça va très bien, j'ai vu ça et caressé ces peaux satinés, et des nuits de contes de fées sous les étoiles, merci à toutes ces femmes merveilleuses, qui me donnèrent au-delà de l'imaginaire de douceur et de leur grâce, sans que personne ne possède personne.

MON ANGE SE BAIGNANT

 GIROLATA ou l'île des Milliardaires bien avant le film avec la fine équipe, tu sortais avec un gars d’un soir huileux du cru, pendant qu'on pillait la fontaine des Voeux, bourrée de monnaies, les infâmes irrespectueux, ce soir là j'étais jaloux comme un Tigre énervé, c'était au début, puis Agnès tu as été vers moi, je ne sais pourquoi, une sorte de miracle, peut-être la somme de tous les rêves déposés dans cette fontaine, je ne l'ai jamais refait !
J'ai du prier fort au fond de moi pour réaliser quelque chose de désiré. J’étais si loin du compte dans mon esprit, son ex devait être rugbyman, le contraste était saisissant.

 
Les déboires du Collège furent des années stériles, improductives et inutiles, au niveau scolaire je crois n'avoir rien appris d'intéressant, de nouveau, ce fût une période noire et solitaire, d'une violence généralisée au sein du Collège, admise déjà et gagnante sur le long terme, on le voit aujourd’hui. 

Je sais maintenant que l’Ignorance et la « paresse » de conduire profondément un enfant dans un sillage, doit être un coatching intensif et serré, car en évitant de mettre ses tripes sur la table, avec tout ce qu’on a donné et reçu, aboutit à une forme d’hypocrisie involontaire, l’enfant sent bien ses possibilités à travers les parents, les effleurent, mais n’en tire rien, un jour un professeur à la Sorbonne m’a redit le vieil adage « le fils du sabotier est toujours le plus mal chaussé ». Prenons une image si vous étiez équipé modestement d'une Ferrari superbe pimpante, d’un moteur avec beaucoup de possibilités, votre esprit, mais sans personne pour vous apprendre à piloter cette voiture très spéciale, eh bien malgré toute sa puissance, elle restera au garage, ira dans le fossé ou prendra la poussière et vous êtes un piéton qui rêve de sa Ferrari. Bernard disait que les parents étaient les uniques responsables dans l'éducation, le transmettre, mais il oubliait de me questionner "Toi qui est intelligent, a l'esprit agile, fin et plein d'humour, c'est étrange que tu n'ai pas des notes remarquables surtout dans les matières littéraires, y-a t-il problème au collège, tu ne t'y plait pas , t'apprennent t-ils de nouvelles manières de penser de raisonner ?", jamais entendu ça plutôt, tu es loin d'être un incapable ce qui est très différent, une petite phrase aurait pu changer tout, c'est vexant dans son âme. C'est mon histoire, elle m'a rendu méfiant, vigilant, solitaire, peu confiant des autres, peu sûr de moi et j'en passe que de superbes qualités que le monde entier m'envie. Non jamais ne se sont posés ces questions, c'est la faute de mon inadaptation à cet univers, ce qui au contraire est très logique j'avais besoin d'un confort mental, d'une sécurité pour bien grandir, mais j'étais sur mes gardes, alors on n'en change pas et on laisse pourrir sur pied et puis on verra bien, ou bien étais-je disqualifié pour les études par avance ?

J'ai donc bricolé les fils à la pince de cette fameuse voiture pour la faire démarrer sans clef, quelques embardées cependant, accidents mais cahin-caha, réussis à la dresser au bout d'efforts épuisants et de la casse.

On parle de mixité sociale ? foot pour tout le monde Youpi et baston à Gogo, concours de bite, rien que le haut du panier....autant vous dire que chacun reste de son coté pas besoin de connaitre cette horreur pour mener à bien son existence, qui n'a nulle besoin de cette vulgarité pour bien vivre, je connaitrais aussi plus tard les seringues dans le Parc.
Et puis mes parents que je chérissais, j’avais l’impression de les décevoir souvent de cette forme de timidité envers le groupe qui me faisait aussi peur qu’un troupeau de Bison au galop, on aurait dit sans pensée individuelle, sans esprit ou plutôt un seul qui gouvernait l’ensemble sans réfléchir vraiment, ça me gênait cette histoire

Sombre fortune-René JOLY 1971

c'est cette année que j'ai redoublé, je n'accrochais plus à rien, j'étais dans mes songes de voyage pour changer, je ne voyais pas d'autre solution pour vivre convenablement en accord avec mon esprit, voir la nature l'explorer, le grand air quoi, je me sentais vidé, endormi d’ennui du matin au soir et déjà très méfiant des autres, on pouvait facilement me prendre pour un demeuré, un simplet parce que je ne disais rien, les profs en premiers, j'avais vu et vécu tant de belles choses que je ne parvenais pas à transmettre verbalement, pas un dans ma classe aurait pu parler d'une seule sensation de Liberté connue auparavant, j'étais piégé par ces beautés rencontrées et soleils levants et couchants, cette poésie naturelle des paysages, ces odeurs, ces goûts, et puis la philosophie de Bernard de ne jamais regarder en arrière ni de se servir de ses savoirs pour flamber, déjà seul avec ces magnifiques cadeaux, il m’aurait fallu abonder dans ce sens, devenir je ne sais pas Médecin International pour ONG, Reporter Photographe, Skipper, un vrai métier quoi du niveau de mon étalon-référent relatif à mes bagages culturels, à quoi servait tout ça si c'était pour rester un petit Français lambda, je me posais des questions, moulinais et ne trouva jamais de réponses, sauf l'Art qui me sauva du précipice, merci Firenze merci l'Italie belle découverte, avec précisément ce disque de Michel Jonasz «Unis vers l’uni au Palais des sports» sur mon Walkman, en boucle dans le car vers Firenze,

Y'a rien qui dure toujours printemps 1986.

,Unis Vers l'uni, Jonasz

 Hotel Toscane

hotel firenza001 copie

BL, la peinture à l'huile

http://www.ina.fr/video/I12150252

en fait à l'adolescence, j'aurais pu sombré vraiment dans une forme de suicide d'une façon ou d'une autre, je crois au bout du rouleau à un certain moment, je ne voyais plus de solution à ma vie future, no lights, l'impasse totale, je me sentais incompris, je l'étais en partie par le manque d'échange à ce niveau. Débâcle à la Maximilien mon cousin pour d'autre raisons, lui aussi avait une autoroute devant lui, encore mieux, parents médecins, une Grande Ecole a minima à l'arrivée, vous pensez son grand père Préfet du coin de Beaune le bras long et propriétaire d'un Vignoble Bourguignon avec château, banquier à la Banque de France, un immeuble entier à lui à Paris avec ascenseur personnels et gouvernants, richissime quoi et bien non, lui non plus, mauvais divorce de ses parents, laissé seul, il est aujourd’hui une sorte de SDF Junky dans je ne sais quelle ville de France, quasiment irrécupérable, comment est-ce possible mon petit Maxi, un gars sympa, gentil, marrant, la société créait des monstres par manque d'attention sur ses enfants et par manque de sensibilité. Ses soeurs je vous rassure avocate et bien ce genre de récupération sociale.

Dans le sens inverse Bernard avait une autoroute toute tracée de Grandes Ecoles, lui il a refusé de s’engager dans la voie de ceux qui avaient le pouvoir par conviction et il choisit de contraindre son talent au strict minimum dans la société, IL SE DISAIT UN OS (ouvrier qualifié » de l’Education Nationale) Ah Ah Ah, je rigole bien,  belle hypocrisie ou manque de lucidité en ce qui le concernait.

Il est libre Max, Hervé Christiani


La problématique générale à été, comment se servir de mon bagage que je sentais formidable, hors du commun, sans paraître prétentieux mais s'affirmer par ses différences sans complexes, avec Bernard il fallait toujours la jouer très modeste voir feindre la nullité, sauf en sport c'était permis, très pratique pour moi plus balèse en poésie mais ça paye pas à l'école, sensitif par tous les bouts une vrai éponge, mais pas en maths ni aux échecs, Echec-et-Mat  ? le François, pas tout à fait, j'avais en moi un monde vaste né de mon expérience mon ressenti et l'humour, mais quel sport de se dévaloriser dans son être quotidiennement et démolir tout avenir consciencieusement pour devenir une personne estimable, qui ne veut surtout pas s'élever dans la société, c'est pas bien!, j'étais très fort et à bonne école à ce jeu, tous les arguments pour ...sauf que dans la vie sociale réelle, je me suis auto flagellé à longueurs d'années, de cours, ne rien dire, ne pas chercher des objectifs plus hauts, comme bridé psychologiquement il ne fallait pas, encore aujourd'hui je me pose la question pourquoi je ne me suis pas rebellé contre cette évidence de Respirer la Vie Normalement au milieu d’une classe, le regard des autres qui vous jugent, j'ai été acharné a ne jamais me démarquer, même si naturellement sans le vouloir, j’en savais parfois plus ou autrement, ne pas choquer les esprits étriqués des banlieusards conventionnels jamais sortis du trou à rats (même si ce n'était pas de leur faute), resservant la même soupe rabâchée de leurs parents, les mêmes discours usés, aucune liberté de pensée ni de langage (on était loin de Céline), des profs de collège qui valorisaient l'école de la moyenne pensée, la Vox Populi, la Démocratie est l'avis du plus grand nombre c'est tout, j'étais perçu comme une sorte d'enfant sensible et timide dont on ne sait quoi faire, on m'a même jeté dans une section pour déficient en quatrième, j'écrivais parfois des poèmes, ils me venaient naturellement sans technique par flots ou tournaient dans ma tête quand je marchais à l'extérieur, je ne cherchais pas à les écrire ni les valoriser où les retenir, ils traversaient mon cerveau et disparaissaient pour autre chose, j'observais le monde précisément ce qui me demandait du silence, pas une fois je n'ai songé à exploiter tout ça et personne me l'a demandé, encouragé, ni dans un cours de Français nulle part, ni Bernard en premier qui aurait du percevoir ceci, rêveur d’autre chose toujours le nez par la fenêtre, un touche à tout curieux de toutes formes, utiliser les mains, j'aimais bien bricoler les objets les vélos, démonter et comprendre, cette mécanique étrange et parfaite par exemple mais en même temps un esprit attentif, je me sentais investi de littérature, de mots, que je portais en moi sans pour autant être agile en langue Française, je ne parvenais pas à me formater à la demande exigée du professeur ça partait dans tous les sens, donc les notes ne suivaient pas pour me caser dans la boîte littéraire typique, ce qui ne se voyait pas, j'avais une langue en moi une musique propre qui ne rentrait pas dans les cases, mais les enseignants avaient le chic de vous décortiquer style Ecole Normal sur Guillaume Apollinaire ça en devenait lamentable de stupidité technique, aussi gracieux que le montage d'un meuble Ikéa avec son plan dérisoire sur une feuille de papier de mauvaise qualité, toute l’âme de la poésie était envolée depuis longtemps de sa bouche et de la salle l'oiseau s'était envolé, ils ne comprenaient rien, que savaient-ils de la langue, que des banalités du prêt à l'emploi appris et recraché, aucune réflexion de fond, à nous repasser les mêmes plats dramatiques de nullité de rien, sans intérêt et on voulait que je me lève pour ça, Danette c'était mieux ! C'est eux le renouveau pédagogique des années soixante-dix, Françoise Dolto la parole aux enfants considérés comme des individus, eh bien ils n'en avaient pas encore entendu parlé dans cette cambrousse péquenaude ?

Château de Meung-Sur-Loire

Château de Meung-Sur-Loire, Rêverie dans le parc avec mon vélo rouge et les peurs entre les ronces des oubliettes, un cheval au loin virtuel, Jeanne et son Epée me regarde passer

 Felix Leclerc, le testament

Le Testament (extrait)

 

Bien sais, se j'eusse étudié
Ou temps de ma jeunesse folle,
Et à bonnes moeurs dédié,
J'eusse maison et couche molle.
mais quoi ? je fuyeoie l'école,
Comme fait le mauvais enfant.
En écrivant cette parole
A peu que le coeur ne me fend.

 

Où sont les gracieux galants
Que je suivoie ou temps jadis,
Si bien chantant, si bien parlant,
Si plaisants en faits et en dits ?
Les aucuns sont morts et roidis,
D'eux n'est il plus rien maintenant :
Répit ils aient en paradis,
Et Dieu sauve le remenant

 

Je congnois que pauvres et riches,
Sages et fous, prêtres et lais,
Nobles, vilains, larges et chiches,
Petits et grands, et beaux et laids,
Dames à rebrassés collets
De quelconque condition,
Portant atours et bourrelets,
Mort saisit sans exception

 

Et meure ou Pâris ou Hélène,
Quiconque meurt, meurt à douleur.
Celui qui perd vent et haleine,
Son fiel se crève sur son coeur,
Puis sue, Dieu sait quel sueur !
Et qui de ses maux si l'allège ?
Car l'enfant n'a, frère ne soeur
Qui lors vousît être son pleige.

 

La mort le fait frémir, pâlir,
le nez courber, les veines tendre,
Le corps enfler, lâcher, mollir,
jointes et nerfs croître et étendre.
Corps féminin, qui tant es tendre,
poli, souef, si précieux,
Te faudra-t-il ces maux attendre ?
oui, ou tout vif aller ès cieux.

François Villon emprisonné dans les oubliettes de Meung-Sur-Loire.
 Nougaro, la langue de bois
Je me rends compte maintenant de manière plus aigüe, en ayant leur âge, qu'ils n'avaient pas grand chose à nous apprendre, tout en l'enseignant avec autorité, je parle du Collège, ne ressentaient rien de spécial dans les domaines de l'esprits que du contreplaqué comme ce bâtiment infâme, ou du plaqué plastique je ne sais quoi, ils n'étaient ni artistes ni poètes, des incompétents du savoir, ces mêmes ringards m'ont éjecté du système, plutôt ont abandonné mon existence vers quelques chose que je refusais dans ma conscience, ils m'ont isolé, ne reconnaissaient pas un esprit comme le mien, ne cherchaient pas, au lieu d'essayer d'être plus attentif à mon être, évidemment sans le vouloir (tout le monde est innocent). J'ai l'impression de côtoyer autre chose dans les mots, le sens, au même âge qu'eux, je ne leur ai vu aucune ambition dans le transmettre c'est ça enseigner ?, jamais on ne pouvait débattre de politique interdite même en histoire on croit rêver, c'est quoi d'autre l'histoire ?
En fait on ne parlait de rien, nous répétions comme des Mainates leur maigre savoir


 

fete famile au bouquet-PAR FRANÇOIS MONTAGNON-2020


On me coupait la parole, j'avais l'impression de brouhaha permanent, maladivement timide ce qui n'arrangeait pas, rêvais de m'exprimer avec profondeur, on ne vous laissait jamais le temps, faisant rire les autres camarades, au lieu de valoriser les débats comme j’aurai aimé, j’avais beaucoup d’idées mais le lieu et la matière ne s’y prêtait jamais (le contraire de la maison où tout était proprice aux débats), je rentrais chez moi le plus vite possible sur mon demi-course Gitane bleu-glacier 5 vitesses, cinq kilomètres ou le car le moins possible et j’ouvrais la porte et voyais le rayon de soleil dans notre bibliothèque éparpillée dans tout l'appartement, il y en avait partout même à la cave des Soljenitsyne, Dostoiesvky, Céline, Gurdieff, Proust, Balzac, Flaubert, Kafka, c'était mon environnement et la musique... beaucoup de Gaston et BD de toutes sortes...Il y avait en moi du Verlaine, du Villon, de la noirceur et de l'illumination, de la joie pure tout en même temps d’un Prévert, on riait beaucoup à la maison et ça réparait heureusement les journées tristes, banales et lamentables que nous alignions comme des perles sur un collier qui ne finissaient qu'aux vacances.

 Mistral gagnant

J’avais droit chaque jour à ce sentiment, l'inquiétude d'aller dans ce collège, jamais de repos toujours sur mes gardes, il y avait deux camps, soit les footballer de la balle de tennis obligatoire et/ou les très bons élèves d'idiots vaillants perroquets fiers de leur bonne note, « j'ai eu 19 en Maths mais tu es super intelligent mon enfant c'est moi qui te le dis alors, la société t'appartient donc, elle t'attend à bras ouvert », j'étais nulle part retenu dans mon No man'Land, salle d'embarquement pour où , tandis que j'entendais les messages de vol qui n'était pas le mien ?
Le cauchemar avec les profs de mathématiques, alors là ces sadiques et leur minuscule savoir, périmé maintenant, des petits comptables, c'est ceux là qui vous jugeaient à la fin des trimestres, qui pesaient vraiment dans la balance "moyen élève effacé on ne l'entend pas, des possibilités, peut mieux faire, mais redoublement ?, on ne comprend pas bien pourquoi il n'aime pas la lutte gréco-romaine et les maths qui sont Indispensables à l'existence... Redoublement, passons à un autre élève"

Je savais me servir d'un voilier, de manipuler les voiles, sentir le vent, entendre venir les dauphins, eux n'étaient probablement jamais monté sur l'un d'eux, auraient été pétris d'angoisse devant la mer les vagues, le vide le vrai celui des poètes, métaphysique, ce ressenti je l'avais expérimenté bien des fois, mais non c'est ceux là qui vous jugent pour la vie, sans vous connaître, des lourdauds, je me suis rattrapé tout seul, puisque Bernard me disait pour tout viatique d'étude "Au fond François le baccalauréat ça ne sert à rien, les études non plus, (ne travaille pas !), moi (Bernard) j'ai été dans des petits jobs très convenables, on est parfaitement heureux comme ça...

 

CORSE 1985: En voilier la descente, Calvi, Cargèse, Ajaccio, Bonifacio, Porto Vecchio et les îles Sardes,  remontée mais Agnès...

FRANCOIS-AGNES-CORSE RETOUCHE-RECAD-REDUX 1MO-FINAL-FRANÇOIS MONTAGNON 2020

Murray Head, mademoiselle

https://www.youtube.com/watch?v=7F3MLhgTwcY

BALTHUS le maître classique, n'aurait pas renié cette superbe posture et ce duo nimbé d'étrangeté et de magie, les visages racontent Agnès et François comme un songe.

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Balthus, La toilette de Cathy

AGNÈS RMONTANT A LECHELLEretouche-recadrer redux

Mon cadrage à la David Hockney le peintre de "swimming-pool", le photographe est amoureux de la belle à la peau blanche.

Agnès vingt-deux ans et le Romantique François seize ans seulement, lors d'un tour de Corse, côte ouest à la Voile en 1985, si les filles de son âge le snobaient, plutôt prétentieuses se croyant toutes super belles, comptabilisant leur petit don, de ce qui plait aux jeunes hommes la nudité que l'on attend sans fioriture, comme des épicières souvent aimant le plus voyant le plus vulgaire,

J'veux du cuir, Souchon

curieusement François avait un véritable succès auprès de celles plus âgées que lui, les femmes, souvent assez belles, appréciant l'esthète en herbe sans doute et la sensibilité à fleur de peau, elles aimaient cette sorte de fragilité et savaient s'offrir avec une grande générosité sans pudibonderies, merci à toutes celles-ci qui m'ont émues et montrées le chemin dans la délicatesse, la féminité absolue, facteur de rêves plus tard je les ai retrouvées dans toutes ces oeuvres d'art peintures et sculptures, je reconnaissais ces sentiments tragiques et subtiles expérimentés.

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Une très jolie sculpture : Agnès à la barre qui me fascina longtemps, comme ces tableaux d'Anglaises endormies de Sir Edward Burne-Jones, "Garden Court", on avait surtout une grande attraction sensuelle réciproque instantanée, notre différence d'âge ne comptait pas, même si notre relation est restée discrète et silencieuse, voir secrète pour des tas de raisons elle n’en demeurait pas moins vivante, ce non dit à été une expérience extraordinaire en fait, elle est restée pour moi une trace indélébile, un bel ange blanc envoyé du ciel, d'avoir effleuré ses ailes fines et délicates de sa peau douce et blanche de lait et si finement grainée comme la soie ! "Je te garde très précieusement au fond de moi Agnès et de la lettre du So Romantique jeune garçon fluet", "...mais attachant avec son regard profond imperceptiblement interrogateur sous sa frange émouvant, si sensible et doux quand il me touchait de ses longs doigts fins sur mon corps nu en transe toutes ces nuits très chaudes là qui se sont succédées", « je me souviens de sa toison blonde dévoilée par la lune que je caressais comme le trésor le plus inouï qu’il me soit de tenir sous ma main et sa peau mélange de sel séché et des paillettes de sable d'or, qui frissonnait au toucher de ma main faisant ressortir le velours de l’épiderme qui luisait, elle semblait elle même contenir son éclairage dans la nuit, ses jolies seins blancs qui se durcisssaient, et qui m'ont fait entrer dans un monde inconnu , le Nirvana».

esprit des morts veille gauguin RETOUCHE


, Et l'or de leur corps, Manset/Gauguin

sir edward burne-jones-garden-

sir Edward Burne-Jones-garden

La séparation a été un moment pénible, la boule au ventre, nous ne prenions pas le même avion à Calvi pour Paris, la belle Citadelle, la petite porte de bois, dans la voûte marquée « Tao » à la craie vaguement, un graph dans la ruelle, nous nous sommes baignés dans la nuit sur cette plage au sable jaune, la veille, sous les étoiles et la lune amie, tu étais nue dans les vagues, le jour du départ je ne me souviens pas avoir pu t’embrasser ou te prendre la main, ou quelque signe affectif trop de gens autour, la disparition violente, un regard sans doute désespéré et triste, le pire c'est que personne ne s'imaginait ce que j’endurais, l’ambiance générale était de joie légère, alors que tout pesait tout à coup la mélancolie, la tristesse comme un rat mort s’en suit dans l’avion, douleur de l’impossible destin ensemble, la séparation combien de fois subirais-je ça ! Alors que tout pesait tout à coup, il fallait accepter en silence, je savais que chacun irait à sa vie, et qu’Agnès dû m’oublier rapidement, lorsque l’on à seize ans l’existence est un tel foutoir et on ne maitrise rien, on a ni travail ni diplôme, à quoi bon même l’évoquer en parler, je suis resté seul avec ce souvenir,

, La ballade de Tao, Higelin

https://www.youtube.com/watch?v=dblnp0WWV5A

dans une époque trouble qui allait engager, un second round d’une autre nature, mais je n’oubliais jamais Agnès, comme un moment très particulier, un îlot de douceur et de beauté pour moi seul, une vrai femme, en plus magnifique, qui pouvait s’intéresser à ma petite existence, mon physique insigne comme aimaient me le rappeler régulièrement ces adolescents(tes) du même âge que moi, maintenant j’avais cette expérience qui me consolidait face aux préjugés nombreux, mais j’aurai aimé poursuivre cette relation, elle habitait je ne sais où, je ne crois pas à Paris, et ne se serait pas embarrassé d’un jeunot comme moi sans argent sans avenir, et puis mes parents n’auraient été sans doute pas très chaud par une histoire avec une femme ayant une telle différence d’âge, là c’est dommage car je le conseil à tous les adolescents c’est la plus belle chose qui puisse leur arriver, j’y pense encore très souvent, et rien ne pourra jamais le dépasser dans sa force et sa puissance ces émotions là.
"Merci encore Agnès tu étais là au bon moment et avec naturel et simplicité tu m’as fait ce cadeau qui a changé ma vie ! Le coeur brisé mais de belle façon, la preuve est que tu es restée au fond de moi tout ce temps, et le ravive de l'écrire aujourd'hui, je me revois ces nuits là, tu n'avais pas disparu. J'ai eu beaucoup de chance de t'avoir rencontré mais à l'époque j'aurai pu te suivre jusqu'en enfer si tu me l'avais demandé, à genoux ou en rampant, je t'aurai gardé, tu ne t'imagines même pas à quel point j'étais fou de toi dans ma fougue romantique, j'en ai encore mal de cette passion stoppée en plein envol, mon désir était si grand envers toi, une sorte de feu intérieur et puis tu y était sensible, tout fût tiède par la suite, j'ai même viré à la randonnée solitaire".

Le sac à dos et le voyage en solitaire, le Tour des Cévennes sur les pas de la terre où j’ai appris à marcher, des raidillons et le cagnard, Barres des Cévennes, Sainte-Croix-vallée française, Sainte Enimie, dans le petit village GABRIAC qui vit mes premiers pas, puis Le Tour du Queyras le début de mes nouvelles recherches, d'apprendre la marche, les pas, les reflexions, une certaine solitude mais en même temps emplie de poésie, de rêves, de vie et de temps en temps des rencontres au hasard de toutes sortes. Je me retrouvais tel que j'étais en fait, il m'arrivait de croiser de jolie jeunes filles hollandaises, elles étaient partantes pour rester avec moi,  mais dur à cuir je poursuivais le voyage seul malgré toutes ces douceurs qui m'attendaient au tournant, bizarre quand même ce truc, c'est toujours lorsque je refoulais que les charmantes venaient vers moi et il y en a eu de ce genre de porte fermées, c'est surtout une histoire de Timing divergent.

CEVENNES 1969290 RETOUCHE REDUX

 Gabriac en Lozère, avec déjà le sens de l'acrobatie et Alice caressant les brebis du père GRASSET protestant pur et dur sa femme se tenait debout en retrait lorsque nous mangions, il ramassait les châtaignes de sa forêt et faisait son vin de sa vigne. (piquette)

 ,Guigui, Jonasz

C’est vrai qu’il y eut après tout l’Arc-en-Ciel des prénoms féminins possibles qui m’environnèrent, mais ce n’était pas pareil, toutes ces autres qui me fascinèrent quand même.
...

Grenadines-Tobago Cays-

GRENADINE, BEKE131 RETOUCHE REDUX

le "finir pêcheur" de Manset  

 (Bernard) "j'ai fréquenté des bistros super avec des gens Hyper-intéressants des philosophes" (qui se tapaient des journées harassantes comme ouvriers de huit-heures), il oubliait de le signaler, la il n'y connaissait vraiment rien, heureusement ma mère Danielle, elle savait ce que représentait la dégradation sociale, la misère, elle l'avait expérimenté douloureusement en tant que Pupille de la Nation et ce genre de marque vous reste, j'ai essayé de voguer entre les idées inapplicables de mon père issu de Lakanal, brillant élève, travailleur et doué, et moi face à un avenir beaucoup plus difficile au cordeau mètre par mètre, Bord sur Bord jamais tranquille, marcher au près avec le vent et la flotte salée plein les yeux tête nue, entreprise éreintante qui ne laisse pas de pause calme, surtout de bien voir le CAP réel, mais je maniais avec courage mon petit bateau, un peu en solitaire, ça ne me dérangeait plus trop cette solitude qui était devenue comme une amie de toujours, un personnage à qui je parle depuis tant d'années en miroir, qu'il connait tout de moi, sait ce que je peux faire lorsque je suis passionné, déterminé, il n'y a plus d'obstacles qui me résistent longtemps, je prends tout à contrepied, anticipe les coups, baisse la tête pour laisser passer la bôme, mauvais calcul je vois des récifs, virement de bord, ne lâche pas la barre, elle est jolie en bois vernis toute simple, pas une roue prétentieuse avec du cuir autour, une vrai celle de mon REQUIN de toujours aux senteurs de bois et d'eaux salées, l'autre main droite sur le bout qui borde la grand voile, je ne suis pas costaud mais je sais utiliser au mieux mon corps pour l'économiser par gros temps et mon instinct toujours impeccable qui sent les tempêtes bien avant, tandis que tout le monde ri en maillot de bain, tient le foc faseye et alors, on vire légèrement en silence et bon c'est sportif, usant mais reste une réalisation personnelle, qu'on engage et qui ne ressemble à aucune autre, ce voilier est racé et raffiné silencieux comme son propriétaire fictif, rien ne se voit, mais tout y est beau et gracieux, efficace, du cousu main, la route n'est pas très directe à cause du vent de face mais on doit contourner par le Sud pour doubler le cap avec son courant traversier puissant, sa houle méchante, ce voilier l'air de rien c'est du solide, du costaud d'autres épreuves ont éprouvés le navire qui pris des coup dans la coque, on a bien cru couler parfois sur des cailles, les voiles un peu troués, des bastaques et bastingages à la mer, des coups sur le corps, perche dans l'eau, poissons partis avec l'hameçon, et plus de radeau de survie depuis longtemps. ça y est là bas dans le brouillard verdâtre qu'on imagine c'est l'île de nos rêves qui va apparaître miraculeusement sortir de la brume et devenir brutalement aussi nette, colorée verte sombre et aussi près qu'on le peut, comme l'on vu Cook ou Bougainville, on pourra observer les petits villages de pêcheurs et les bateaux côtiers, les couleurs, puis le bruit des hommes les cloches qui tintes, les cris les voix et enfin les odeurs de terre humide qui vous enivrent amené par la brise, chaque fois, senteurs de bananiers, et de fruits sauvages, on aperçoit la merveille des criques qui vous sourit déjà, une maquette du bonheur à l'état pure, parfaite, une jeune fille est là debout à peine vêtu vous n'avez que son sourire quand elle tend ses bras rond, sa peau délicatement teinté de brun, elle porte des gros bracelets d'or poignets et chevilles, malgré son dénuement apparent, ses pieds nus se mettent accroupis pour attacher votre amarre sur le joli ponton de teck, on entend le clapotis et le bruit de la coque qui touche gentiment le petit débarcadère, il y a peu de courant, l'eau est plate comme un lac avec quelques petits bateaux de pêche, je vois ses mains gracieuses courbées, fines, mais derrière-elle il y a un panier de fruits pour moi, elle ne me connait pas, comment savait-elle que je venais, mystère, ces deux oeuvres de beauté bien vivante me tendent deux mangues,  on dirait celle du père Gauguin avec ses teintes multiples du jaune-rouge orangée passant au vert tendre tout autour du fruit sur l’oval parfait attirant, une vrai petite toile, tout est là à sa place, je suis de passage pourtant j'ai l'impression d'y être depuis l'origine dans ce lieu avec celle aussi qui ne s'étonne de rien, elle commence à retourner le bateau admirative de mon voyage, elle lâche des petits cris de joie d'animaux quand elle tombe sur un objet, elle regarde concentrée, semble l'aspirer dans sa totalité en un instant par ses yeux puis le laisse tomber comme un bébé fatigué de son jouet, elle me prend la main souplement en silence et m'emmène vers sa cabane sur le sable, je ne l'avais pas vu d'abord, mais je remarqua une structure plus propre, plus organisée sur fond de verte végétation en tous genre dominés par de longs cocotiers qui semblent tomber dans la mer pour la boire, certains petits bateaux accrochent l'amarre directement autour de leur tronc, les fonds sont de cinquante mètre au ras de la plage, les gros poissons s'approchent la nuit aussi, on ne se baigne pas la nuit, elle voit que je suis bien fatigué, m'installe, prend sa guitare et tandis que je déguste quelques poissons grillés, elle me chante une balade dans la langue ancienne de son pays, je comprends son âme elle est comme moi, voguant entre tristesse mélancolie et douceur, parfois la violence remonte mais aussitôt contrée par la chaleur qui nous recouvrent le dos, on passe sa main pour faire tomber le sable et le sel, les micro-organismes qui s’installent sur vous comme sur une île, elle aime la liberté, et ne souhaite que partager sa vision, il fait noir, les étoiles se découvrent, le son harmonieux du ressac sur les galets, sa voix fait corps avec mon être, je me laisse porter par ses chants profonds venant des millénaires passés, il fait nuit mais je vois son sourire sur moi, ses dents, elle voit tout, ses yeux noirs luisent dans la lunes et deviennent comme des brillants jaunes, ainsi que l'odeur de sa peau sucrée vanillée de coco, serait-ce ses longs cheveux qui sentent les fleurs et qui luisent de blanc en larmes d’étincelles, les lucioles tournent autour de son visage  en oval comme une reine et sa Tiare, plus rien ne sera comme avant cette rencontre- Quel est ton nom ?

-Koï je suis celle que tu n'oublieras plus jamais, c’est le nom d’un poisson particulier blanc et rouge dans ma langue, je serai dans ton coeur chaque fois que tu en feras le souhait, magique et pourtant bien réel, tu as touché mon corps et moi le tien, je sais tout de toi, ne me dit rien, allons rêver ensemble, pour quitter ce monde si brutal.

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La baie des Deux Pitons, Sainte-lucie

Alors déjà nous nous endormons sur les nattes de sa petite Case modeste, tout y est clair, peu d'objets, une petite table, quelques casseroles et ustensiles de cuisine, au fond un petit miroir est accroché près d'une petit bouteille de sent bon, les tongs de bois. La lune semble heureuse d'éclairer son dos nu large et ses fesses rondes, je n'entends qu'un soupir, celui d'un petit animal, le souffle léger sort des petits naseaux, nous nous endormons bercé par la mer, les insectes ont pris la place sur la bande son, il ne faudrait jamais s'endormir pour continuer à vivre cela à petites gorgées, revivre sa nuit, mais la vie vous oblige à fermer les yeux et découvrir un nouveau matin, une page neuve, et si au réveil c'est son sourire ou sa voix qui chante vous êtes béni des dieux, il suffit de l'embrasser délicatement sur le front ou le nez, et ses pupilles vous entrainent dans son âme joyeuse, rien à faire son mouvement est si puissant, si naturel en même temps que toute résistance est inutile, "tu as faim ?", petit miracle, le déjeuner est déjà-là sur la natte en feuille de latanier posée sur le sable, le lait de coco si pur vous rassasie en totalité plus que vous ne l’imagineriez.

 Vahiné ma soeur, Manset

françois à la barre129 RETOUCHE REDUX

Coup de vent sur la mer des Caraïbes !

 

carte du monde et des rêves-liban 1968

 

Saint-Vincent-retouche

Saint-Vincent ...loin de Singapour..., Antilles

Les trois Cavaliers, branduardi

 

FRANCOIS-ANTILLES-RECADRAGE

Il fallait au contraire dans la société qui venait les années 80 's jouer des coudes frimer, faire des carnets d'adresses et des ronds de jambes, jouer l'hypocrisie sociale, tout accepter comme un stage gratuit même ça j'avais du mal, la gagne quoi les dents longues, mais je n'avais pas le bon Logiciel, j'ai continué à suivre ses conseils puisque Bernard a raison sur la gradation des choses qui comptent, préceptes que je suivais, comme un enseignement de valeurs dans lesquelles j’avais totalement confiance, je ne suis pas devenu Chercheur au CNRS ou Docteur en Histoire de l'art ou il fallait même copiner pour réussir, ni Prof, surtout que j'étais dégoûté de ce métier, j'ai été à vau-l’eau comme j'ai pu en restant fidèle aux valeurs que l'on m'avait transmises, ma curiosité vers les NTIC, je ne regrette pas d'avoir toujours été à coté des fondamentaux de cette société misérable sur ce Mensonge Social, et vendu, non pas que je n'ai pas voulu en être, je voulais tant les week-end à Saint-Malo et retour à Paris le soir, les embouteillages, se garer dans mon VIe arrondissement parisien, peut-être les enfants avec, mais ils fallait tricher chaque fois plus ou moins être de la bande à/et selon le vent, très peu pour moi c'est impossible, j’allais dire génétiquement de se laisser aller à ça sauf par inadvertance, mais dans cette course là, tout le monde cherche plus à vous disqualifier qu’à vous encourager, plus Chacals que Casimir. Je me souviens de cette amie qui habitait, Rue Amelot à Paris, que j’avais rencontré au ski, Elodie qui avait été sur « L’île aux Enfants », vous savez ceux qui jouaient durant l’émission avec François et le facteur, Cécile, la chance, le rêve mais à l’époque, nous étions aux Antilles sur une autre île la Martinique, et l’île devait se trouver aux Studios de la SFP de Joinville-Le-Pont, ça va pas non !

yo du wat retouche RETOUCHE

Yo du Wat, Ubon Ratchathani, année bouddhiste 2539, ISAAN Est Siam

Royaume de Siam, Manset

C'est le paradoxe, le produit de mon caractère issu de l’éducation de mes parents, mais mon père qui me dit d'un seul coup vers vingt-cinq ans, "dans la vie on ne fait pas ce qu'on veut, ce sont des milieux inaccessibles… (artistiques), faut utiliser le piston" là je l'avais amère, donc Mensonge, la société est nivelée et concurrente, pourquoi ne pas me l'avoir dit que la guerre se déclare dès le plus jeune âge, aller dans les bonnes écoles et tout, on aurait gagné du temps non ?, ce revirement, ce qui veut dire qu’à ce moment là j'aurai pu faire toutes les crasses, être un salaud, un vendu, roublard, tricheur ça passait, encore une fois il faut décrypter dans les mots du Es-Nanardien, car si j'avais dit, "je vois telle personne pour obtenir tel poste, je fais semblant de sourire, de jouer la connivence pour obtenir telle chose", il n'aurait pas aimé, il aurait été déçu même, mais j'étais déjà formaté, il était trop tard pour tout remettre l’ouvrage sur le métier, alors il fallait avancer avec ces contradictions fondamentales, comme une sorte d’ADN ineffaçable, je n'allais pas lécher des bottes comme tout monde, soirée cocktails, avec cette étoffe philosophique, toutes ces souffrances intériorisées pour rien des années de solitude, d'Erémitisme particulier, de mise à distance, devoir faire comme tout le monde en fait, ses petites affaires, nous n'étions pas libre.

Parlerais-je de ce petit groupe de chercheurs dont je faisais partie, membre à part-entière, dans la photographie ancienne, et dont quelques un ont refermés leur main dessus et se sont octroyés la « Manne » d’origine publique et vivre de cela aujourd’hui, de ce capital ?  j’y entrais dans ce Club et je sentais déjà la chasse gardée et cette petite mondanité qui s’auto-proclamait par avance et se distribuait les rôles futurs, je les entends à la radio souvent maintenant et dans le monde de l’Edition et Universitaire, Bravo ! je n’ai pas oublié la manière de cette lamentable copulation.

 mes chers parents je vole

Mais le moment qui m’a démobilisé fut pour avoir raté un poste, je sortais d'une année après ma Maitrise en Histoire de l'Art spécialisation Photographie Ancienne à la Sorbonne, de voyages et petits boulots, je courais à gauche et à droite motivé vers des choses qui m’intéressent dans la photo, Dring coup de téléphone de MAGNUM l’agence photo, « on va faire une exposition à l’intérieure de l'Eglise de la Sorbonne, pour fêter les Trente-ans de Mai 1968 , on a vu votre Cv (déjà style pro), on a besoin de vous comme Assistant d’exposition et de participer au Catalogue général » ouah j’y vais au rendez-vous, tout se passe à merveille, on s’entend bien, problème un truc d’assurance, bon je vais demêler ça…. je fais le tour rien à faire, je leur dis  Non désolé je ne peux pas c’est trop compliqué pour « les lois de l’état », ok déçu des deux cotés.
Quinze jours plus tard ils me convoquent à nouveaux dans les locaux près de Belleville à l’époque, à nouveau entente, ils insistent ils me veulent moi, toujours ces papiers à la con, eh bien j’ai pu pleuré de rage et voir l’expo et le catalogue plus tard comme un anonyme passant, j’étais désespéré, avec mon Histoire familiale, mon cursus, mon style, c’était à moi pour moi ce travail, y’avait Salgado que j’adore et les autres et bien baille baille, j’ai du faire un boulot minable d’Agent de voyage mal payé, ça l’état était Ok, bande de Salauds, pour bousiller la vie des jeunes vous êtes fortiche et avez c’est certain la mention Es-emmerdeur de la vie des citoyens, donc tout ça démarrait mal d’autant que le chômage était le plus haut de toute l’histoire depuis la Guerre quarante, alors quand on manque un virage, c’est comme le slalom à ski, on loupe ensuite toutes les portes et y’a rien à faire sauf de ne pas tomber et d’essayer de récupérer quelques banderoles et passer l’arrivée sur une jambe enfin comme on peut, entier quoi !

you don't have to tell me, Slow Joe

françois sur les toits

Sur les toits de paris, Eglise de Port Royal
Après, tout c’est répété, j’étais fatigué de ce système fermé, un bocal ou vous n’y avez pas accès sauf à des endroits qu’on vous laissait mais qui ne correspondait pas du tout, alors que d’autres pour la plupart, opportunistes occupaient tous les bons postes, la machine était bien réglé, en coupe, et ça c’était même pas intéressant de perdre son énergie à courir comme le jeu des chaises musicales, voilà les soixante huitards avaient inventé ce jeu, à leur enfant, à les voir tourner, et rire du haut de leur petit poste acquis sans diplôme, mais vous on vous demandait bilingue et si vous l’étiez trilingue…. c’était un jeu sans fin pas drôle du tout, j’ai fini par me détourner de toute carrière dans ce système pourri, et des chefs d’entreprises qui ne valaient pas mieux, j’ai même une sorte de Beau lointain cousin qui m’a joué la même sérénade ce petit prétentieux avec son fric, il vendait ses services au Louvre, des trucs d’ailleurs qui ont été remporté par SONY après pour la visite des touristes, le fameux Nintendo, la game boy façon culture dans le musée, il m’a fait le le coup du menton « lévé » à l’Antillaise, lui qui n’aurait pas distingué un Véronèse d’un Courbet, je connais le Louvre par coeur, j’y suis allé sur huit années plusieurs fois par semaine, alors tu as un gars devant qui te prends de haut en te vendant sa ferraille et sa camelote, même pas modeste ou légèrement  respectueux, moi qui fréquentait quand même les Vernissages prestigieux à Paris et les soirées des galeries, et tu dois te prosterner à ses pieds sous prétexte qu’il gagne un peu plus d’argent que les autres, dans sa banlieue et son git à Londres, ça le Beau Geste connait pas, les Nains de jardin qui se prennent tout de suite pour Rockfeller en France il y en a des pelletés. Ramasse donc ton fric malsain mon vieux, tu exploiteras d’autres, mais pas un de ceux de la famille quand même…de la dignité.

, Putain Vierge, Higelin


Tu sais que mon grand Oncle fut multi-milliardaire par sa femme pendant une dizaine d’années ?, et la chute vint, alors toi et tes trois sous GO HOME !, il ne m’a jamais rappelé cet imbécile. ll n’a pas été capable de tendre la main gentiment, normalement, il ma joué son Bernard Tapie, pauvre Chimpanzé, la caricature de l’époque, bref rien de passionnant dans ces histoires, rien de positifs ni d’aventuriers...Je préfère mon Oncle Jean-marie Loutrel qui a su s’en sortir avec beauté, il a su naitre près d’une Rivière Indienne au milieu de  la Sasketchewan Canadienne « Pinto Creeks », nom associé à cette tribu,  quand ils défrichaient là-bas on déterrait des crânes et objets Indiens avant de planter quoique que ce soit, tout l’histoire de l’Amérique sous cette mince couche mais ferme resté quasiment vierge depuis qu’ils avaient quitté, ou tués, chassés par les blancs de leur terre ancestrale, avec les meutes de loups l’hiver par -35c° sous la neige qu’il fallait éloigner à coup de fusil, a cru, sans rênes tenant à la main par le crin de son cou sur son cheval au galop dans les plaines immenses, illimitées tout droit, sous un ciel bleu, poney PINTO véritable Indien avec des tâches jaunes et blanches, frôler la mort et survivre à Winnipeg dans un incendie qui ne laissa que des cendres d’un bâtiment gigantesque, le départ dans le blizzard de nuit, pour éviter la honte d’abandonner les terres canadiennes âprement labourées et défrichées par le village de Meyronne une deuxième fois repartir à zéro au retour de la guerre 1914, quelqu’un leur avait pris avec le matériel, donc pour attraper le train qui s'arrête trois minutes dans un désert de glace au milieu de nulle part, deux mètres de neige sans un Dollars et pour payer les tickets de la famille, mon grand père Edmond Loutrel charge le charbon à la pelle toute la nuit pour alimenter la Locomotive, ambiance la bête humaine, il revient souriant le matin méconnaissable noir de suie, philosophe, pour régler la note des neuf personnes dont mon arrière-arrière grand-mère Jeanne Dutemple qui est du voyage, d'un courage inouï avec sa robe lourde dans la neige jusqu'aux hanches tandis qu'elle perd une de ses chaussures coincée dedans, l’urgence, la survie il faut monter avec les six enfants, le cochon et les poules, la malle, mon arrière grand-mère Marcelle Tschirret, habituée aux fastes et serviteurs, salons littéraires de poésie parisiens, pourtant pousse en force le contrôleur un géant noir qui leur bloque l’entrée parce qu'ils ne présentent pas de billets, pour entrer dans le wagon et dormir jusqu’à l’arrivée à Winnipeg c’est l'Armée du Salut car il fait -25c° et dormir dehors c’est la mort assurée.

ça j’appelle cela du style, les coups de poings dans les back-streets à Chicago pour permettre de Vendre le « Chicago Tribune » à la criée, et d’autres petits jobs de récupération de brocante, en concurrence avec des Américains bien plus grand que ce froggy (issu de l’avenue de Breteuil, ils ne savaient pas ces Ricains, Saint-François-Xavier, le grand chic l’Opéra de sa mère Marcelle Tschirret chaque semaine, le fin du fin parisien) et pourtant il tapait pour ramener des Cents à la maison, puis ce sera quand même l’Avenue Foch, une Princesse Russe comme femme à ses cotés, Arletty, Morgan, Dietrich, aux cotés de Grace Kelly, Audrey Hepburn à Hollywood là oui on parle de quelque chose, il avait le goût des belles femmes, et puis rebondissement il finit trappeur, tant pis au Nord du Lac saint-Jean, dans une cabane de rondins avec à peine l’électricité, la grand classe cet Oncle d’Amérique, chassant l’Ours et l’Orignal, le Caribou, Lynx, loup, Castor, Renard, les oies sauvages (outardes), pêchant le saumon et la truite vivant des aventures hors du temps, il a su vivre sans prétention, un jour tandis qu’il gagnait un petit boulot avec un vendeur dans sa carriole de Chicago, lui dit « c’est toi qui donne la valeur de ton travail aux autres pas le contraires », bravo, il suivit cette religion, ça avait de la gueule et de la vie à gros jet.


Il me semble que lorsque l'on a une approche de la vie en tête différente, il faut mettre les moyens pratiques pour l'appliquer et donner une chance de l'inculquer, la beauté du geste ne suffit pas dans un monde pré-organisé, elle va toujours dans le même sens majoritaire, ce serait comme d'essayer de lutter contre la force d'un torrent, impossible, c'est pourquoi on recherche des voies extérieures entre les rochers pour palier à cette lutte perdue d'avance, bien que j'ai nagé sens contraire c'est épuisant, mais j'ai pris l'habitude à force et donc je me suis adapté, mais le demander à d'autres c'est délicat, il faut mettre des choses lourdes dans la balance pour contrer la puissance de la société conventionnelle, anticiper les coups et la prendre par revers, là je me suis senti lâché au milieu de la Savane Africaine mon livre et mes belles idées à la main, mais pas de couteau, d’arc ni de flèches le néant (dertal) pour me défendre. C’est là ou l’on prend conscience et l’urgence de lire Charles BUKOWSKI, « souvenirs d’un pas grand-chose », pour se remettre sur ce terrain de la saloperie humaine. Henry MILLER et son « Tropique du Cancer » ses virées parisienne d’une autre époque, « Big-Sur » sur sa vie d’écrivain dans ce village avait ce genre d’expérience intéressante, aussi une bible à la maison cet oiseau. Pour me calmer le cerveau j’ouvrais Lawrence DURELL « Citrons Acides » ou le « Quatuor d’Alexandrie » monument littéraire dont nous étions très amateurs.


En tant qu'individu, je n'avais pas appris à tricher mentalement et en Art on ne triche pas même si en soi il décrit une certaine illusion de mise en valeur, une création personnelle, une vision relative mais qui ne fait de mal à personne, je n'ai jamais tenu quiconque en esclavage dans un service, ou fait souffrir des employés comme un chefaillon, ni utiliser tous les moyens pour prendre la place d'un autre, lancer des rumeurs, de la saloperie de ce genre, non jamais et c'est leur gloire, une belle création de Bernard et Dany, bien entendu qu'il en a souffert et il en souffre encore puisqu'il en a subit de ces hyènes prêtent à tout, mais au fond il est modeste et bon envers les autres, garde l'humour comme hygiène de vie, ne se morfond pas dans une religion, idéologie, ni de clan, de réseau, de petits  clubs  fermés autour de rituels, ni Franc-Maçon, ni Compagnons d'aucune sortes ou autres groupuscules, ni Rose Croix, colifichets, chapelle pseudo intello, Saint-simoniens, Voltaire, rendez-vous des « élites » qui nous gouvernent les esprits, et autre foutaise plutôt fadaises pitoyables en Hermine blanche avec un petit marteau ridicule à la main, clochette ou je ne sais quel Symbole de bois totalement nul pour l’esprit, pas ce genre d’Eglise qui ruine le cerveau, ni même la pagode de Vincennes, mon symbole c’est LIBRE comme on peut l’être aujourd’hui, car avec tous ces religieux qui y croient et qui sont prosélytes y’a de quoi avoir peur de ce monde en fabrication, comme cette pub à la télé effrayante « ce sont eux notre avenir » au secours ! deux skates boardeur et des flambeurs bien fringués qui roulent les mécaniques dès vingt-cinq ans super, au « canard enchainé » est viré celui qui reçoit la légion d’honneur, car il a validé sa proposition en la retournant et c’est suffisant d’Ego.

Bon si il y avait par miracle le Club de toutes les filles que j’ai aimé, ou les passantes extraordinaires j’irai chaque semaine, à part ça ! Ses outils à François, il utilise toutes cultures comme le Bouddhisme appris par l'expérience de voyage d'observateur du monde, raffiné par le regard aiguisé de tout, qui est une façon de vivre élégamment à mon sens je trouve, la vrai connaissance est ailleurs."

, Higelin, encore une journée d'foutue

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…Je nous revois encore penauds ma mère et moi, dans ce Lycée Catholique qui enchantait Bernard naturellement, on peut imaginer, tous les deux tremblants ma mère et moi par un temps superbe du mois de Juin sur le bord d'un joli bras de Seine, un petit château avec un grand parc boisé comme Lakanal, moins imposant, mais ce n'était pas, une épopée en soi, j'ai travaillé dur tout l'été pour me remettre à niveau, L'Art qui me sauva enfin "dé la misé", oui avec enfin des amis, des ados sympas, une canne de survie, la seule qui pouvait me sortir de ce traquenard, là c'est Dany qui joua la le dernier Joker, le coup du domino antillais Clac sur la table, "bien joué Aiie maman" et nous sommes allé mendier comme des malheureux une entrée en Seconde, de la même façon où elle aurait été durant son enfance voir le Maire pour demander une aide donc trente années avant, c'est une démarche difficile, merci.

Angelo Branduardi -Va où le vent te mène 

Te souviens tu de cette émission fantastique avec ce gars sortant de nulle part ?

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Karine Cloître de Firenze, 1986

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Elodie

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Valerie, Irlande, 1988

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Claire, Tignes, 1990

Poussy, Jonasz

 

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Anne et Claire

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Dimitri-François-Claire-Anne, Canal-Saint-Martin, Fête de la Musique, 21 Juin 1992

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Anne au miroir

Fille au miroir : figure Balthusienne emblématique, "Anne des Yvelines", personnage d'un "Conte d'été" d'Éric Rohmer, les années Michelet.

 

, Felix Leclerc, Le Tour de l'ïle

https://www.youtube.com/watch?v=BEpC34NyXA8

, Felix Leclerc, Ton visâge

https://www.youtube.com/watch?v=W_tY4k31YRc

 

En mémoire à nos seules préoccupations d'hier, va t-on retenir ce visage tant aimé pour notre petite éternité humaine ?

 

PORNIC JUILLET 1995

, Les jours du jaguar, Murat

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pornic jeu de raquettes161 RETOUCHE REDUX

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 « Tu me rappelleras toujours "Amélie Poulain" sortie vers 2000, j'ai ressenti la même chose venant de toi la façon dont tu faisais des cadeaux avec passion, je ne sais pas dans ce romantisme simple et léger oui cette musique je pense à toi immédiatement, et si tu avais tes histoires tes copains, bon j'effaçais et ne voyant que toi. Tu es assez fine, sensible et tu savais tout évidemment de mon attirance pour toi, je trouve qu'il régnait entre nous comme une tension positive, au delà des mots, je me trompe peut-être, nous sommes toujours parlés en Off, oui je crois en silence, quelle grande élégance nous avions, pour préserver une amitié en Or, tout a été très beau dans ce non dit et ces rires ensembles, je te fais une révérence de ta bonté suprême et à ta beauté, j'espère que tu vivras longtemps dans un grand bonheur, j'ai été très touché bien des années plus tard lorsque tu m'envoya la photo de ton Echographie, ce coté personnel et le petit mot, m'a bouleversé de ta confiance et du lien ensemble, tu as été pour moi bien plus importante qu'on le dit, et quel que soit le contenu que l'on donne généralement à ce mot, je crois qu'il fut quand même raison d’Amour à tout ça". ».

http://www.dailymotion.com/video/x207wb7_the-cameraman-w-buster-keaton-full-hd_shortfilms,

Le caméraman Buster KEATON, on est tous le caméraman d'une belle, ne travaillant que pour ça pour la conquérir, oui cette merveille je la prends sur mon île, une oeuvre d'art.

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 Zibeline Tang, Murat

Le mot amitié c’est un peu aimer à moitié, je lui préfère Amour, la seule passion qui puisse être intéressante vers une personne que l’on aime. En Météorologie il n’existe que deux saisons, le Solstice d’Eté et le solstice d’Hiver, chez moi dans mon tempérament c’est pareil. Le reste n'est que discours social pour justifier de cette mono existence et de ne satisfaire que d'une seule vie, d'une seule personne, et de brimer toutes nos émotions contenues par les carcans et verrous que l'on a installé dans les cerveaux afin qu'ils trouvent normal de ne plus avoir de transports et d'émotions, cette lamentable société de gestionnaire. Encore un mensonge de 1968 rien n'a changé dans les valeurs fondamentales.

, Amélie poulain, la valse longue à Sylvie

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Ursula Andress sortant de l'Onde ou bien la "Vénus" de Boticcelli,  Non Sylvie bien plus belle et plus vivante

 

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Une fille merveilleuse dotée d'une grande générosité, d'amitié, je ne lui ai vu que des qualités éminentes. Auprès de ton livre du moment "Love Etc..." oui le seul thème Sylvie qui vaille la peine dans l'existence.

Tête en l'air, Higelin

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Sylvie et François, Merci pour ta gentillesse affectueuse et de ta confiance, ta joie et ton sourire, je n'oublierai pas, vingt années ont passé, tu resteras telle que je t'ai connu, tu te souviens, je prenais des photos de tes cartes postales dans une superbe maison de l'Ile de la Cité (rachetée par le Cathare aujourd'hui) pour ton mémoire, avec Delphine qui te connaissait de l'Ecole du Louvre !

Du plus beau cadeau d'Anniversaire que l'on m'ait fait, un film "recherche François desespérement", en mai 2000, un livre que j'ai gardé, ensemble, beaucoup d'émotion, j'ai eu un choc de tout votre amour envers moi enfin tout ça m'a laissé des traçes indélébiles qui me vont droit PLANTÉ au coeur et philippe quel acteur et monteur, Le FILM à la Buster Keaton en Super 8 et Bande son ci dessous durée 9 minutes.

https://drive.google.com/file/d/0B-uVrZ2C9AiEVFRELUx1ZE5HQlk/view?usp=sharing

RECHERCHE FRANCOIS DESESPEREMENT

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Sylvie, Delphine et François, 2005, Atelier du Ventre de la Baleine, le départ de l'artiste, merci Laurent pour cette belle photo.

 

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Sylvie, Delphine et François, Atelier du Ventre de la Baleine, le départ de l’artiste avec beaucoup d’émotion, vers des terres plus lointaines, tu nous a annoncé ce jours là ton choix de rentrer dans les Ordres, appelé par Dieu auprès de Marie, quel plus bel appel, comment ne pas être sensible à la démarche de l’artiste qui poursuit sa quête insensée et magnifique, courageuse, on a été impressionné crois moi avec Sylvie, les larmes aussi en revenant du jour de ton mariage avec Dieu, on perdait quelqu’un malgré tout, enlevé par un autre bien trop puissant que l’on puisse t’arrêter, et pourquoi t’empêcher ton droit au bonheur selon tes critères, si tu me connais mon coté libertaire m’a répugner à cet enfermement pour moi impossible, je te voyais heureuse et ça ça n’a pas de prix, et notre belle amitié se poursuivra au-delà ailleurs, dans ces mondes que l’on dit infini et heureux. De mon coté je poursuis l’amour d’une autre façon, le critère de la beauté Humaine comme enveloppe m’a toujours séduit, et ne me lasse pas, tu le sais  je ne suis pas fier de cette association physique à l’Amour systématique, mais j’aimais devoir toucher, ou regarder ces corps là, il faut de la réciprocité dans l’attraction physique même si l’âme et l’esprit sont bien présent, tout cela est compliqué, le drame humain. Chacun de nous cherchait quelque chose que ce soit toi, Sylvie ou bien moi, on aurait bien pu s’arranger à trois mais chacun a prit sa route, Sylvie à des enfants maintenant et un Copain très bien Laurent, Philippe était un type génial aussi drôle, on se voit dans le miroir de tout ça, un peu par ci un peu par là, un morceau dans tous ces corps quand même, morceaux d’âme insérés on ne sait comment dans la peau de chacun de nous, j’aime à penser qu’il y ait une part de nous, une mémoire invincible qui hurle tous les amours possibles et ces formes aussi multiples que l’Arc en Ciel, dans las pores de nos fragiles peaux d’homme, tu es appelé par Dieu, ce qui ne te dédouanes pas de notre questionnement en cela, pour moi tu reste l’Artiste que j’ai rencontré, et ton beau voyage continu avec nous dans chacune de tes molécules de vie dédiée à Dieu et à nous parfois Sylvie et moi, trilogie spéciale et magnifique que je ne saurai décrire sans les larmes aux yeux, tu sais que je suis le dernier « Montagnon »  avec ce nom selon les règles de la loi Républicaine et c’est aussi pour cette apparente non descendance que je me dois de témoigner de tout ce qui a constituer mon Amour dans ma vie terrestre que nul ne témoignera, alors je me distribue les cartes en espérant que vous deux aient mémoire de ce gars là un peu poète un peu je ne sais quoi, qui vous faisait rire aussi, oui je vous ai aimé toutes les deux chacune de façon différente mais selon tes nouvelles règles il s’agissait d’une même et unique substance qui se manifestait sur une apparition différente. Voilà que je verse des larmes en écrivant ceci, je me dois quelques excuses de t’avoir peinée gravement ici ou là par manque de sensibilité ou rudesse de mon esprit si violent parfois dans les mots, un jour dans un train tu as pleuré par ma faute et je me repends de cette infamie, toute une histoire, Sylvie su nous remettre sur les bons rails, je me demande si ce n’est pas elle qui est la fameuse forme de Marie que tu pratiques, elle aussi, avait tant d’amour à donner comme toi, chacun de nous essaie de le transformer à sa façon mais nous sommes assurément frères et soeurs d’Âmes pour l’Eternité, enfin j’espère vous revoir Ad-vitam Aeternam, comme autrefois sans pleurer avec notre sourire et de refaire les moments unique que l’on a vécu si particuliers, je ne peux mettre que le mot Amour à tout ça

L'âme des poètes, Trenet arrangement Manset

Ciao Pantin !

Bon voyage Delphine vers l'inconnu, un voyage dans une autre dimension, "Temps X" rappelle-toi..., à la santé de nos rires sans fin, et entreprises de toutes sortes et incalculables sans jamais céder à la facilité, sous le signe indien Poésie, l'Art dans la noblesse et avec le dessous de l'Iceberg, enfin une véritable Artiste qui expérimente sans peur des territoires inconnus comme tout bon Voyageur de notre Temps humain, je voudrais bien parler de notre philosophie, et la vision parfois contradictoire que nous avions, mais finalement notre démarche différente vers un but commun une certaine connaissance de la dimension sensible à toute chose, c'est ça l'aventure d'une vie !

 

moitessier tahiti assis tailleur

Bernard Moitessier Le Poète-Navigateur ayant réalisé Un tour et demi du monde à la voile en 1968-1969 pour le Sunday-Time, lorsqu’il rédigea son « Tamata et l’Alliance » sa dernière biographie, il résidait à Meudon chez sa nouvelle amie Véronique, un ami et photographe lui signala que la femme de Louis-Ferdinand Destouche habitait pas loin, avait adoré son bouquin « « la longue route » désirait le rencontrer, lui bof, pas chaud, ce qui le convainc fut de dire que Céline parlait aussi des hommes, ces chimpanzés à peine tombés de l’arbre, ah oui il en fut d’accord, le rendez-vous fût fixé et c’est avec un petit bouquet de fleurs qu’il vint voir la veuve du célèbre écrivain, qui sur certain point se rapprochait de lui, son voyage et lui sa longue route se mêlaient ce jour là, mais la gentillesse de cette femme le toucha, lui le bel athlète des tropiques et son sourire généreux.

FRANCOIS-ANTILLES-CHAPEAUleger gaussien

  Route de terre, Manset

enfant devant la maison thanonTriangle d'Or, enfant dans la jungle, 1996

Je ne saurai caractériser notre relation tellement atypique, il y eut de tout durant ces années, sans ennui jamais et un grand respect mutuel pour ce qu’on était chacun en tant qu’individu particulier que ce soit la dèche ou les exploits comme ton reportage dans « Racines et des Ailes » sur les peintres du Louvre, on te reconnaissait dans la rue, ça te faisait rire, mais tu restais modeste comme toujours, et notre reportage sur FR3 Paris IDF, après l’Exposition au « Ventre de la Baleine », notre Exposition à Versailles, « Galerie des Carrés », l’interview de cette journaliste, c’est ton autre copain qui avait raflé la mise, enfin tout ça nous à jamais séparé, la grande rigolade à chaque fois, l'Humour de l'existence avec ses hauts et ses bas, tu te souviens de ce plan de métro à Stalingrad, un gars avait pris soin d’indiquer à renfort de grand cercle noir les principaux lieux de vente de drogue , ici cocaïne, la heroine etc…, merci de t’avoir rencontré et d’avoir insisté ,tu n’as pas lâché l’affaire avec moi malgré ton accent à couper au couteau, moi tiède mais on avait un exposé ensemble à terminer, non mais franchement je ne pipais pas un mot et tes expressions Biterroises qui me laissaient sans voix. Bon tu m'as fait l'honneur tout comme Sylvie, de partager aussi ta famille sympathique qui comptait beaucoup à tes yeux.

Delphine et son tableau163 RETOUCHE REDUX

expo vernissage-Sylvie-François-MONTAGNON THANON

Lors de l'Exposition de Delphine au Cloître des Billettes, à Paris Saint-Paul bien des années après, mars 2012 Sœur Thérèse Benoîte (anciennement Delphine Barat) présentera ses œuvres lors de l’exposition :"Appelés des ténèbres à son admirable lumière"

L'ami oublié, Branduardi

...encore le rêveur surpris en pleine téléportation vers où, une île, un visage, une silhouettte de femme dans la rue, courbe harmonieuse, une senteur retrouvée, un parfum croisé à l'instant, une émotion passée, la mer, les montagnes, il repasse une séquence de quelques minutes avant seulement, où bien est-ce un message silencieux, le bébé Solal, Soleil attiré par le rendez-vous avec la Lune, semble y être sensible à ce poète au cou d’oiseau François, vieillit mais frêle comme au premier jour, si loin et si près de Sylvie toujours inscrite à sa mémoire son patrimoine tatoué, de douceur et de bonté, même si elle aussi dans son beau rêve maternelle ou nul homme n’a plus accès jamais, verrouillé de l’intérieur.

Les petits flots d’M
Petit coquillage est parti pour le large
Aventures immenses, Ors d’espérance
Deux êtres veillent, souffle léger
Une moindre risée suffit à le pousser
Plume fragile, sur une mer lissée
Les doigts posés de chaque coté
Les ans passés, vaisseau d’éternité


François le VII-I-MMVIII

Bertrand Belin, Hypernuit

francois aux prises ciel284 retouche redux

La femme et le Pantin, Pierre Louÿs, François se débattant face au ciel !

Avec les années je me suis rendu compte que j'étais assez proche de la pensée des Stoïciens romains naturellement, notamment Senèque avec ses Lettres à Lucilius, Apprendre à vivre, étonnant la clarté d'esprit en 62 après J-.C, tout y est consigné avec aisance et sagesse. Le Chistiannisme secte montante n'a pas encore ses effets dans la pensée.

Capture d’écran 2015-10-29 à 14

 et Aphrodite encore de Pierre Louÿs, roman d'amour total et élégant qui se déroule sous l'Antiquité ou l'esthétique du corps y est valorisé et le coup de foudre et la passion poussés à leur paroxysme, magnifique.

Oh mon amour avons nous fait le tour de l'île ?

J’ai bien conscience qu’en parlant de tout ça avec le « Je » n’est pas dans la représentation intellectuelle qui m’a été enseignée, plutôt le secret en ce qui concerne les sentiments personnels, donc je la dépasse en apportant ma manière de transmettre, une certaine forme qui ne se plie pas à la culture consensuelle, je ne suis pas baptisé ce qui me libère aussi de tas de rituels.

Ma seule révolte est la contemplation du monde, rester Vigilant, résister pour exister sans se dissoudre dans l’absorption mécanique des us et coutumes de la technologie, nouveaux rituels, nouvelle religion de la production et de l’action à tout prix, valorisant l’agitation sans intelligence, notre monde n’a jamais changé depuis des milliers d’années et cette apparence trompe seulement les esprits simples. FM Novembre 2015
Rimbaud plus jamais ne sera, Manset 2015

moine nong khaiLe bac pour la traversée du Mékong, rencontre improbable entre l’un si sensible se solarise depuis l’enfance partout où la terre semble trempée de spiritualité et de vérité, pellicule vivante, ausculte sa petite pièce de puzzle vue du ciel avant l’atterrissage, les côtes dessinées, les rizières avec ses charrues et zébus, bout de terre tropicale asiatique dont la mer forme un ventre uterin, qui s'ouvre sur les îles de la Sonde, les Philippines, l'Indonésie, Malaysie et autre Nouvelle guinée, Bornéo, l’autre un être de la plus extraordinaire lumière qui soit, surgissant de l’intérieur par je ne sais quelle matière merveilleuse, apaisante.

Les îles de la sonde, Manset

moine nongkhai

françois devant bouddha-RETOUCHE reduxNong-Khaï

françois-enfants VENTIANE-RETOUCHE

Vientiane, Laos 1998

Matrice, Manset

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Sieste-ecole

La merveilleuse et la déesse TAI ORATAÏ de passage en concert à Paris le 24 juin 2012, qui me laisse les larmes aux yeux chaque fois, la plus belle voix que je connaisse https://www.youtube.com/watch?v=tbVhSh2AnzU&list=PLDF4575CD19934505

La dernière chose que je veux entendre, je l'emmène pour mon tombeau de poussière, le seul univers respectable dans lequel je veux baigner.

 

tai oratai paris 2012

Les rendez-vous d'automne, manset

https://www.youtube.com/watch?v=2Z9042WvNvY

2-COUV-LE-DOIGT-DU-THERAVADA-FRANÇOIS-MONTAGNON-LIBRINOVA-2

Disponible ici, livre de Textes et poésies, au cours de voyages, en 2016  aux Editions Librinova,

"Le doigt du Theravada" et autres publications de François Montagnon .https://www.librinova.com/librairie/result?search_id_thema=&search_id_themb=&search_best=&search_date=&search_top=&search_text=montagnon

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